Colère des agriculteurs : « Quand on est ministre de l’Intérieur, on fait respecter l’ordre quel que soit celui qui manifeste »

Lisier déversé sur les façades, barrages routiers, explosion dans un bâtiment public… Face aux violences qui émaillent les mobilisations des agriculteurs, Gérald Darmanin a choisi la retenue. Une vision du maintien de l’ordre qui ne satisfait pas le sénateur LR François-Noël Buffet, invité de Parlement Hebdo.
Rédaction Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Face aux nombreux blocages routiers et autres opérations coup de poing menées devant certains bâtiments publics, des voix s’élèvent pour critiquer l’absence d’intervention des forces de l’ordre lors des mobilisations d’agriculteurs. « On ne répond pas à la souffrance en envoyant les CRS », s’est défendu le ministre de l’Intérieur, ce jeudi sur le plateau du 20H de TF1.

Une stratégie qui n’est pas au goût du sénateur Les Républicains François-Noël Buffet : « Quand on est ministre de l’Intérieur, on fait respecter l’ordre quel que soit celui qui manifeste, qu’on l’aime ou qu’on ne l’aime pas ».

« À partir du moment où un manifestant enfreint les lois de la République, il faut remettre de l’ordre »

Le sénateur du Rhône ne va pour autant pas jusqu’à dire qu’il y aurait un « deux poids, deux mesures » entre la gestion des manifestations d’agriculteurs et celles des militants écologistes : « C’est quand même différent de mener la guerre à la police à Sainte-Soline, avec des moyens d’une violence extraordinaire, que de manifester avec son tracteur et jeter un peu de lisier. »

Sans appeler à des mesures plus coercitives à l’encontre des agriculteurs mobilisés, le président de la commission des lois du Sénat demande un retour à l’ordre là où il est nécessaire. « Si des personnes manifestent de manière organisée, déclarée et dans le respect de tous, il n’y a évidement aucun problème. Mais à partir du moment où un manifestant, quel que soit la légitimité de sa contestation, enfreint les lois de la République, il faut remettre de l’ordre », estime François-Noël Buffet. Instaurer une forme d’inéquité de traitement serait « contraire à tous les principes de la République », juge-t-il.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Emergency closed-door meeting political party leaders organised by Macron
3min

Politique

Présidentielle 2027 : les Écologistes reportent l'heure du choix à décembre, Marine Tondelier toujours en lice

Réunis en conseil fédéral, les Écologistes ont adopté, selon le résultat communiqué lundi 21 septembre, à 69,44 %, une motion actant un vote des adhérents en décembre sur leur stratégie présidentielle. D’ici là, Marine Tondelier reste la candidate du parti, tandis que la direction ouvre des négociations avec les autres forces de gauche.

Le

Blois: Olivier Faure closes the Socialist Party s Summer University
7min

Politique

Glucksmann qualifié de « stagiaire » par Ségolène Royal : la primaire est-elle une machine à perdre ?

La campagne de la primaire PS/Place Publique a à peine commencé, et déjà le piège de la division apparaît. Ségolène Royal a usé d’un qualificatif peu amène à l’encontre du favori, Raphaël Glucksmann. Elle a été rappelée à l’ordre par la commission d’organisation de la primaire. C’est toute la dualité de ce processus de sélection « censé lancer une dynamique » d’un camp tout en « maximisant les divisions », note Pierre-Nicolas Baudot, politiste, spécialiste de la gauche.

Le

Colère des agriculteurs : « Quand on est ministre de l’Intérieur, on fait respecter l’ordre quel que soit celui qui manifeste »
9min

Politique

« Faire la transition vers une IA durable constitue un impératif environnemental, mais peut aussi devenir un facteur de compétitivité pour la France », selon un rapport du Sénat

Consacré à l’empreinte environnementale de l’IA et dans la continuité des travaux de 2020 de la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable, le Sénat publie ce lundi 21 septembre les conclusions de son rapport présenté par les rapporteurs Guillaume Chevrollier (LR), Damien Michallet (LR) et Simon Uzenat (PS).

Le