Collaborateur violent de Macron: des images filmées par des militants LFI, publiées dès le 1er mai
Les images montrant un collaborateur d'Emmanuel Macron frappant un manifestant le 1er-Mai à Paris ont été filmées par des...

Collaborateur violent de Macron: des images filmées par des militants LFI, publiées dès le 1er mai

Les images montrant un collaborateur d'Emmanuel Macron frappant un manifestant le 1er-Mai à Paris ont été filmées par des...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Les images montrant un collaborateur d'Emmanuel Macron frappant un manifestant le 1er-Mai à Paris ont été filmées par des militants de La France insoumise participant au défilé et publiées sur les réseaux sociaux le jour même, ont expliqué jeudi les auteurs des vidéos.

"Des militants de La FranceInsoumise ont filmé cette scène. Nous ne savions pas qu’il s’agissait d'Alexandre Benalla: les images laissent penser qu’il s’agit d’un policier très violent, pas d’un collaborateur de Macron!", a indiqué le député Eric Coquerel sur Twitter.

L'homme a été identifié dans un article mis en ligne mercredi soir par le quotidien Le Monde comme "Alexandre Benalla, un proche conseiller du président de la République".

La scène a été filmée par Taha Bouhafs, militant LFI qui a été candidat aux législatives dans l'Isère, et par Nicolas Lescaut, également militant LFI et élu de l’Unef. Leurs deux vidéos ont été postées sur Twitter le 1er mai, peu après 20H00.

Taha Bouhafs a indiqué jeudi sur Sud Radio être "tombé des nues" mercredi soir en apprenant l'identité de la personne filmée. "Jamais j'aurais cru qu'un collaborateur du cabinet présidentiel se retrouve avec un uniforme de policier à tabasser des étudiants à la suite d'une manifestation".

Il raconte les circonstances dans lesquelles il a filmé la scène: "A ce moment là je ne savais pas qui il était, on le voit traverser la place pour aller chercher une jeune fille, la tirer par le cou et ensuite on le voit revenir à un moment où quatre CRS choppent un mec, le tirent par terre, cet homme est neutralisé en fait tout simplement et inoffensif à terre".

"L'homme se fait étrangler par Alexandre Benalla, il lui assène plusieurs coups de poing dans le dos, dans la tête par derrière (...) l'homme était inoffensif, par terre et suppliait d'arrêter", a-t-il ajouté.

"A aucun moment je ne me serais douté que c'était un collaborateur d'Emmanuel Macron et je filme la scène en tant que violences policières et c'est telle quelle que je l'a publie sur Twitter", a-t-il poursuivi.

Nicolas Lescaut a lui aussi assuré sur RMC qu'il ne savait "absolument pas" alors qui était "la personne qui particip(ait) au lynchage". "Mais à ce moment-là je me mets à filmer spontanément parce que je me dis que quelque chose ne va pas".

"Le Monde ne m’a pas contacté, Le Monde ne m’a pas cité, ni l’Elysée, ni quoi que ce soit", a-t-il précisé.

Deux députés LFI, Eric Coquerel et Ugo Bernalicis, ont demandé jeudi une commission d'enquête parlementaire sur cette affaire.

"L'affaire Alexandre Benalla révèle le fonctionnement actuel de l'Elysée. Néanmoins, il reste encore beaucoup de zones d'ombre et chaque heure de nouveaux faits sont dévoilés ! Nous demandons la création d'une commission d'enquête", a tweeté Ugo Bernalicis.

Partager cet article

Dans la même thématique

Collaborateur violent de Macron: des images filmées par des militants LFI, publiées dès le 1er mai
3min

Politique

Intervention en Iran en dehors du droit international : « On l’a fait pour le Kosovo » défend Mona Jafarian

Depuis la Révolution Islamique en Iran, la fin du régime théocratique n’a jamais été aussi proche, espère cette militante des droits humains. Un combat pour la liberté, que Mona Jafarian mène sans relâche depuis des années. Si certains dénoncent une intervention au mépris du droit international, elle défend la nécessité de venir en aide à une population opprimée par le régime. Invitée de Rebecca Fitoussi dans l’émission Un monde, un regard, elle revient sur l’intervention israélo-américaine et l’avenir incertain de son pays.

Le

Capture ICIEU
4min

Politique

L'IVG doit être un « droit » reconnu par l'Union européenne pour cette eurodéputée finlandaise

L’Union européenne apparaît comme un rempart des droits des femmes, mais si on y regarde à la loupe, elle connait aussi une forme de régression. Ainsi, le droit à l’avortement est en recul dans plusieurs pays tels que l’Italie, la Hongrie, et surtout la Pologne, où il est quasiment interdit, tout comme à Malte. Malgré une initiative populaire reprise par la Commission européenne pour donner un accès à l’IVG pour toutes les européennes, la bataille idéologique bat son plein. "Ici l'Europe" ouvre le débat, avec les eurodéputés Anna Cavazzini (Allemagne, les Verts), Sirpa Pietikäinen (Finlande, PPE) et Marc Angel (Luxembourg, S&D).

Le

Collaborateur violent de Macron: des images filmées par des militants LFI, publiées dès le 1er mai
2min

Politique

PMA : « pour un projet on ne peut plus intime on ne devrait pas avoir à traverser des frontières », déplore cette lyonnaise après neuf tentatives

C’est historique. Pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale, le nombre de décès en France a dépassé celui des naissances en 2025. Mais à rebours de cette tendance démographique, certains couples se battent pour avoir des enfants. C’est le cas d’Eugénie, originaire de Lyon, qui a été contrainte de partir à l’étranger pour bénéficier d’un parcours de PMA plus rapide. Interrogée par Quentin Calmet, elle témoignage de ses obstacles et difficultés dans l’émission Dialogue Citoyen.

Le