Claude Malhuret plaide pour un gouvernement de « front républicain », « de la droite républicaine à la gauche de gouvernement »
Le président du groupe des Indépendants au Sénat se veut optimiste sur la possibilité de sortir de l’impasse politique. « Cela fait 66 ans que la Vème République dure, elle devrait pouvoir passer ce cap aussi », estime-t-il.
Pour Claude Malhuret, président du groupe des Indépendants au Sénat, le Nouveau Front populaire, sorti en tête du second tour des élections législatives, ne pourra pas gouverner. « Le Nouveau Front populaire a permis à la gauche de sauver des sièges, mais en même temps il la livre à sa frange la plus radicale dont le but n’est pas de gouverner mais de rendre le pays ingouvernable », affirme-t-il.
Le sénateur plaide ainsi pour la constitution d’un gouvernement autour d’un bloc central, qu’il nomme « front républicain », allant « de la droite républicaine à la gauche de gouvernement ». « La sagesse consiste aujourd’hui à sortir de l’impasse en se mettant d’accord sur le pacte d’action législative, et il semble qu’on commence à discuter de cela », se félicite Claude Malhuret. À l’Assemblée nationale, des négociations semblent en effet se dessiner entre députés macronistes et Les Républicains autour de la question de l’attribution des postes clés au Palais Bourbon.
Pour le moment, le pays reste « dans une situation d’impasse », affirme le sénateur, qui se veut pour autant optimiste : « Aujourd’hui cela nous surprend, mais je ne crois pas qu’il faille que cela nous inquiète. Il va falloir apprendre à gérer un système qui n’est pas celui que nous avons connu depuis le début de la Vème République ». « Cela fait 66 ans que la Vème République dure, elle devrait pouvoir passer ce cap aussi », conclu-t-il, alors que des voix s’élèvent notamment à gauche pour demander une profonde réflexion sur nos institutions.
La chroniqueuse prorusse Xenia Fedorova, ancienne patronne de la chaîne d'État russe RT en France et accusée d'être la voix du Kremlin dans des médias français, s'est vu remettre mercredi un arrêté ministériel d'expulsion, a indiqué à l'AFP la place Beauvau, confirmant une information de Libération. Selon l’AFP, cette dernière va “immédiatement former un recours” contre cet arrêté d’expulsion.
Après l’adoption de la loi sur la fin de vie par le Parlement et les multiples saisines du conseil constitutionnel, les sénateurs socialistes ont adressé leurs observations juridiques au Conseil constitutionnel. A travers leurs arguments, les sénateurs défendent le texte tel qu’il est sorti de la navette parlementaire et son respect des droits fondamentaux.
Mardi 28 juillet, dans un contexte d’incertitude autour du détroit d’Ormuz, Sébastien Lecornu a annoncé la prolongation du dispositif d’aide aux « grands rouleurs ».
C’est un chapitre méconnu de l’histoire de France : la politique menée par Michel Debré à La Réunion entre 1963 et 1988. Pendant vingt-cinq ans, l’ancien Premier ministre du général de Gaulle mettra tout en œuvre pour contenir les velléités autonomistes qui traversent l’île, notamment celles portées par les communistes réunionnais. Traumatisé par l’indépendance de l’Algérie, inquiet de la montée des mouvements anticoloniaux et frappé par la misère qui touche alors une grande partie de la population, il engage une politique volontariste de modernisation fondée sur de grands travaux, des investissements massifs mais aussi des mesures beaucoup plus contestées, comme le transfert de milliers de mineurs vers la métropole. Cette période complexe et controversée de l’histoire réunionnaise est au cœur du documentaire d’Alice Cohen, "Michel Debré et La Réunion", dérives d’une ambition républicaine à voir cet été sur Public Sénat.