Colère des régions : « Dans les territoires, le problème ce n’est pas les collectivités, c’est l’État »
Coup de théâtre ce jeudi à Orléans, les présidents des régions de France ont unanimement décidé de claquer la porte la Conférence des territoires. En cause ? La suppression de 450 millions d’euros confirmée par Édouard Philippe.

Colère des régions : « Dans les territoires, le problème ce n’est pas les collectivités, c’est l’État »

Coup de théâtre ce jeudi à Orléans, les présidents des régions de France ont unanimement décidé de claquer la porte la Conférence des territoires. En cause ? La suppression de 450 millions d’euros confirmée par Édouard Philippe.
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La suppression d’un fonds de soutien au développement de 450 millions d’euros a été la goutte qui a fait déborder le vase.  En ouverture du congrès des « Régions de France » (l’ex Association des régions de France) à Orléans, le Premier ministre a confirmé l’annulation de crédit de 450 millions d’euros, promise sous le quinquennat Hollande, un fonds destiné à l’aide aux entreprises.  « Je ne veux pas rentrer dans une politique qui serait bâtie sur des chèques en blanc ou des chèques en bois » avait justifié Édouard Philippe, peu avant (voir notre article).

«  Le dialogue pour rien dire et le dialogue pour rien faire, ça ne sert rien » 

La réaction des présidents de régions ne s’est pas fait attendre. Ils ont, unanimement, décidé de quitter la Conférences des territoires, un outil de concertation mis en place depuis juillet par l’exécutif. « Le dialogue pour rien dire et le dialogue pour rien faire, ça ne sert à rien » s’est emporté à ce sujet, Xavier Bertrand, président des Hauts-de-France (voir notre article).

« Dans les territoires, le problème ce n'est pas les collectivités, c'est l'État » a affirmé Philippe Richert, dans une conférence de presse improvisée. « Ce qui s’est passé aujourd’hui à Orléans est grave. Nous étions venus dans la préparation de ces rencontres avec la volonté d’apporter notre soutien (…) la seule façon de réformer notre pays c’est de passer par la confiance des acteurs du territoire que sont les chefs d’entreprise et les responsables politiques qui dans les collectivités portent les responsabilités » a-t-il poursuivi avant d'ajouter : « On ne peut plus travailler avec le gouvernement dans ce climat de mépris ». Par ailleurs, le président de la région Grand Est a laissé planer le doute sur une possible démission de son mandat. « Je ferai une déclaration dans les prochains jours et vous verrez bien».(voir son interview au micro de Public Sénat)

Régions de France: "on ne peut plus travailler avec le gouvernement dans ce climat de mépris": Philippe Richert
04:52

« Faire de la politique, c'est respecter la parole donnée» 

Collectivités locales: « faire de la politique, c'est respecter la parole donnée » rappelle Pécresse
02:47

« Faire de la politique, c'est respecter la parole donnée »  a rappelé pour sa part Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France, au micro de Public Sénat. « Il y a une parole qui a été donnée aux régions. Quand on leur a transféré la compétence du développement économique et du soutien au PME, c’était de leur donner 500 millions d’euros par an pour exercer cette compétence » a-t-elle développé en dénonçant « un discours centralisateur » de la part de l’exécutif.

« Nous avons entendu un État fermé, un État qui recentralise, un État qui veut être le seul décideur et que les régions, les collectivités locales n’aient plus aucune capacité d’action » complète Carole Delga, présidente socialiste de la région Occitanie, et sur la même ligne qui ses collègues Républicains (voir la vidéo).

Régions de France: Carole Delga: "nous avons entendu un Etat fermé, un Etat qui recentralise"
01:16

 

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