Code du travail: Martinez « tend la main » à Mailly et Berger
Philippe Martinez, numéro un de la CGT, a "tendu la main" jeudi, au matin d'une deuxième journée d'action contre la réforme du...

Code du travail: Martinez « tend la main » à Mailly et Berger

Philippe Martinez, numéro un de la CGT, a "tendu la main" jeudi, au matin d'une deuxième journée d'action contre la réforme du...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Philippe Martinez, numéro un de la CGT, a "tendu la main" jeudi, au matin d'une deuxième journée d'action contre la réforme du travail, à ses homologues Laurent Berger (CFDT) et Jean-Claude Mailly (FO), pour construire une "mobilisation unitaire".

M. Martinez a dit sur LCI "regretter" l'absence des deux leaders syndicaux, alors même qu'ils s'opposent eux-aussi aux ordonnances réformant le Code du travail, faisant néanmoins remarquer que certains de leurs militants sont, eux, aux côtés de la CGT "dans les cortèges".

"Mais je ne désespère pas et c'est pour ça que je pense qu'il faut que nous nous rencontrions rapidement pour envisager des formes de mobilisation unitaire", a-t-il poursuivi.

"On leur tend la main, si on peut dire, pour qu'on se rencontre rapidement et qu'on envisage ensemble une riposte", a-t-il insisté, faisant valoir que "personne, aucun syndicat en France, n'a dit que ces ordonnances allaient dans le bon sens".

Selon lui, "quand le monde syndical, quand les salariés sont divisés, c'est en général toujours le patronat qui gagne".

Interrogée par l'AFP, la CFDT a dit "ne pas avoir reçu d'invitation" formelle de la CGT et que donc il n'y avait "pas de réponse à donner".

FO a de son côté répondu que la question des actions à mener contre la réforme serait examinée les 28 et 29 septembre lors du Comité confédéral national, sorte de "Parlement" du syndicat. D'ici là, une éventuelle rencontre avec les autres organisations syndicales "ne sert à rien".

La CFE-CGC a assuré ne pas avoir "de réponse immédiate" à l'invitation de la CGT.

La CGT organise ce jeudi avec Solidaires une deuxième journée d'action contre les ordonnances, après une première le 12 septembre, qui a rassemblé entre 223.000 (police) et 500.000 (CGT) personnes dans toute la France.

"Il y avait plus de manifestants et beaucoup plus d'arrêts de travail dans les entreprises que pour la première mobilisation le 9 mars 2016 contre la loi El Khomri, donc c'est un bon début", a de nouveau estimé Philippe Martinez, pour qui "ce qui compte aujourd'hui et dans les jours et les semaines qui viennent, c'est que la mobilisation se renforce".

"Il faut que les salariés interviennent et que les citoyens interviennent, c'est ça la démocratie dont ne parle pas M. Macron", a-t-il déclaré, en réponse au président qui a dit mardi depuis New York que "la démocratie, ce n'est pas la rue".

Partager cet article

Dans la même thématique

Attal porte parole
9min

Politique

« Ce n’est pas la saison 3 du macronisme, ni un retour à l’UMP » : Gabriel Attal joue la carte des « nouveaux visages » pour marquer sa différence avec Edouard Philippe

Avec un mélange de « nouveaux visages » et de fidèles pour former son équipe, Gabriel Attal entend enclencher une « nouvelle phase » de sa campagne présidentielle. Il continue de marquer sa différence avec Edouard Philippe et compte créer la dynamique cet automne. « Les Français ne supporteraient pas d’élire un Président par défaut », soutient le candidat Renaissance.

Le

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
6min

Politique

Présidentielle 2027 : Bruno Retailleau veut « renverser la table » avec une profonde réforme constitutionnelle

S’il est élu président de la République en 2027, Bruno Retailleau veut faire de la réforme constitutionnelle sa première grande réforme. Le président des Républicains entend engager, dès le début de son mandat, une refonte des institutions destinée à renforcer le pouvoir des citoyens, réaffirmer la primauté du droit français et donner davantage de marges de manœuvre au Parlement, notamment sur l’immigration et la sécurité.

Le

Blois: Raphael Glucksmann at summer convention campusPS
10min

Politique

« Si Raphaël Glucksmann veut jouer la finale de la Ligue des champions, il ne peut pas avoir peur des barrages » : tensions autour de l’organisation des débats de la primaire PS

Alors que l’équipe de Raphaël Glucksmann prône l’organisation d’un seul débat, sur le service public, dans le cadre de la primaire PS/Place Publique, les autres candidats en veulent trois. « Les bras m’en tombent. Je ne comprends pas le raisonnement », pointe le sénateur Rémi Cardon, soutien d’Olivier Faure, lui aussi candidat. « Ça ne pose aucun problème à Raphaël Glucksmann qu’il y ait deux ou trois débats », assure pourtant le sénateur Place Publique Bernard Jomier, qui pointe des polémiques « pas à la hauteur », y compris de la part de soutiens socialistes de son candidat…

Le

Bourgoin-Jallieu  demonstation against sexual violence targeting women and children
6min

Politique

Loi intégrale contre les violences sexuelles : « Que le gouvernement aborde l'examen de ce texte avec humilité et en ayant en tête son bilan », enjoint Laurence Rossignol

Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé l'inscription de la proposition de loi « intégrale » contre les violences sexistes et sexuelles comme premier texte de l'ordre du jour de l'Assemblée nationale lors de la reprise de la session ordinaire, début octobre. Ce texte de 69 articles est inspiré des 140 propositions élaborées par une coalition d'associations féministes et de défense des droits des enfants. Le meurtre dramatique de la jeune Lyhanna avait mis la pression sur l'exécutif, poussé par l'opposition de gauche et le bloc central, à aborder les violences sexuelles et sexistes dans une approche systémique.

Le