Collectivités : Gérard Larcher souhaite « un nouveau texte de loi qui s’appuiera sur une révision constitutionnelle »
« Les régions ont toute leur place pour préparer l’avenir, elles doivent prendre une plus grande part dans le service public de l’emploi », a affirmé le président LR du Sénat, à l’occasion du congrès des Régions de France.

Collectivités : Gérard Larcher souhaite « un nouveau texte de loi qui s’appuiera sur une révision constitutionnelle »

« Les régions ont toute leur place pour préparer l’avenir, elles doivent prendre une plus grande part dans le service public de l’emploi », a affirmé le président LR du Sénat, à l’occasion du congrès des Régions de France.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Devant le congrès des Régions de France, à Montpellier, le président LR du Sénat, Gérard Larcher, a plaidé pour plus de décentralisation et plus de confiance envers les collectivités et les régions. « Elles ont toute leur place pour préparer l’avenir, elles doivent prendre une plus grande part dans le service public de l’emploi, intimement lié au développement économique. Le Sénat a introduit une disposition en ce sens lors de l’examen du projet de loi 3DS », rappelle le sénateur des Yvelines.

« Juste compensation des transferts de compétence »

Si le Sénat a « enrichi » le texte, il regrette que le gouvernement se soit pour sa part « arrêté à mi-chemin » sur la question des collectivités. Pour aller plus loin, Gérard Larcher a son idée : « Je souhaite un nouveau texte de loi relatif aux collectivités territoriales, non pas pour gommer tout ce qui a été fait, mais qui s’appuiera sur une révision constitutionnelle afin de consacrer un régime de confiance et de responsabilité », affirme le président du Sénat. Il demande une « juste compensation des transferts de compétence, qui doit devenir un principe constitutionnel. Qui décide paie ». Il veut aussi « mettre dans la constitution la clause de compétence générale des communes ».

Sur le plateau de Public Sénat, Gérard Larcher a ensuite « salué » la décision du premier ministre d’inscrire le texte 3DS à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale, le 6 décembre, alors que le doute avait plané à un moment sur son inscription d’ici la fin de la session parlementaire. Pour la campagne présidentielle, il attend des candidats qu’ils « s’expriment clairement sur la question des territoires, de la décentralisation et de l’autonomie financière des collectivités territoriales ».

Congrès LR : « Le plus mauvais, c’est de faire de l’entre-soi »

Interrogé sur la décision des LR de passer par un congrès, et non par une primaire, pour désigner leur candidat, Gérard Larcher affirme que « le plus mauvais, c’est de faire de l’entre-soi ». Mais il « respecte la décision des militants ». Pour le président du Sénat, « l’important, c’est que les candidats fassent partager aux Français leurs projets, qu’ils ne parlent pas seulement aux adhérents, mais aux Français ».

Il a redit qu’il ne « partage aucune des valeurs » d’Eric Zemmour. « S’il souhaite débattre, il débat. Moi, personnellement, j’ai envie de débattre avec les Français », affirme-t-il, alors que le président du groupe LR de l’Assemblée, Damien Abad, s’est dit prêt à débattre avec le polémiste d’extrême droite. Ce dernier ne pourrait pas participer au congrès LR. Ils se sont dotés d’une clause, dans leur statut, qui permet de l’empêcher d’y participer.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Deputes dans la salle des quatre colonnes
7min

Politique

Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : dénonçant sa place sur la liste de Renaud Muselier, Valérie Boyer se lance de son côté

La sénatrice LR sortante, qui avait obtenu l’investiture à la troisième place d’une liste d’union UDI-Renaissance-LR, demandait la première place. Après avoir dénoncé un accord déséquilibré et se sentant « en décalage politique », Valérie Boyer décide de lancer sa liste dissidente. Renaud Muselier « regrette qu’elle ait cassé l’accord ». De quoi amener une dose d’incertitude de plus dans le scrutin.

Le

Tribute to Edgar Morin
7min

Politique

Présidentielle 2027 : « La candidature de Bernard Cazeneuve traduit la difficulté de notre personnel politique à se renouveler », selon Bruno Cautrès

Bernard Cazeneuve s'avance un peu plus sur le chemin déjà bien embouteillé de la présidentielle. Sans se déclarer officiellement candidat, l'ancien Premier ministre vient de publier une « Lettre aux Français » aux allures de programme, couplée à une interview dans Le Parisien dans laquelle il réaffirme son positionnement social-démocrate. Un espace déjà convoité par François Hollande et Raphaël Glucksmann.

Le

Montrouge: Entretiens politiques sur l energie avec Terra Nova
9min

Politique

Présidentielle : devant ses amis réunis à la questure du Sénat, François Hollande se prépare et met en garde contre les « candidatures de témoignage »

L’ancien chef de l’Etat, qui aspire à la redevenir, a réuni ses fidèles mercredi soir à la questure du Sénat. François Hollande, qui sortira un livre début septembre, planche sur « quelques grandes idées ». S’il n’est pas encore déclaré, il espère être en situation pour pouvoir se lancer. Mais pour lui, l’éventuel retour à l’Elysée ne passera pas par la case primaire.

Le

Paris: Questions au Gouvernement Assemblee nationale
8min

Politique

Interdiction du voile : en envisageant la piste d'un référendum, Marine Le Pen met la pression sur le Conseil constitutionnel

Mesure phare du programme de Marine Le Pen depuis de nombreuses années, l'interdiction du voile dans l'espace public nourrit quelques divisions au sein du RN. Selon les informations du Monde, la candidate à la présidentielle privilégierait désormais la piste du référendum pour faire passer cette réforme qui, sur le principe, serait contraire à la Constitution. Une voie qui permettrait d'éviter une censure a posteriori du Conseil constitutionnel. Le rôle des Sages serait toutefois déterminant en amont de la consultation des citoyens. Explications

Le