Chute du gouvernement Barnier : « Je peux attester qu’à aucun moment le Président de la République n’a dit que le gouvernement allait tomber », assure François Patriat
Le chef des sénateurs macronistes, François Patriat a tenu à démentir les propos attribués à Emmanuel Macron par Le Parisien sur une éventuelle chute du gouvernement à l’occasion de l’examen des différents textes budgétaires.
« Je vais démentir aussi parce que j’y étais. » Alors que Le Parisien rapporte qu’Emmanuel Macron aurait prédit une chute du gouvernement de Michel Barnier à l’occasion de l’examen des différents textes budgétaires, François Patriat, président du groupe Renaissance dément catégoriquement. C’est à l’occasion de la remise des insignes de la médaille de commandeur de la Légion d’honneur à Élisabeth Borne que le chef de l’Etat aurait tenu ces propos.
Participant à la cérémonie, François Patriat a tenu à clarifier ces informations. Ce dernier évoque une « réunion un peu intime » autour d’une trentaine de personnes à la suite de laquelle le chef de l’Etat a glissé quelques mots. « Je peux attester qu’à aucun moment le Président de la République n’a dit que le gouvernement allait tomber. Il a dit : “Il faut que l’on trouve les équilibres” et “attention ne revenons pas sur ce qui a fait notre force politique”, mais jamais, à aucun moment que le gouvernement allait tomber », affirme le président du groupe macroniste au Sénat.
Rapidement, l’Elysée avait démenti les propos attribués à Emmanuel Macron assurant que « le Président de la République n’est pas un commentateur de l’actualité politique ».
La bataille pour la Métropole de Lyon attire moins les projecteurs que le duel entre Grégory Doucet et Jean-Michel Aulas, pourtant les enjeux peuvent être plus importants encore, et le scrutin plus serré. À cause d’un mode de scrutin opaque, les résultats sont plus difficiles à déchiffrer, mais une issue sans majorité stable au conseil métropolitain est tout à fait envisageable.
La réforme du mode de scrutin instaurée par la loi Paris Lyon Marseille (PLM), longtemps défendue par Rachida Dati, devait rebattre les cartes des élections municipales dans la capitale. Pourtant, les premiers résultats du scrutin de 2026 indiquent que cette évolution institutionnelle ne modifie pas, dans l’immédiat, les équilibres politiques parisiens, même si des écarts peuvent apparaître entre les votes dans les arrondissements et celui pour la mairie centrale. Si la maire du 7ᵉ arrondissement remporte aisément son fief, les rapports de force à l’échelle de l’Hôtel de Ville demeurent, pour l’heure, défavorables à la droite.
Grenoble, Toulouse, Lyon ou encore Paris, les résultats du premier tour ont réservé quelques surprises. Pour autant, faut-il pointer du doigt les instituts de sondage ?
La France insoumise a réussi à convertir ses résultats nationaux en ancrage local dans des proportions inattendues au premier tour, sécurisant déjà la victoire à Saint-Denis et Roubaix. Deux prises spectaculaires qui consacrent sa stratégie de conquête des quartiers populaires. Mais qui masquent des résultats plus contrastés par ailleurs en banlieue face aux sortants PS et PCF, souvent installés confortablement en tête avant le second tour.