Claude Malhuret plaide pour un gouvernement de « front républicain », « de la droite républicaine à la gauche de gouvernement »
Le président du groupe des Indépendants au Sénat se veut optimiste sur la possibilité de sortir de l’impasse politique. « Cela fait 66 ans que la Vème République dure, elle devrait pouvoir passer ce cap aussi », estime-t-il.
Pour Claude Malhuret, président du groupe des Indépendants au Sénat, le Nouveau Front populaire, sorti en tête du second tour des élections législatives, ne pourra pas gouverner. « Le Nouveau Front populaire a permis à la gauche de sauver des sièges, mais en même temps il la livre à sa frange la plus radicale dont le but n’est pas de gouverner mais de rendre le pays ingouvernable », affirme-t-il.
Le sénateur plaide ainsi pour la constitution d’un gouvernement autour d’un bloc central, qu’il nomme « front républicain », allant « de la droite républicaine à la gauche de gouvernement ». « La sagesse consiste aujourd’hui à sortir de l’impasse en se mettant d’accord sur le pacte d’action législative, et il semble qu’on commence à discuter de cela », se félicite Claude Malhuret. À l’Assemblée nationale, des négociations semblent en effet se dessiner entre députés macronistes et Les Républicains autour de la question de l’attribution des postes clés au Palais Bourbon.
Pour le moment, le pays reste « dans une situation d’impasse », affirme le sénateur, qui se veut pour autant optimiste : « Aujourd’hui cela nous surprend, mais je ne crois pas qu’il faille que cela nous inquiète. Il va falloir apprendre à gérer un système qui n’est pas celui que nous avons connu depuis le début de la Vème République ». « Cela fait 66 ans que la Vème République dure, elle devrait pouvoir passer ce cap aussi », conclu-t-il, alors que des voix s’élèvent notamment à gauche pour demander une profonde réflexion sur nos institutions.
Le Parti socialiste, qui détient plusieurs grandes villes, à commencer par Paris, où « ça va être chaud », présente 2500 listes pour les élections municipales. Uni avec les Ecologistes dans plusieurs communes, le parti fait face aux listes LFI, qui attaquent les socialistes sans hésiter. Au-delà de l’enjeu de conserver ses villes et quelques gains possibles, à Saint-Etienne ou Amiens, le numéro 2 du PS, Pierre Jouvet, espère montrer avec le scrutin « la possibilité de construire l’alternative politique dans le pays ».
En tenailles entre l’érosion du vote LR dans les grandes villes et le spectre d’une « union des droites » portée par le RN, le parti de Bruno Retaileau mise sur son solide maillage territorial pour résister lors du scrutin des 15 et 22 mars prochains. LR pourrait toutefois créer la surprise à Nantes et Besançon. Surtout, la droite caresse l’espoir d’un basculement historique à Paris avec Rachida Dati.
Pour les élections municipales, les enjeux sont multiples. Les LR et le PS tentent de conserver leurs nombreuses villes moyennes, pour la droite, ou grandes, pour la gauche et les écolos, avec une élection cruciale à Paris, que vise Rachida Dati. Pour le RN et LFI, qui partent de loin, il s’agit de renforcer l’implantation locale. Le parti d’extrême droite vise Toulon et rêve de gagner Marseille. Horizons essaie de garder ses grands maires. Et pour Renaissance, ce sera à nouveau un scrutin difficile. Le scrutin du 15 et 22 mars devrait réserver quelques surprises.
En réaction aux bombardements israélo-américains, l’Iran a bloqué le détroit très stratégique d'Ormuz. Plus de 20 % des stocks de pétrole mondiaux y transitent par bateaux, entraînant une flambée du prix des carburants à travers le monde. Invité dans l’émission Bonjour chez vous, le ministre délégué chargé de l’Industrie, Sébastien Martin, a tenu à balayer les inquiétudes des particuliers et des professionnels.