Climat: Macron conseille aux jeunes d’aller « manifester en Pologne »
Emmanuel Macron conseille aux jeunes d'aller aussi "manifester en Pologne" pour l'aider "à faire bouger ceux" que lui "n'arrive...

Climat: Macron conseille aux jeunes d’aller « manifester en Pologne »

Emmanuel Macron conseille aux jeunes d'aller aussi "manifester en Pologne" pour l'aider "à faire bouger ceux" que lui "n'arrive...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Emmanuel Macron conseille aux jeunes d'aller aussi "manifester en Pologne" pour l'aider "à faire bouger ceux" que lui "n'arrive pas à faire évoluer" sur la lutte contre le changement climatique, dans des déclarations faites à la presse française dans l'avion pour New York.

"Les dénonciations, on est au courant. Défiler tous les vendredis pour dire que la planète brûle, c'est sympathique, mais ce n'est pas le problème", a expliqué le chef de l'Etat français selon des propos rapportés lundi par Le Parisien et France inter, à propos des marches pour le climat du vendredi qui rassemblent des milliers de jeunes du monde entier.

"On doit rentrer dans une forme d'action collective. Je préfère que tous les vendredis on fasse de grandes opérations de ramassage sur les rivières ou les plages corses", a-t-il préconisé dans l'Airbus qui le conduisait dimanche soir à New York au sommet sur "l'urgence climatique" de l'ONU, censé revigorer le chancelant accord de Paris.

Accusant le gouvernement polonais de bloquer les avancées au niveau européen, notamment l'agenda de neutralité carbone en 2050, M. Macron a conseillé aux jeunes d'aller "manifester en Pologne", insistant: "Qu'on vienne m'aider à faire bouger ceux que je n'arrive pas à faire évoluer!"

Ces propos ont été critiquées par l'opposition, surtout à gauche. "Le roi du mépris a parlé. #Macron propose aux jeunes qui marchent pour le climat d'aller manifester en #Pologne. Le bilan carbone serait pourtant meilleur en allant à l'Élysée", a tweeté le chef de file de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon.

Porte-parole du PCF, Ian Brossat a fustigé des "propos suffisants et fielleux" ainsi qu'une "arrogance sans borne" qui "est insupportable".

"Comment être si rusé et si peu comprendre la bascule qui a lieu dans nos sociétés et notre jeunesse? Le +nouveau monde+, il était dans nos rues et sur nos places ce week-end. Notre Président appartient, lui, clairement à l'ancien", a estimé l'eurodéputé Raphaël Glucksmann, fondateur de Place publique et tête de liste PS-PP aux Européennes.

Dans l'avion pour New York, Emmanuel Macron a assuré avoir "besoin de la mobilisation des uns et des autres" pour aller "plus vite, plus fort" dans la lutte contre le changement climatique. "Ce qui est utile, c'est la pression mise sur tout le monde", a-t-il expliqué.

En France, il juge "malhonnête d'opposer les "gilets jaunes" à la transition climatique".

"Les gens ont dit une souffrance sociale mais aussi, pour certains, une vraie conscience écologique. Ils nous ont simplement dit: ne nous mettez pas dans une impasse", a-t-il souligné.

"Ils ont dit: on a le droit de ne pas avoir les moyens de changer de voiture et être sensible au climat. C'est au pays de s'adapter, et on doit donner les moyens aux gens de faire cette transition. Ça, c'est notre boulot", a aussi affirmé le chef de l'Etat.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Questions au Gouvernement Assemblee nationale
8min

Politique

Interdiction du voile : en envisageant la piste d'un référendum, Marine Le Pen met la pression sur le Conseil constitutionnel

Mesure phare du programme de Marine Le Pen depuis de nombreuses années, l'interdiction du voile dans l'espace public nourrit quelques divisions au sein du RN. Selon les informations du Monde, la candidate à la présidentielle privilégierait désormais la piste du référendum pour faire passer cette réforme qui, sur le principe, serait contraire à la Constitution. Une voie qui permettrait d'éviter une censure a posteriori du Conseil constitutionnel. Le rôle des Sages serait toutefois déterminant en amont de la consultation des citoyens. Explications

Le

Photo illustration d un titre de voyage pour refugie
6min

Politique

Droit d’asile : un rapport sénatorial alerte sur son coût et son utilisation détournée en « voie d’immigration comme les autres »

Dans un rapport présenté le 9 juillet, la sénatrice LR Marie-Carole Ciuntu chiffre à près de 2 milliards le coût annuel de la politique française de droit d’asile. Dénonçant un dispositif « dévoyé », détourné pour s’installer durablement sur le territoire, elle appelle à mieux suivre les déboutés de l’asile et à réduire de plus de moitié la durée de validité des titres des réfugiés.

Le