Colère des agriculteurs : « Quand on est ministre de l’Intérieur, on fait respecter l’ordre quel que soit celui qui manifeste »

Lisier déversé sur les façades, barrages routiers, explosion dans un bâtiment public… Face aux violences qui émaillent les mobilisations des agriculteurs, Gérald Darmanin a choisi la retenue. Une vision du maintien de l’ordre qui ne satisfait pas le sénateur LR François-Noël Buffet, invité de Parlement Hebdo.
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Face aux nombreux blocages routiers et autres opérations coup de poing menées devant certains bâtiments publics, des voix s’élèvent pour critiquer l’absence d’intervention des forces de l’ordre lors des mobilisations d’agriculteurs. « On ne répond pas à la souffrance en envoyant les CRS », s’est défendu le ministre de l’Intérieur, ce jeudi sur le plateau du 20H de TF1.

Une stratégie qui n’est pas au goût du sénateur Les Républicains François-Noël Buffet : « Quand on est ministre de l’Intérieur, on fait respecter l’ordre quel que soit celui qui manifeste, qu’on l’aime ou qu’on ne l’aime pas ».

« À partir du moment où un manifestant enfreint les lois de la République, il faut remettre de l’ordre »

Le sénateur du Rhône ne va pour autant pas jusqu’à dire qu’il y aurait un « deux poids, deux mesures » entre la gestion des manifestations d’agriculteurs et celles des militants écologistes : « C’est quand même différent de mener la guerre à la police à Sainte-Soline, avec des moyens d’une violence extraordinaire, que de manifester avec son tracteur et jeter un peu de lisier. »

Sans appeler à des mesures plus coercitives à l’encontre des agriculteurs mobilisés, le président de la commission des lois du Sénat demande un retour à l’ordre là où il est nécessaire. « Si des personnes manifestent de manière organisée, déclarée et dans le respect de tous, il n’y a évidement aucun problème. Mais à partir du moment où un manifestant, quel que soit la légitimité de sa contestation, enfreint les lois de la République, il faut remettre de l’ordre », estime François-Noël Buffet. Instaurer une forme d’inéquité de traitement serait « contraire à tous les principes de la République », juge-t-il.

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