Claude Malhuret, « très en colère », de la remise en question du Sénat
Au micro de Public Sénat, Claude Malhuret, président du groupe Les indépendants au Sénat, sénateur de l’Allier, réagit, après les vœux à la presse de Gérard Larcher.

Claude Malhuret, « très en colère », de la remise en question du Sénat

Au micro de Public Sénat, Claude Malhuret, président du groupe Les indépendants au Sénat, sénateur de l’Allier, réagit, après les vœux à la presse de Gérard Larcher.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Lors de ses vœux à la presse, Gérard Larcher, le président du Sénat, a expliqué qu’Emmanuel Macron lui avait confié ne pas souhaiter une fusion entre le Conseil économique et social (CESE) et le Sénat.

Claude Malhuret, président du groupe Les indépendants au Sénat et sénateur de l’Allier, a réagi au micro de Public Sénat, à cette information : « Je suis stupéfait depuis quelques semaines, de voir que revient et qu’on reparle systématiquement de la remise en cause du bicamérisme (…) Tout le monde devrait savoir qu’il n’y a pas de grands pays démocratiques, sans bicamérisme. »

Et il ajoute : « Il faut qu’il y ait une chambre qui ne soit pas élue en même temps que l’exécutif (…) Je suis très en colère du fait que l’on puisse remettre ça en question. C’est une évidence. »

Interrogé sur l’intervention du président de la République à Grand-Bourgtheroulde, dans un exercice de questions-réponses face à des maires, le sénateur de l’Allier répond : « Le symbole était fort (…) Cette rencontre, ça voulait dire : « j’ai compris, que je n’avais pas parlé aux corps intermédiaires, que je n’avais pas parlé aux élus locaux, qu’il faut aujourd’hui leur reparler ». »

« Je ne sais pas si le grand débat est sauvé, je ne sais pas s’il aboutira à des choses positives mais il est certain que c’est une aide considérable à son démarrage. Et une aide qui était nécessaire parce qu’il y avait beaucoup de scepticisme. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Questions au gouvernement Assemblee nationale
10min

Politique

« Atmosphère de putsch » au PS, où les opposants d’Olivier Faure cherchent à le mettre en minorité

Rien ne va plus au PS, où l’après municipales se transforme en règlement de compte. Le bureau national du PS en a été le cadre, avec un renversement d’alliance sur un texte. « Il y a une crise ouverte de direction du PS, car la majorité a changé et elle n’est plus celle du premier secrétaire », soutient l’ex-sénateur David Assouline. « Ça veut dire quoi mis en minorité ? » rétorque le porte-parole du PS, Arthur Delaporte, qui rappelle que le premier secrétaire est élu « jusqu’en 2028 ».

Le

Claude Malhuret, « très en colère », de la remise en question du Sénat
2min

Politique

Le sénateur LR Thierry Meignen visé par une plainte pour menaces de mort : le groupe socialiste demande au Sénat de « prendre les décisions qui s’imposent »

La journaliste Nassira El Moaddem, autrice d’un livre-enquête sur Le Blanc-Mesnil, et les Editions Stock ont déposé plainte mardi contre le sénateur et ex-maire LR de cette commune de Seine-Saint-Denis, Thierry Meignen, pour menaces de mort. Lors d’un rappel au règlement, le président du groupe socialiste, Patrick Kanner a interpellé la haute assemblée sur le sujet.

Le

Paris: Weekly session of questions to the government at the Senate
8min

Politique

Municipales 2026 : comment les résultats dessinent déjà la carte des sénatoriales de septembre

Le Sénat sera renouvelé de moitié en septembre prochain, un scrutin intimement lié à celui des municipales en raison de son corps électoral. Les nouveaux équilibres communaux permettent ainsi d’anticiper sur la future composition de la Chambre haute, entre la résistance de la droite, le recul redouté des socialistes et des écologistes, et les ambitions inédites du RN et de LFI. Décryptage.

Le