Collomb juge « intolérable » un article du Canard enchaîné sur un « possible détournement de fonds publics »
Le maire de Lyon Gérard Collomb juge mardi soir "intolérable" la diffusion par le Canard enchaîné à paraître mercredi d...

Collomb juge « intolérable » un article du Canard enchaîné sur un « possible détournement de fonds publics »

Le maire de Lyon Gérard Collomb juge mardi soir "intolérable" la diffusion par le Canard enchaîné à paraître mercredi d...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Le maire de Lyon Gérard Collomb juge mardi soir "intolérable" la diffusion par le Canard enchaîné à paraître mercredi d'informations sur l'ouverture par le Parquet national financier d'une enquête préliminaire sur un "possible détournement de fonds publics" au profit de son ex-compagne.

C'est à la suite d'un rapport provisoire de la chambre régionale des comptes d'Auvergne-Rhône-Alpes consacré à la gestion de la ville de Lyon, transmis au Parquet national financier, que cette enquête préliminaire a été ouverte, explique l'hebdomadaire.

"Je ne peux donc que m’étonner, alors que les conclusions de l’enquête administrative ne sont toujours pas connues, qu’on ait pu diffuser des informations tant inacceptables qu’intolérables et déjà largement propagées", a réagi M. Collomb dans un communiqué transmis à l'AFP.

"Il n’échappera à personne les véritables raisons qui conduisent ceux qui ont pris l’initiative de diffuser de telles informations de m’atteindre à 10 mois des élections municipales", poursuit le maire de Lyon.

Selon les rapporteurs, cités par le Canard enchaîné, Gérard Collomb aurait “fait bénéficier son ex-compagne (Meriem Nouri) de plusieurs emplois municipaux depuis plus de vingt ans”.

L'ex-ministre de l'Intérieur "confirme que depuis 1995 Mme Nouri est employée par la ville de Lyon dans différentes fonctions, d’abord comme agent non titulaire de catégorie C puis titularisée comme agent administratif en juin 2005".

"De 2005 à 2009, elle est successivement affectée dans deux mairies d’arrondissement puis, à partir de 2009, elle est en charge d’une activité d’accueil et d’information de proximité sur des projets urbains, notamment à la mission Serin puis à la maison du projet Rives de Saône jusqu’à l’été 2015", détaille-t-il.

"Pour les années suivantes 2015 à 2017, pour lesquelles un signalement a été effectué par sa hiérarchie en novembre 2017, j’ai seulement été informé de ce fait en février 2019", explique-t-il.

"J’ai aussitôt pris l’initiative de faire diligenter une enquête administrative dont les conclusions seront rendues fin juin et, conformément à l’article 40, j'ai informé le procureur de la République. Depuis début 2018, Mme Nouri a été affectée d’abord dans une bibliothèque municipale puis dans une mairie d’arrondissement où elle travaille actuellement", précise encore M. Collomb.

Le maire de Lyon entend se présenter en 2020 aux élections municipales et métropolitaines, mais il trouvera sur sa route son ancien dauphin et actuel président de la métropole lyonnaise David Kimelfeld.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Questions au Gouvernement Assemblee nationale
8min

Politique

Interdiction du voile : en envisageant la piste d'un référendum, Marine Le Pen met la pression sur le Conseil constitutionnel

Mesure phare du programme de Marine Le Pen depuis de nombreuses années, l'interdiction du voile dans l'espace public nourrit quelques divisions au sein du RN. Selon les informations du Monde, la candidate à la présidentielle privilégierait désormais la piste du référendum pour faire passer cette réforme qui, sur le principe, serait contraire à la Constitution. Une voie qui permettrait d'éviter une censure a posteriori du Conseil constitutionnel. Le rôle des Sages serait toutefois déterminant en amont de la consultation des citoyens. Explications

Le

Photo illustration d un titre de voyage pour refugie
6min

Politique

Droit d’asile : un rapport sénatorial alerte sur son coût et son utilisation détournée en « voie d’immigration comme les autres »

Dans un rapport présenté le 9 juillet, la sénatrice LR Marie-Carole Ciuntu chiffre à près de 2 milliards le coût annuel de la politique française de droit d’asile. Dénonçant un dispositif « dévoyé », détourné pour s’installer durablement sur le territoire, elle appelle à mieux suivre les déboutés de l’asile et à réduire de plus de moitié la durée de validité des titres des réfugiés.

Le