CMP immigration : « On a trouvé un compromis sur les prestations sociales, il n’y a pas de raison que l’on n’en trouve pas sur les APL » 

Les travaux de la commission mixte paritaire (CMP) sur le projet de loi immigration ont été suspendus pour quelques heures. Dans la soirée de lundi, parlementaires LR et membres de la majorité se sont opposés sur la question des aides au logement versées aux étrangers. Au micro de Public Sénat, le sénateur Claude Malhuret, membre de la majorité présidentielle, estime qu’il ne s’agit pas d’un obstacle infranchissable.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Les travaux de la commission mixte paritaire (CMP) sur le texte immigration ont été suspendus dans la soirée du lundi 18 décembre, peu après minuit. Ils doivent reprendre à 10h30 mardi matin. Ce premier round de discussions a été bousculé par un vif désaccord autour des aides au logement (APL) versées aux étrangers. Alors que les LR veulent étendre à cinq ans de présence sur le territoire la durée de carence avant de pouvoir bénéficier de prestations sociales non contributives, le camp présidentiel ne souhaite pas que les APL soient frappées par une telle restriction.

« Les suspensions ne sont pas inhabituelles, elles arrivent lorsque les groupes ont besoin de réfléchir à quelque chose d’imprévu », veut rassurer au micro de Public Sénat le sénateur Claude Malhuret, suppléant au sein de la CMP et président du groupe Les Indépendants au Sénat, qui rassemble les soutiens d’Edouard Philippe. « Ce n’est pas quelque chose qui entraîne des crises de nerfs chez les députés ou les sénateurs », sourit l’élu.

Le risque de la posture politique

Claude Malhuret se dit « plutôt optimiste » sur un déblocage. « Très franchement, sur les 80 articles environ de cette loi, les APL sont un sujet ponctuel. Si le débat ne porte que sur celui-là, c’est quelque chose qui devrait se résoudre. »

« C’est quelque chose qui peut être l’objet d’un compromis, par exemple sur la durée de présence pour bénéficier des APL. On a trouvé un compromis sur les prestations sociales, il n’y a pas de raison que l’on n’en trouve pas sur les APL », explique le sénateur. Qui avertit toutefois : « Si l’on en fait une posture politique, bien entendu, on peut toujours y trouver un point [de divergence] ».

Partager cet article

Dans la même thématique

CMP immigration : « On a trouvé un compromis sur les prestations sociales, il n’y a pas de raison que l’on n’en trouve pas sur les APL » 
3min

Politique

« Trump aux petits pieds » : Christian Estrosi dénonce une campagne municipale « très peu digne » d’Eric Ciotti à Nice

À Nice, l’actuel maire (Horizons) Christian Estrosi et le député (UDR) Éric Ciotti se livrent une bataille acharnée pour emporter le plus de suffrages lors des prochaines élections municipales. Les deux camps n’hésitent pas à s’attaquer via les réseaux sociaux. « Éric Ciotti tronque des vidéos et essaie de faire passer de l’humour pour des attaques », estime Christian Estrosi, après la publication d’un enregistrement volé relayé par son rival.

Le

CMP immigration : « On a trouvé un compromis sur les prestations sociales, il n’y a pas de raison que l’on n’en trouve pas sur les APL » 
3min

Politique

Projet de loi de finances : « Ce 49-3 conduit malgré tout à un budget assez désastreux », regrette Christian Estrosi

Sébastien Lecornu a déclenché mardi un premier recours à l’article 49-3 pour faire adopter sans vote la partie « recettes » du projet de loi de finances 2026. « Il aurait fallu le dégainer avant », réagit sur Public Sénat Christian Estrosi, maire (Horizons) de Nice. Si l’édile juge le texte « assez désastreux », il demande aux députés de son parti de ne pas voter la censure contre le gouvernement.

Le

Radio France headquarters
8min

Politique

L’audiovisuel public pris en étau entre rigueur budgétaire et hostilité

Les recettes consacrées à l’audiovisuel public diminuent, tandis que les critiques sur ses contenus et ses missions se multiplient. À moins de deux ans de l’élection présidentielle, la situation financière délicate de Radio France et de France Télévisions, se double d’offensives d’ampleur inédite, portées par l’extrême droite et relayée, de plus en plus ouvertement, par une partie de la droite traditionnelle. Pour le spécialiste des médias Alexis Lévrier il s’agit d’une véritable “croisade contre des médias publics”.

Le