Christelle Morançais, 42 ans, a été élue jeudi présidente (LR) de la région Pays de la Loire, succédant ainsi au sénateur (Les Républicains) Bruno Retailleau, démissionnaire en raison de la loi sur le non-cumul des mandats.
Seule candidate, Mme Morançais, qui était vice-présidente en charge de l'emploi, de l'apprentissage, de la formation professionnelle et de l'insertion, a été élue avec 53 voix. 39 conseillers régionaux ont glissé un bulletin blanc ou nul.
Longuement applaudie par la droite et le centre, la nouvelle présidente de la région a adressé ses premiers mots à son prédécesseur, Bruno Retailleau, qu'elle a remercié de sa "confiance", qui lui donne "un devoir de combativité".
"Chacun sait ce que tu nous as donné. Je sais que ta décision a été un déchirement", a déclaré Mme Morançais.
Christelle Morançais au côté de François Fillon (c) et du sénateur de la Vendée Bruno Retailleau, lors d'un meeting au Mans dans la Sarthe, le 30 novembre 2015
AFP/Archives
Un des fidèles de François Fillon pendant la campagne des présidentielles, Bruno Retailleau avait été élu à la tête des Pays de la Loire en décembre 2015. Il avait annoncé le 8 septembre qu'il cédait la présidence de la région pour conserver son siège de sénateur de la Vendée, où il est élu depuis 30 ans, un choix décrié par l'opposition régionale.
M. Retailleau, réélu depuis président du groupe LR au Sénat, avait alors indiqué son souhait de transmettre les responsabilités à Christelle Morançais, une dirigeante d'entreprise qui avait été tête de liste aux dernières élections régionales dans la Sarthe, et candidate aux législatives de juin.
Mme Morançais s'est voulue rassurante jeudi, affirmant que "le cap fixé en 2015, le changement de capitaine ne doit pas nous en faire dévier".
"Ceux qui m'ont précédée ont été des combattants. Ils ont fait exister les Pays de la Loire. Je me battrai pour les Pays de la Loire, de toutes mes forces et mon coeur", a-t-elle assuré.
Elle a également d'emblée réaffirmé la position de la région en faveur du projet controversé d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes, et demandé l'évacuation de la ZAD, la zone dédiée au projet, occupée par 200 à 300 personnes.
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