Clichy: Pécresse défend sa présence à la manifestation contre les prières de rue
Valérie Pécresse a justifié jeudi sa présence début novembre à une manifestation d'élus contre des prières de rue à Clichy-la...

Clichy: Pécresse défend sa présence à la manifestation contre les prières de rue

Valérie Pécresse a justifié jeudi sa présence début novembre à une manifestation d'élus contre des prières de rue à Clichy-la...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Valérie Pécresse a justifié jeudi sa présence début novembre à une manifestation d'élus contre des prières de rue à Clichy-la Garenne, par la volonté de dénoncer "l'impuissance de l'Etat" face à un "rapport de force entre une association et une collectivité".

Interrogée par le groupe AES (Alternative écologiste et sociale) sur sa "présence active, aux côtés d'élus du Front national" à cette manifestation qui "participe à une instrumentalisation" et "une stigmatisation de la population musulmane", Mme Pécresse a affirmé que le sujet n'était pas la manifestation contre les prières de rue, mais "celui du silence et de l'impuissance d'un Etat chargé de l'organisation du culte, et qui refusait de prendre ses responsabilités".

"Je continuerai à être partout où j'ai le sentiment que la République recule", a-t-elle déclaré, soulignant qu'il s'agissait à Clichy "d'un rapport de force entre une association et une mairie".

"Nous n'accepterons pas qu'aujourd'hui l'espace public soit privatisé pour faire pression sur les maires", a ajouté Mme Pécresse.

Grâce à cette manifestation, "le ministre de l'Intérieur s'est réveillé. C'est réglé, c'est grâce à cette manifestation", a-t-elle affirmé.

Le 10 novembre, une centaine d'élus ceints de leur écharpe tricolore avaient tenté d'empêcher des fidèles musulmans de faire leur prière dans la rue. Ces derniers protestaient depuis mars contre la fermeture de leur lieu de culte dans le centre de Clichy, accusant le maire de ne pas leur proposer de terrain adapté pour qu'ils puissent y construire un nouveau local. Le maire faisait valoir qu'une mosquée existait déjà dans le nord de la commune et pouvait les accueillir, ce qu'ils contestent arguant qu'elle est excentrée, mal desservie par les transports en commun et trop exiguë.

Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb avait finalement affirmé que les prières de rues seraient empêchées. La situation s'est depuis normalisée à Clichy, à la suite de discussions.

Partager cet article

Dans la même thématique

ELYSEE PRESSE 1© La Famiglia
3min

Politique

« Cap sur l’Élysée » : Public Sénat lance sa série documentaire sur la présidentielle, à voir en avant-première

Public Sénat propose, en ligne dès ce 24 octobre, le premier épisode de « Cap sur l’Élysée », série documentaire inédite qui suivra la campagne présidentielle jusqu’au scrutin. Le premier épisode est disponible en intégralité sur publicsenat.fr, une semaine avant sa diffusion télévisée, le samedi 31 octobre à 21h sur le canal 8 de la TNT.

Le

MANIF FEMINISTE ANTI RASSEMBLEMENT NATIONAL
6min

Politique

Manifestation contre le RN à Orléans : un « aveu de faiblesse » pour la gauche ou un échec de la dédiabolisation de Marine Le Pen ?

20 000 à 30 000 opposants au Rassemblement national sont attendus samedi à Orléans où se tient le congrès du parti. Associations, syndicats, mais aussi responsables politiques comme Olivier Faure, Marine Tondelier ou Bally Bagayoko feront partie du cortège. Signe d’une dédiabolisation qui n’est pas encore aboutie pour le parti de Jordan Bardella et Marine Le Pen ? Ou un aveu d’impuissance de la gauche ? En 1997, une contre-manifestation avait rassemblé 50 000 personnes et les chefs de partis de gauche à Strasbourg où se tenait le congrès du Front national.

Le

7min

Politique

Pas de panier de produits sains à prix coûtant pour les consommateurs français : le texte a été rejeté par le Sénat

Jeudi, la proposition de loi déposée par les écologistes, qui entendait favoriser l’accès à une alimentation saine, a été rejetée par le Sénat. Si la nécessité de garantir l’accès aux produits de première nécessité dans un contexte inflationniste a été unanimement reconnue, plusieurs groupes politiques ont fait part de leur désaccord avec les moyens de sa mise en œuvre.

Le