Christiane Taubira remporte la Primaire populaire
L’ancienne garde des Sceaux est la candidate plébiscitée par la primaire populaire, avec une mention « bien plus ». Un exercice inédit à gauche auquel les partis traditionnels (PS, EELV, LFI) n’adhèrent pas. Une consultation hors partis donc qui compte près d’un demi-million d’inscrits et 392 738 votants. Les sympathisants ont placé Yannick Jadot en deuxième position, suivi du leader de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon.

Christiane Taubira remporte la Primaire populaire

L’ancienne garde des Sceaux est la candidate plébiscitée par la primaire populaire, avec une mention « bien plus ». Un exercice inédit à gauche auquel les partis traditionnels (PS, EELV, LFI) n’adhèrent pas. Une consultation hors partis donc qui compte près d’un demi-million d’inscrits et 392 738 votants. Les sympathisants ont placé Yannick Jadot en deuxième position, suivi du leader de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon.
Public Sénat

Par Héléna Berkaoui

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

« Merci à vous, merci pour cette confiance […] Je ressens le poids de cette confiance. » Scène de liesse au Point éphémère (Paris, 10e) où Christiane Taubira a réuni ses soutiens, dimanche 30 janvier. L’ancienne garde des Sceaux arrive en tête de la primaire populaire avec une mention « bien plus ». Comprendre : « 67 % des votants et votantes ont jugé sa candidature au moins « Bien » pour faire gagner l’écologie et la justice sociale ».

Cette consultation inédite a réuni 467 000 inscrits, le taux de participation s’élevant à 84,1 %, soit 392 738 votants. Un nombre de votants supérieur à celui de la primaire des écologistes ou à celui du congrès des LR.

Reste que cette consultation visant à désigner le candidat de la gauche n’est pas reconnue par les partis traditionnels (PS, EELV, LFI). Étrangeté : les principaux candidats de gauche ont tout de même eu leur place dans cette primaire grâce, ou à cause, d’un système d’investiture populaire. Des candidats malgré eux qui ont indiqué qu’ils ne reconnaîtraient pas les résultats de cette primaire. 

Yannick Jadot et Jean-Luc Mélenchon arrivent respectivement 2e et 3e

Comme à l’école, les candidats ont été notés. En deuxième position on retrouve le candidat d’EELV, Yannick Jadot, qui décroche une mention « assez bien plus ». Le leader de la France insoumise se place en troisième position avec une mention « assez bien moins ».

Lire aussi. La Primaire Populaire : comment ça marche ?

L’eurodéputé, Pierre Larrouturou, arrive 4e avec une mention « passable plus ». Le porte-parole de Nouvelle donne, devance ainsi la candidate du Parti socialiste, Anne Hidalgo, qui écope, elle aussi d’une mention « passable.

Moins connue du grand public, Charlotte Marchandise - candidate en 2017 à la Primaire.org, - arrive 6e avec une mention « passable moins ». Enfin, la militante pour le climat, Anna Agueb-Porterie, se place dernière avec une mention « insuffisant ».

Chacun des candidats à la Primaire populaire a été évalué par les votants qui leur ont attribué ces fameuses mentions. (Voir le tableau d’évaluation ci-dessous).

capture_decran_2022-01-30_a_20.36.00.png
La primaire populaire

Christiane Taubira en appelle « aux socialistes, aux écologistes, aux communistes »

La gagnante de la Primaire populaire en appelle aux forces politiques de gauche et à leurs sympathisants pour l’union de la gauche. « Je prendrai l’initiative d’appeler les autres candidats », s’est-elle engagée devant ses soutiens. Un discours lyrique, comme elle en est coutumière, où elle a appuyé sur la nécessité de l’union de la gauche.

« Nous n’avons pas le droit d’abandonner nos idéaux. Nous devons trouver un chemin de façon à rassembler les gauches et leurs sensibilités », a-t-elle déclaré. Une gageure quand on sait l’accueil glacial qu’a reçu cette primaire chez les candidats de gauche. « Je sais leur réticence, je sais aussi leur sens de l’intérêt général », a, en ce sens, affirmé Christiane Taubira.

 

Partager cet article

Dans la même thématique

France Politics
9min

Politique

[Série 2/4] Macron et le Sénat, 10 ans de relations : avec l’affaire Benalla, le temps du contre-pouvoir

Le Sénat et Emmanuel Macron. 10 ans d’une relation tumultueuse, faite de moments électriques, de réchauffement, de pragmatisme et d’attaques. Une décennie de vie politique et parlementaire, sur laquelle publicsenat.fr revient cet été. Avec l’affaire Benalla, le Sénat s’érige en contre-pouvoir du macronisme triomphant. Une forme de revanche, qui va créer des moments de fortes tensions entre l’exécutif et la majorité sénatoriale. Le Sénat va jouer à fond son rôle de contrôle, avec une conception plus anglo-saxonne des commissions d’enquête.

Le

Heat wave at Ehpad in Bordeaux
3min

Politique

Ehpad : « Ça s’est un peu amélioré, mais on est loin du compte. » alerte la sénatrice Anne Souryis

Le placement de personnes âgées en Ephad est toujours une étape redoutée par les familles. Les principaux intéressés ne veulent pas quitter leur domicile et l’entourage craint toujours une mauvaise prise en charge. Des craintes amplifiées depuis l’enquête de Victor Castanet dans son livre « Les Fossoyeurs » en 2022 qui a révélé un système privilégiant le rendement au détriment du bien être des patients. Depuis, les politiques se sont emparés du sujet, mais les moyens déployés sont-ils suffisants ? La prise en charge s’est-elle améliorée ? Et quelles sont les alternatives ? La sénatrice écologiste Anne Souyris et le gériatre Jean-Pierre Aquino en débattent dans l’émission Et la santé, ça va ? présentée par Axel de Tarlé.

Le

Christiane Taubira remporte la Primaire populaire
5min

Politique

Ingérences étrangères : « Depuis les années 2010, aucun rendez-vous électoral n’a été épargné »

A l’heure de la manipulation des algorithmes et du recours croissant à l’intelligence artificielle sur les plateformes numériques, des experts alertent le Sénat sur la multiplication d’ingérences d’origine étrangères en Europe. Avec pour objectif de déstabiliser les périodes électorales, à coups de désinformation et d‘altération de la confiance envers les institutions.

Le

Macron Sénat 1 ok
9min

Politique

[Série 1/4] Macron et le Sénat, 10 ans de relations : un début constructif, avant la montée des tensions

Le Sénat et Emmanuel Macron. Bientôt 10 ans d’une relation tumultueuse, faite de moments électriques, de réchauffement, de pragmatisme et d’attaques. Une décennie de vie politique et parlementaire, sur laquelle publicsenat.fr revient cet été. Après des débuts plutôt bienveillants, la relation va vite se tendre sur les collectivités, avant qu’elle ne se dégrade sur le projet de réforme constitutionnelle, qui finira enterré.

Le