Collectivités: Gourault promet « des propositions » et prône une différenciation
Jacqueline Gourault, nouvelle ministre de la Cohésion des territoires, a estimé mercredi qu'il y avait "des différences à faire"...

Collectivités: Gourault promet « des propositions » et prône une différenciation

Jacqueline Gourault, nouvelle ministre de la Cohésion des territoires, a estimé mercredi qu'il y avait "des différences à faire"...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Jacqueline Gourault, nouvelle ministre de la Cohésion des territoires, a estimé mercredi qu'il y avait "des différences à faire" entre collectivités locales, promettant "des propositions" pour "répondre" à leurs "préoccupations", en particulier celles des départements.

"Je crois qu'il y a des différences à faire, je le dis très simplement. Il y a des niveaux de collectivités territoriales, comme par exemple les départements, qui ont de vrais sujets financiers qu'il faut traiter avec le gouvernement", a-t-elle estimé sur France Inter, en soulignant que ceux-ci avaient à leur charge "la politique sociale", comme "les allocations individuelles de solidarité" ou "le phénomène des mineurs non accompagnés".

"Tous les départements ne sont pas au même niveau, il faut aussi une solidarité interdépartementale", a ajouté la ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales.

"Nous sommes en train de travailler et nous allons faire des propositions (...) Nous allons trouver une solution pour répondre à leurs préoccupations", a-t-elle poursuivi.

"Et puis il y a des gens aussi qui font un peu de politique", a-t-elle ajouté alors qu'on l'interrogeait sur les critiques du maire (LR) de Meaux Jean-François Copé ou du président (ex-LR) des Hauts-de-France Xavier Bertrand, tous deux anciens ministres, qui dénoncent le mépris selon eux de l'exécutif à l'égard des collectivités. "Ils défendent leur parti politique, ils auraient préféré être au gouvernement…", a-t-elle estimé.

Elle a défendu la publication par le gouvernement des taux de la taxe d'habitation votés par les communes, soulignant qu'il n'avait "pas donné les noms des maires" mais uniquement "les noms des communes".

Donner ces taux, "ça s'appelle être moderne et transparent", a abondé Sébastien Lecornu, ministre auprès de Mme Gourault chargé des collectivités territoriales.

Quant à la campagne #BalanceTonMaire, lancée par des militants LREM, la nouvelle ministre l'a jugée "vraiment scandaleu(se)". "C'est un amalgame extrêmement douteux et le gouvernement ne peut soutenir ce genre de pratiques".

Partager cet article

Dans la même thématique

Ecole maternelle Volontaires, Violences dans le periscolaire, Paris
7min

Politique

Violences sexuelles dans le périscolaire : Anne Hidalgo auditionnée le 15 septembre par la commission d'enquête du Sénat

Avec 203 enquêtes pénales actuellement ouvertes pour des soupçons de violences dans les établissements scolaires parisiens, l'inquiétude des parents n'est pas près de faiblir à la veille de la rentrée. Au Sénat, la commission d'enquête consacrée à la prévention et au traitement des violences dans le périscolaire va reprendre ses travaux avec notamment l’audition d’Anne Hidalgo prévue le 15 septembre et celle d'Emmanuel Grégoire le 16 septembre. Sa rapporteure, Agnès Evren (LR), regrette « la solitude institutionnelle » qui pèse sur les familles victimes.

Le

Logo du Parti socialiste illustration
4min

Politique

Présidentielle : comment fonctionne la primaire du PS ?

Les socialistes et plusieurs formations satellites organisent une primaire en octobre pour choisir leur candidat à l’élection présidentielle. Les sympathisants de gauche qui n’appartiennent à aucun des partis organisateurs devront s’acquitter d’un tarif de 15 ou 10 euros, en fonction de leurs revenus, pour pouvoir voter. Explications.

Le

Paris: Questions au gouvernement Assemblee nationale
7min

Politique

Sanctionner le port du voile par une amende : le RN maintient sa proposition polémique et inconstitutionnelle

Mesure du programme de Marine Le Pen lors des précédentes élections présidentielles, l'interdiction du voile figurera aussi dans celui de 2027, comme l'a confirmé le député Jean-Philippe Tanguy. Toutefois, pour éviter une censure plus que probable d'une telle réforme par le Conseil constitutionnel, la candidate à la présidentielle privilégierait désormais la piste du référendum.

Le