Circulaire pour les municipales : Fesneau veut couper court à la thèse de la «manœuvre»
Le ministre chargé des Relations avec le Parlement, Marc Fesneau, a répondu aux critiques des oppositions, révoltées par l’absence d’étiquette politique pour les listes des communes de moins de 9 000 habitants, lors des prochaines élections municipales.

Circulaire pour les municipales : Fesneau veut couper court à la thèse de la «manœuvre»

Le ministre chargé des Relations avec le Parlement, Marc Fesneau, a répondu aux critiques des oppositions, révoltées par l’absence d’étiquette politique pour les listes des communes de moins de 9 000 habitants, lors des prochaines élections municipales.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Quel est l’intérêt de cette manipulation ? » Marc Fesneau, sur le plateau d’Audition publique, le grand rendez-vous hebdomadaire des deux chaînes parlementaires en partenariat avec Le Figaro, peine à comprendre le procès instruit par les différentes oppositions à une circulaire envoyée par le ministère de l’Intérieur dans les préfectures. Instruction est donnée de préciser les nuances politiques des candidats uniquement dans les communes de plus de 9 000 habitants (voir notre article).

Certains, comme le vice-président de l’Association des maires de France, le socialiste André Laignel, y voient une « médiocre manœuvre politique » pour tenter de masquer le score qui s’annonce mauvais, selon lui, pour la toute jeune République en marche. « J’ai plutôt croisé des élus locaux qui n’aimaient pas qu’on les étiquette », rétorque Marc Fesneau, prenant l’exemple de sa commune. « J’étais maire d’une commune de 700 habitants. Tout le monde savait que j’étais au MoDem et je n’aimais pas qu’on dise que la commune de Marchenoir est gagnée par le MoDem parce que dans les 14 autres colistiers que j’avais, ils n’étaient pas au MoDem. »

Le ministre ajoute que les villes non concernées par le nuançage électoral ne sont même pas de gros enjeux pour la lecture des élections municipales de mars 2020 à l’échelle nationale. « Sur quoi vous allez baser la réussite électorale des uns ou des autres aux élections ? Sur les villes de plus de 10.000 habitants. Il faut dire les choses comme elles sont. Quelle est la préfecture ou pas qui bascule de tel camp à tel autre. » Et de conclure : « C’est faire un mauvais grief que cette affaire-là ! »

Partager cet article

Dans la même thématique

France Simone Veil
9min

Politique

Bernadette Chirac, l’ancienne Première dame, est morte à 93 ans 

L’épouse du président Jacques Chirac, lui-même disparu en 2019, est morte vendredi 5 juin dans la soirée à 93 ans, annonce sa fille Claude à l’AFP. L’ancienne Première dame qui a progressivement pris la lumière durant les années passées à l’Elysée, a aussi mené une longue carrière d’élue locale, d’abord dans l’ombre de son mari, puis de manière indépendante.

Le

France Missing Girl
7min

Politique

Affaire Lyhanna : « Il y a une chaîne judiciaire qui n’a pas fonctionné, c’est assez accablant », affirme Isabelle Florennes

Depuis les révélations autour du profil de Jérôme Barella mis en examen pour enlèvement et séquestration de Lhyanna dans le Gers le 29 mai, la classe politique jusqu’à Emmanuel Macron pointe les failles de la justice. Les sénateurs attendent que les résultats de l’enquête administrative diligentée par le gouvernement leur soient présentés dans les semaines à venir.

Le

PARIS Gerald Darmanin place Vendome
4min

Politique

Affaire Lyhanna : que dit la circulaire de Gérald Darmanin de 2025 ?

Une semaine après la disparition de la jeune Lyhanna à Fleurance, Gérald Darmanin dénonce les « dysfonctionnements » de l’État dans le suivi du principal suspect, actuellement mis en examen. Le ministre de la Justice fait notamment référence à sa circulaire de politique pénale générale, envoyée en janvier 2025, où il appelait au « traitement prioritaire » des violences sur enfants. Celle-ci n’aurait pas été respectée.

Le