Chaleur étouffante, pluies d'orages, barrages routiers et vives interpellations par une population réclamant "Liberté Égalité Sécurité": Mayotte...
Climat très orageux pour la ministre en visite à Mayotte
Chaleur étouffante, pluies d'orages, barrages routiers et vives interpellations par une population réclamant "Liberté Égalité Sécurité": Mayotte...
Par Cécile AZZARO, Ornella LAMBERTI
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Chaleur étouffante, pluies d'orages, barrages routiers et vives interpellations par une population réclamant "Liberté Égalité Sécurité": Mayotte a accueilli lundi dans un climat très orageux la ministre des Outre-mer Annick Girardin.
A peine débarquée de l'avion elle s'est heurtée à un premier barrage routier sur l'île de Petite-Terre. Elle décidait alors alors d'ouvrir le dialogue en s'asseyant par terre.
A son arrivée à Grande-Terre l'attendait un petit groupe de femmes portant une banderole "Gouvernement Assassin", exprimant son exaspération face à l'insécurité et à l'immigration massive.
Puis sur la place de la République, Mme Girardin, revêtue d'une salouva (grande pièce d'étoffe) colorée offerte par une Mahoraise, a été accueillie par de vives interpellations de la foule, avant d'une fois encore s'asseoir par terre pour dialoguer.
"On n'est pas fatigué, on est déterminé", scandaient des femmes en salouva, tandis que quelques banderoles proclamaient "Au secours Macron" et "Liberté Egalité Sécurité".
- Appel au calme -
Annick Girardin à Mamoudzou sur l'île de Petite-Terre à Mayotte, le 12 mars 2018
AFP
"Je suis venue pour entendre les Mahoraises et les Mahorais", leur a-t-elle répondu, lançant "un appel au calme, pour pouvoir dialoguer".
Ses interlocuteurs espérant mieux qu'un dialogue, réclamant annonces et propositions concrètes, elle a répondu: "C'est pour venir discuter avec vous du calendrier (...) Je pense qu'il nous faut un mois pour apporter les réponses que vous attendez".
Ce n'est qu'après cet échange spontané que Mme Girardin s'est rendue à la rencontre d'élus locaux, avant d'énumérer une série de mesures sur la sécurité.
Pendant ce temps, Grande-Terre, en proie à un mouvement social qui paralyse le territoire depuis plus de trois semaines, était encore bloquée par douze barrages routiers, le plus grand nombre enregistré depuis le début de la crise.
Troncs d'arbres, feuillages, pneus, encombrants... tout est bon pour entraver la circulation, avec quelques caillassages signalés pour décourager d'éventuels automobilistes.
A Mamoudzou même, d'un tas d'ordures qui semble attendre depuis plusieurs jours devant la mairie, s'échappent des milliers de vers blancs, conduisant les passants à faire un détour. "C'est à cause de la grève, Madame", explique un passant.
Sur Petite-Terre où se trouve l'aéroport, les voyageurs étaient contraints de parcourir deux ou trois kilomètres à pied, parfois sous des trombes d'eau avant de rejoindre Grande-Terre en négociant le passage avec des bateliers, qui commencent à manquer de carburant. La barge habituelle ne fonctionne pas, sauf pour les ambulances.
Face à la hausse du carburant et de l’inflation, les Français font des économies. Mais « la seule variable d’ajustement est aujourd’hui l’alimentation », alerte la directrice de Famille Rurale, Nadia Ziane. Pour lutter contre la précarité alimentaire, la sénatrice écologiste Antoinette Guhl propose une loi visant à garantir l’accès de denrées alimentaires saines à prix coutant, soit sans marge des distributeurs.
Selon le dernier baromètre Odoxa-Backbone et Public Sénat, la candidate du Rassemblement national recueille 37 % des intentions de vote au premier tour, soit près de deux fois plus que ses deux poursuivants, Jean-Luc Mélenchon et Édouard Philippe. Au second tour, elle l’emporterait largement face au leader insoumis (68 %) et plus modestement face à Édouard Philippe (53 %).
Selon le dernier baromètre Odoxa-Backbone pour Public Sénat et la presse régionale, les courbes se croisent : le leader de La France insoumise gagne deux points et passe devant l'ancien Premier ministre. Au centre, Édouard Philippe, pourtant fragilisé, reste de loin le mieux placé face à Gabriel Attal.
« Ces deux mandats macronistes nous lèguent 1300 milliards d’euros de dette supplémentaire », soit « plus de 400 millions d’euros par jour », a dénoncé la nouvelle présidente du groupe RN/UDR du Sénat, Edwige Diaz. Le premier ministre a pointé en retour l’effort demandé aux collectivités par le Rassemblement national. La sénatrice RN a démenti les chiffres, pourtant bien inscrits dans le contre-budget du RN.