Clause Molière: gare à la « dérive nationaliste », dit Gattaz
Le numéro un du Medef, Pierre Gattaz, a dit mardi avoir un avis "mitigé" sur la "clause Molière", qui vise à imposer le français...

Clause Molière: gare à la « dérive nationaliste », dit Gattaz

Le numéro un du Medef, Pierre Gattaz, a dit mardi avoir un avis "mitigé" sur la "clause Molière", qui vise à imposer le français...
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Le numéro un du Medef, Pierre Gattaz, a dit mardi avoir un avis "mitigé" sur la "clause Molière", qui vise à imposer le français sur les chantiers de certaines régions, mettant en garde contre la "dérive nationaliste" à laquelle cela pouvait conduire.

"Il faut faire attention qu'on ne se recroqueville pas encore une fois sur nous-mêmes, sur la France, sur les Français", a déclaré M. Gattaz lors de sa conférence de presse mensuelle.

"Si nous voulons construire l'Europe, il faut être ouverts", a-t-il estimé.

La clause Molière, introduite en Ile-de-France, dans les régions Hauts-de-France, Normandie et d'Auvergne-Rhône-Alpes, est censée lutter contre la directive européenne des travailleurs détachés en imposant la langue française sur les chantiers dont la région est maître d’œuvre.

"Il faut réguler les travailleurs détachés, ce qui est fait actuellement. Il faut tout faire pour réduire la fraude, il faut améliorer l'intégration de nos salariés extérieurs à la France", a jugé le président de l'organisation patronale.

Soulignant toutefois qu'il était préférable de parler français sur les chantiers pour des raisons de "sécurité", d'"ordre" et de "communication", M. Gattaz a souligné que cela pouvait comporter des dérives "communautaire ou nationaliste".

"Vous commencez comme ça, et puis après vous commencez à faire du favoritisme, et puis ensuite vous fermez les frontières françaises, et puis vous finissez par sortir de l'euro", a-t-il averti.

Indiquant que 180.000 Français travaillaient en Europe sous le statut de travailleur détaché, il a insisté sur le fait que la France ne s'en sortirait que "grâce à l'Europe et l'euro".

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