Collectivités: un « effort considérable » qui « inquiète » les députés PS
Les 13 milliards d'euros d'économies demandées aux collectivités territoriales par l'exécutif représentent "un effort...

Collectivités: un « effort considérable » qui « inquiète » les députés PS

Les 13 milliards d'euros d'économies demandées aux collectivités territoriales par l'exécutif représentent "un effort...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Les 13 milliards d'euros d'économies demandées aux collectivités territoriales par l'exécutif représentent "un effort considérable" qui "inquiète" les députés socialistes, a affirmé mardi l'une de leurs porte-parole, Ericka Bareigts, dénonçant un "resserrement du carcan jacobin".

Au lendemain de la première conférence des territoires, cette députée de la Réunion et ex-ministre des Outre-Mer a d'abord évoqué, lors d'une conférence de presse, quelques "points d'accord": la couverture en haut débit de la France entière d'ici à 2020, "continuité d'un grand plan que nous avions lancé", et la simplification de la carte administrative, "mouvement nécessaire que nous avons initié".

Quant à la réduction des déficits, "elle est utile", mais "13 milliards, c'est un effort considérable et qui nous inquiète", a lancé Mme Bareigts, selon laquelle "la répartition n'est pas très claire", notamment pour les "territoires les plus fragiles, dont l'Outremer".

Concernant la suppression quasi totale de la taxe d'habitation, "il faut tenir l'engagement du président et cette taxe est injuste et archaïque", mais "le pacte" proposé par l'exécutif aux collectivités en échange de cette "perte de ressources propres" est "girondin" et marque "un resserrement du carcan jacobin", a critiqué cette porte-parole.

"Deuxième risque" de cette réforme selon elle, certaines collectivités pourraient augmenter la taxe d'habitation pour les 20% de Français qui y resteront assujettis, en en faisant "une taxe assommoir".

Au nom du groupe Nouvelle Gauche, Mme Bareigts a aussi critiqué la réduction annoncée du nombre d'élus locaux.

Au-delà, cette ex-ministre a déploré "une mauvaise nouvelle supplémentaire" sur le budget "toutes les semaines", à commencer par "des contradictions" sur la Défense, entre l'objectif d'une hausse des dépenses, jusqu'à 2% du PIB, et les économies au centre des tensions extrêmes entre le chef d'état major et le chef de l’État.

Mme Bareigts a aussi demandé si les économies demandées au ministère de l'Intérieur laissaient intacts les 9.000 postes créés pendant du quinquennat Hollande et les 10.000 promis par le candidat Macron, et si elles allaient affecter l'équipement ou la qualité du service public.

Au sujet de l'enseignement supérieur et de la recherche, les coupes dans le budget représentent "5.000 postes de chercheurs" et la chute de fonds pour l'aide publique au développement est "un renoncement" qui "pose question sur la solidarité française avec les pays du Sud", a-t-elle jugé.

Partager cet article

Dans la même thématique

Le Pen ok
7min

Politique

« Il n’était pas fiable » : le départ du conseiller de Jordan Bardella, François Durvye, de la campagne de Marine Le Pen, rappelle les divergences qui traversent le RN

Le divorce entre François Durvye, conseiller éco de tendance libérale, et Marine Le Pen, en plein débat au Medef, montre que le RN connaît encore des différences de lignes internes sur l’économie. Dans l’entourage de Marine Le Pen, on assure que « Jordan Bardella n’a rien à voir là-dedans. C’est l’ego contrarié d’un haut fonctionnaire. Point ».

Le

Capture d’écran du documentaire « 39-45, les cheminots dans la résistance » de Emmanuel Roblin
3min

Politique

Les « docus de l’été » : Les cheminots français sous le nazisme, de résistants individuels à la paralysie du réseau

Instrument essentiel de la logistique en temps de guerre, les cheminots français ont très tôt mesuré l’utilité du réseau de chemins de fer pour l’ennemi. Dès 1942, et avant toute autre forme de résistance, ils ont agi pour faire dérailler la machine nazie. "39-45, les cheminots dans la résistance", un documentaire de Emmanuel Roblin à voir cet été sur Public Sénat.

Le

« Ce qui m’a surpris, c’est… » : le premier débat de la présidentielle vu par les chefs d’entreprise présents à l’université d’été du Medef
7min

Politique

« Ce qui m’a surpris, c’est… » : le premier débat de la présidentielle vu par les chefs d’entreprise présents à l’université d’été du Medef

Le premier débat de la présidentielle s’est joué ce 27 août à Paris face aux tribunes de Roland-Garros, entre sept candidats déclarés, sur des thématiques économiques chères à l’organisation patronale. Les dirigeants ou cadres que nous avons rencontrés ressortent mitigés de cet échange. Les deux anciens premiers ministres d’Emmanuel Macron, Gabriel Attal et Édouard Philippe, ont sans surprise pris l’ascendant face à ce parterre.

Le

PARIS: REF 2026, Rencontre des Entrepreneurs de France 2025 du Medef – Présidentielle 2027 : Premier débat de la campagne entre sept candidats réunis par le Medef
9min

Politique

Dette, retraites, fiscalité… que retenir du premier débat des candidats à l’élection présidentielle ?

Ce jeudi, sept candidats à la présidentielle ont tenu le premier débat de la campagne, aux journées d’été du Medef. Pendant plus de deux heures, Bruno Retailleau (les Républicains), Edouard Philippe (Horizons), Raphaël Glucksmann (Place publique), Jean-Luc Mélenchon (la France Insoumise), Marine Le Pen (Rassemblement national), Gabriel Attal (Renaissance) et Marine Tondelier (les Ecologistes) ont échangé sur le sujet de la dette publique, des retraites ou encore du coût du travail.

Le