« Clause Molière »: « sur les traces du Front national » pour Martinez
Philippe Martinez, numéro un de la CGT, a déclaré mardi que la "clause Molière", qui vise à imposer le français sur les chantiers...

« Clause Molière »: « sur les traces du Front national » pour Martinez

Philippe Martinez, numéro un de la CGT, a déclaré mardi que la "clause Molière", qui vise à imposer le français sur les chantiers...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Philippe Martinez, numéro un de la CGT, a déclaré mardi que la "clause Molière", qui vise à imposer le français sur les chantiers par certaines régions, était "plus que" populiste et allait sur "les traces du Front national".

"C'est la marche vers la préférence nationale", a-t-il regretté sur France Inter. "On suit les traces du Front national et c'est absolument scandaleux", a ajouté le secrétaire général de la CGT.

"C'est une clause purement électoraliste dans le cadre d'une campagne présidentielle", a-t-il ajouté.

Interrogé pour savoir si cette mesure était "populiste", il a répondu: "c'est plus que ça: On stigmatise les étrangers parce qu'ils ne parleraient pas assez bien français".

M. Martinez a plutôt appelé à travailler "à des règles communes en matière de protection sociale" et de sécurité. Il a donné l'exemple des appels d'offres pour les grands chantiers dans lesquels il faudrait "poser des clauses sociales qui permettraient de faire jouer la concurrence non pas sur le dumping social mais sur l'égalité sociale".

La clause Molière a été introduite en Ile-de-France, dans les régions Hauts-de-France, Normandie et d'Auvergne-Rhône-Alpes, est censée lutter contre la directive européenne des travailleurs détachés en imposant le français sur les chantiers dont la région est maître d’œuvre.

"C'est un chemin dangereux et il est même dommageable et même périlleux que ceux qui se prétendent de la droite républicaine suivent ces traces là", a insisté M. Martinez.

Partager cet article

Dans la même thématique

Le Pen ok
7min

Politique

« Il n’était pas fiable » : le départ du conseiller de Jordan Bardella, François Durvye, de la campagne de Marine Le Pen, rappelle les divergences qui traversent le RN

Le divorce entre François Durvye, conseiller éco de tendance libérale, et Marine Le Pen, en plein débat au Medef, montre que le RN connaît encore des différences de lignes internes sur l’économie. Dans l’entourage de Marine Le Pen, on assure que « Jordan Bardella n’a rien à voir là-dedans. C’est l’ego contrarié d’un haut fonctionnaire. Point ».

Le

Capture d’écran du documentaire « 39-45, les cheminots dans la résistance » de Emmanuel Roblin
3min

Politique

Les « docus de l’été » : Les cheminots français sous le nazisme, de résistants individuels à la paralysie du réseau

Instrument essentiel de la logistique en temps de guerre, les cheminots français ont très tôt mesuré l’utilité du réseau de chemins de fer pour l’ennemi. Dès 1942, et avant toute autre forme de résistance, ils ont agi pour faire dérailler la machine nazie. "39-45, les cheminots dans la résistance", un documentaire de Emmanuel Roblin à voir cet été sur Public Sénat.

Le

« Ce qui m’a surpris, c’est… » : le premier débat de la présidentielle vu par les chefs d’entreprise présents à l’université d’été du Medef
7min

Politique

« Ce qui m’a surpris, c’est… » : le premier débat de la présidentielle vu par les chefs d’entreprise présents à l’université d’été du Medef

Le premier débat de la présidentielle s’est joué ce 27 août à Paris face aux tribunes de Roland-Garros, entre sept candidats déclarés, sur des thématiques économiques chères à l’organisation patronale. Les dirigeants ou cadres que nous avons rencontrés ressortent mitigés de cet échange. Les deux anciens premiers ministres d’Emmanuel Macron, Gabriel Attal et Édouard Philippe, ont sans surprise pris l’ascendant face à ce parterre.

Le

PARIS: REF 2026, Rencontre des Entrepreneurs de France 2025 du Medef – Présidentielle 2027 : Premier débat de la campagne entre sept candidats réunis par le Medef
9min

Politique

Dette, retraites, fiscalité… que retenir du premier débat des candidats à l’élection présidentielle ?

Ce jeudi, sept candidats à la présidentielle ont tenu le premier débat de la campagne, aux journées d’été du Medef. Pendant plus de deux heures, Bruno Retailleau (les Républicains), Edouard Philippe (Horizons), Raphaël Glucksmann (Place publique), Jean-Luc Mélenchon (la France Insoumise), Marine Le Pen (Rassemblement national), Gabriel Attal (Renaissance) et Marine Tondelier (les Ecologistes) ont échangé sur le sujet de la dette publique, des retraites ou encore du coût du travail.

Le