Code du travail: 233 amendements déposés à l’Assemblée
Les députés ont déposé 233 amendements au projet de loi d'habilitation à réformer par ordonnances le Code du travail, a-t-on...

Code du travail: 233 amendements déposés à l’Assemblée

Les députés ont déposé 233 amendements au projet de loi d'habilitation à réformer par ordonnances le Code du travail, a-t-on...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Les députés ont déposé 233 amendements au projet de loi d'habilitation à réformer par ordonnances le Code du travail, a-t-on appris mardi de source parlementaire, plus de la moitié de ces amendements émanant de La France insoumise.

Ces amendements, qui n'ont pas encore été examinés par les services de l'Assemblée et ne seront pas nécessairement tous retenus, ont été déposés avant l'audition de la ministre du Travail Muriel Pénicaud en commission des Affaires sociales mardi, à partir de 21 heures.

Les députés avaient jusqu'à lundi 17H00 pour proposer des amendements sur ce texte de neuf articles, qui sera examiné en première lecture dans l'hémicycle à partir du 10 juillet.

"Normalement, le délai était clos vendredi soir (48 heures après la mise en ligne du texte). Je l'ai repoussé jusque lundi soir. On ne pouvait pas aller au-delà, car il faut que les administrateurs traitent les amendements et que le gouvernement puisse les étudier", a affirmé à l'AFP la présidente de la commission des Affaires sociales, Brigitte Bourguignon (ex-PS devenue REM).

"Ce sont principalement des amendements de suppression. Les amendements de la droite, qui voudrait aller plus loin, risquent d'être déclarés irrecevables car on est sur une loi d'habilitation, avec des domaines bien définis", a ajouté cette députée du Pas-de-Calais.

Disant comprendre que ce soit "un peu frustrant", elle a estimé que "les auditions permettront de poser toutes les questions".

Le rapporteur du texte devrait être Laurent Pietraszewski, député REM du Nord, qui travaillait dans la gestion de carrières et le recrutement au sein du groupe Auchan.

Les députés de La France insoumise ont affirmé avoir déposé à eux seuls quelque 130 amendements. "Nous faisions notre travail, cet après-midi, en n'étant pas au : nous préparions nos amendements. ", a notamment tweeté leur chef de file Jean-Luc Mélenchon lundi soir, après un rassemblement place de la République à Paris.

Autre élu LFI, Adrien Quatennens a jugé "habile" la convocation du Congrès "à un moment qui correspond à la date butoir pour donner des amendements".

Seul visible jusqu'ici sur le site de l'Assemblée, l'un de leurs amendements à l'article premier vise notamment à restaurer le principe de la hiérarchie des normes, plaidant notamment qu'"inscrire dans la loi la primauté de l’accord d’entreprise est un pied-de-nez à l’histoire".

La réforme controversée du code du travail couvre plusieurs engagements du candidat Emmanuel Macron: modification des domaines de négociation réservés à la branche professionnelle et à l'entreprise, fusion des instances représentatives du personnel, barème obligatoire des dommages et intérêts pour licenciement abusif...

Après son examen à l'Assemblée, le texte d'habilitation fera la navette avec le Sénat. L'exécutif prévoit son adoption définitive durant cette session extraordinaire d'été.

Partager cet article

Dans la même thématique

France, Perpignan, October 13, 2026: High school and university students demonstrate with trade union support
7min

Politique

Vote à 16 ans : la jeunesse doit-elle avoir son mot à dire dans les urnes ?

Comme d’autres avant lui, Jean-Luc Mélenchon veut ouvrir les urnes aux lycéens, alors que les mobilisations de la jeunesse se multiplient. Raphaël Glucksmann et Marine Tondelier défendent aussi la mesure. Pourtant, malgré des retours réguliers dans le débat présidentiel, le vote à 16 ans reste lettre morte. Plusieurs universitaires analysent les résistances à cette réforme et ses effets possibles sur la participation politique.

Le

Code du travail: 233 amendements déposés à l’Assemblée
3min

Politique

« Méthode détestable », « colère » : l’absence de Sébastien Lecornu aux Assises des départements de France tend les élus

Alors que le gouvernement a prévu de ponctionner 1,8 milliard d’euros du budget des départements dans le projet de loi de finances pour 2027, l’absence de Sébastien Lecornu aux Assises des départements de France a fortement déplu. Le Premier ministre a néanmoins invité les départements à le rencontrer le 16 novembre à Matignon, un report qui va « exacerber les tensions », a prévenu le président (centriste) des Départements de France, François Sauvadet. Une grande partie des élus ont quitté la salle quand la ministre des Collectivités s’est exprimée.

Le

Code du travail: 233 amendements déposés à l’Assemblée
2min

Politique

En réponse à l’absence de Lecornu, les présidents de départements boycottent le discours de Françoise Gatel

Le Premier ministre a annulé hier soir sa venue aux Assises des départements de France et a convié à Matignon le 16 novembre les présidents des exécutifs locaux pour tenter de répondre à leurs inquiétudes sur le budget. En guise de protestation, les présidents de départements ont quitté la salle au moment du discours de la ministre de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation, Françoise Gatel.

Le

Code du travail: 233 amendements déposés à l’Assemblée
3min

Politique

« À l’EHPAD ! » : pour Xavier Bertrand, le candidat à droite qui « fera élire l'un des deux extrêmes aura intérêt à essayer la chirurgie esthétique ou l’exil »

Xavier Bertrand est le nouvel invité de l'émission « À l’EHPAD ! ». Alors qu'il est lui-même candidat à l'élection présidentielle de 2027, il est d'emblée interrogé sur la multiplication des candidatures à droite par les habitants de la résidence. Une émission à voir dès maintenant sur publicsenat.fr et les chaînes YouTube de « À l’EHPAD ! » et Ouest-France.

Le