Christian Jacob dénonce la « trahison » de ceux qui s’allient à En Marche
Le député Christian Jacob, favori dans la course à la présidence du parti Les Républicains, a dénoncé samedi la "trahison" des...

Christian Jacob dénonce la « trahison » de ceux qui s’allient à En Marche

Le député Christian Jacob, favori dans la course à la présidence du parti Les Républicains, a dénoncé samedi la "trahison" des...
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Le député Christian Jacob, favori dans la course à la présidence du parti Les Républicains, a dénoncé samedi la "trahison" des élus partis à En Marche et plaidé pour un travail "d'équipe".

"Au milieu du gué, ceux qui faisaient campagne sous nos couleurs basculent dans l'autre camp. Jamais on n'avait connu ce niveau de trahison", a dénoncé l'élu de Seine-et-Marne devant l'université d'été de LR à La Baule.

"Partout où on a gagné, on a gagné dans le rassemblement", a-t-il insisté.

Mais "notre ADN n'est pas de passer des accords de boutiquiers", a ajouté Christian Jacob, qui a redit son opposition "sans ambiguïté" à ces alliances, qui feraient perdre LR aux élections sénatoriales puis aux départementales et régionales.

Il s'est dit en revanche "parfaitement conscient" que "ce n'est jamais un état-major" qui concevait les listes pour les municipales.

Plusieurs ténors du parti ne sont pas venus à La Baule, alors que d'autres ont quitté le parti ou sont tentés de s'allier avec En Marche aux municipales. La présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse, qui a claqué la porte de LR en juin après la débâcle des européennes (8,48%), organise sa propre rentrée le même jour en Corrèze.

Pour autant "il ne faut pas se rétrécir, se recroqueviller, il faut voir grand", a plaidé M. Jacob en expliquant qu'"on gagne en équipe". Il a rappelé que le RPR, devenu UMP puis LR, "c'était un rassemblement pour la République", avec Philippe Séguin et Charles Pasqua mais aussi Alain Juppé, "chacun avec leur sensibilité".

Son concurrent le député de l'Yonne Guillaume Larrivé a critiqué ceux "qui ont pris des chemins de traverse" ou sont allés "prendre le bon air de la Corrèze" pour "bénéficier le jour venu de nos militants, de notre réseau d'élus".

Ce tenant d'une ligne "nationale et libérale" a souhaité "transformer" LR en "parti de la nation et de la liberté, c'est-à-dire (en) parti de la France libre", désireux d'"arrêter l'immigration de masse" et de "lutter contre l'islamisation".

Au nom du "gaullisme" qui n'est pour lui "compatible ni avec la collusion, ni avec le renoncement", le troisième candidat dans cette course, le député du Vaucluse Julie Aubert a défendu un parti de "droite forte" et "populaire".

"La réponse (à la crise que traverse LR) est dans l'audace et l'enracinement", a-t-il déclaré, invitant les militants "au sursaut, au combat, à la grande clarification" face au "marionisme" de Marion Maréchal, ancienne députée FN de son département, et au "macronisme, qui ont un point commun, l’ambiguïté".

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