Climat: à l’Assemblée, Greta Thunberg ironise face aux attaques
"Vous n'êtes pas obligés de nous écouter, nous ne sommes que des enfants après tout"... La jeune militante suédoise Greta...

Climat: à l’Assemblée, Greta Thunberg ironise face aux attaques

"Vous n'êtes pas obligés de nous écouter, nous ne sommes que des enfants après tout"... La jeune militante suédoise Greta...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

"Vous n'êtes pas obligés de nous écouter, nous ne sommes que des enfants après tout"... La jeune militante suédoise Greta Thunberg a répondu mardi par l'ironie aux attaques mettant en cause sa légitimité à incarner le combat contre le réchauffement climatique.

"Certains ont choisi de ne pas venir ici aujourd'hui, certains ont choisi de ne pas nous écouter", a-t-elle déclaré lors d'un débat organisé à Paris à l'Assemblée nationale par un collectif transpartisan pour le climat "Accélérons".

"C'est très bien. Vous n'êtes pas obligés de nous écouter, nous ne sommes que des enfants après tout. Mais vous devez écouter la science. C'est tout ce que nous demandons: unissez-vous derrière la science", a-t-elle ajouté, renvoyant à la lecture du dernier rapport alarmant du groupe d'experts de l'ONU sur le climat (Giec).

"C'est presque comme si vous ne saviez pas que (ces chiffres) existent, comme si vous n'aviez pas lu le dernier rapport du Giec dont dépend l'avenir de notre civilisation", a lancé l'adolescente de 16 ans. "Ou peut-être simplement que vous n'êtes pas assez matures pour dire les choses telles qu'elles sont. Même cette charge, vous nous la laissez à nous, les enfants".

Plusieurs députés LR et RN ont exprimé ces derniers jours leur opposition à la venue de la jeune fille à l'Assemblée, l'un évoquant une "prophétesse en culottes courtes", un autre un "gourou apocalyptique". Des élus de tout bord sont malgré tout venus l'écouter.

"Nous sommes devenus les méchants qui devons dire aux gens des choses pas faciles, parce que personne ne veut le faire ou n'ose. Et (pour cela), nous recevons un déferlement de haine et de menaces. Des députés et journalistes se moquent de nous et mentent à notre sujet", a répondu Greta Thunberg, devenue célèbre pour organiser depuis presque un an des grèves hebdomadaires de l'école pour le climat.

La climatologue Valérie Masson-Delmotte a elle dénoncé des polémiques "extrêmement futiles". "On parle de la messagère mais pas du problème et ce qui m'intéresse, c'est de parler du changement climatique qui affecte tout le monde, les écosystèmes et les gens, et parler des solutions et faire en sorte que ces solutions soient déployées", a-t-elle déclaré à quelques journalistes.

Après plus d'une heure de débat, Greta Thunberg, remerciant les députés ayant exprimé leur soutien, a toutefois noté qu'ils n'avaient pas compris son message.

"Au lieu de nous féliciter, essayez de faire quelque chose", a-t-elle lancé sous les applaudissements de représentants du mouvement français des jeunes pour le climat.

Ces derniers, soutenus par des dizaines d'organisations (Youth for Climate France, Citoyens pour le climat, Alternatiba, Greenpeace, Réseau Action Climat...) ont appelé à une mobilisation les 20 et 21 septembre, dans le cadre de la "semaine mondiale pour l'avenir" organisée du 20 au 27 septembre par le mouvement de la jeune suédoise, Fridays for Future.

Partager cet article

Dans la même thématique

Climat: à l’Assemblée, Greta Thunberg ironise face aux attaques
3min

Politique

Venezuela : « Tout contrevient au droit international dans cette affaire », relève Sébastien Lecornu

Interrogé aux questions d’actualité au gouvernement du Sénat sur la stratégie de la France face aux velléités impérialistes des Etats-Unis au Venezuela et demain au Groenland, Sébastien Lecornu a rappelé que le prochain débat au Parlement sur le sujet, prévu dans les 15 jours, permettra d’aborder la question de l’autonomie stratégique de la France et de l’Europe.

Le

Retailleau travail
7min

Politique

« La fête est finie » : Bruno Retailleau veut supprimer les 35 heures, inciter à la reprise d’activité et plafonner les aides sociales pour relancer l’emploi

Le président des LR a présenté sa recette pour inciter au travail et permettre aux Français de gagner plus, faite de « zéro cotisation » au-delà des 35 heures, de plafonnement à 70 % du Smic des aides sociales et de relance de la réforme de l’allocation chômage. « Il faut changer totalement de modèle. Il va falloir renverser la table », prévient Bruno Retailleau.

Le