Colère des agriculteurs : « Quand on est ministre de l’Intérieur, on fait respecter l’ordre quel que soit celui qui manifeste »

Lisier déversé sur les façades, barrages routiers, explosion dans un bâtiment public… Face aux violences qui émaillent les mobilisations des agriculteurs, Gérald Darmanin a choisi la retenue. Une vision du maintien de l’ordre qui ne satisfait pas le sénateur LR François-Noël Buffet, invité de Parlement Hebdo.
Rédaction Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Face aux nombreux blocages routiers et autres opérations coup de poing menées devant certains bâtiments publics, des voix s’élèvent pour critiquer l’absence d’intervention des forces de l’ordre lors des mobilisations d’agriculteurs. « On ne répond pas à la souffrance en envoyant les CRS », s’est défendu le ministre de l’Intérieur, ce jeudi sur le plateau du 20H de TF1.

Une stratégie qui n’est pas au goût du sénateur Les Républicains François-Noël Buffet : « Quand on est ministre de l’Intérieur, on fait respecter l’ordre quel que soit celui qui manifeste, qu’on l’aime ou qu’on ne l’aime pas ».

« À partir du moment où un manifestant enfreint les lois de la République, il faut remettre de l’ordre »

Le sénateur du Rhône ne va pour autant pas jusqu’à dire qu’il y aurait un « deux poids, deux mesures » entre la gestion des manifestations d’agriculteurs et celles des militants écologistes : « C’est quand même différent de mener la guerre à la police à Sainte-Soline, avec des moyens d’une violence extraordinaire, que de manifester avec son tracteur et jeter un peu de lisier. »

Sans appeler à des mesures plus coercitives à l’encontre des agriculteurs mobilisés, le président de la commission des lois du Sénat demande un retour à l’ordre là où il est nécessaire. « Si des personnes manifestent de manière organisée, déclarée et dans le respect de tous, il n’y a évidement aucun problème. Mais à partir du moment où un manifestant, quel que soit la légitimité de sa contestation, enfreint les lois de la République, il faut remettre de l’ordre », estime François-Noël Buffet. Instaurer une forme d’inéquité de traitement serait « contraire à tous les principes de la République », juge-t-il.

Partager cet article

Dans la même thématique

Drought severely weakens maize crops. A lack of rainfall and high temperatures cause water stress, which can slow plant growth and reduce yields. Faced with these weather conditions, farmers must adapt their practices and optimize water use to safeguard th
7min

Politique

Plan d'aide d'1 milliard pour les agriculteurs : « Le gouvernement doit sortir de la perpétuelle urgence », demande Guillaume Gontard

Après un été de canicules, d'incendies et de sécheresse exceptionnels, le gouvernement a annoncé vendredi plus d'1 milliard d'euros d'aides d'urgence pour soutenir une agriculture française durement éprouvée. Insuffisant pour les syndicats qui réclament au moins le double. Le président du groupe écologiste du Sénat, Guillaume Gontard, demande au gouvernement une réponse structurelle à une crise systémique qui passe par une réduction des émissions et l'adaptation au climat.

Le

Bruno Retailleau Presents AI Proposal for Presidential Campaign
9min

Politique

Présidentielle 2027 : « Bruno Retailleau propose une révolution copernicienne » dans laquelle « la Constitution ne serait plus le bouclier » qui protège les institutions, relèvent les juristes

Dans les colonnes du Figaro, le candidat LR à la présidentielle Bruno Retailleau fait de la révision de la Constitution une condition sine qua non pour « rendre la parole » au peuple français, en élargissant le champ du référendum « à toute question législative ». des juristes relèvent une volonté de la part du candidat d’encadrer les thèmes des référendums qu’il compte développer, mais également « un projet qui vise à dégrader l’impératif de protection des droits fondamentaux et des principes républicains ».

Le

Attal porte parole
9min

Politique

« Ce n’est pas la saison 3 du macronisme, ni un retour à l’UMP » : Gabriel Attal joue la carte des « nouveaux visages » pour marquer sa différence avec Edouard Philippe

Avec un mélange de « nouveaux visages » et de fidèles pour former son équipe, Gabriel Attal entend enclencher une « nouvelle phase » de sa campagne présidentielle. Il continue de marquer sa différence avec Edouard Philippe et compte créer la dynamique cet automne. « Les Français ne supporteraient pas d’élire un Président par défaut », soutient le candidat Renaissance.

Le