Collomb souhaite un service national universel « obligatoire »
Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, a réaffirmé dimanche sa volonté que le service national universel, promesse de...

Collomb souhaite un service national universel « obligatoire »

Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, a réaffirmé dimanche sa volonté que le service national universel, promesse de...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, a réaffirmé dimanche sa volonté que le service national universel, promesse de campagne d'Emmanuel Macron dont la forme n'est pas encore définie, soit "obligatoire".

"Le Président de la République (...) a une qualité, c'est la persévérance dans les idées. Aujourd'hui, on est en train de réfléchir sur la forme que cela pourrait prendre mais il a encore réaffirmé récemment qu'il voulait faire ce genre de service obligatoire", a déclaré Gérard Collomb lors d'une émission sur FranceInter/FranceInfo/Le Monde.

Interrogé si lui-même souhaitait que ce service soit obligatoire, le ministre a affirmé: "Oui, bien sûr".

"Ce n'est plus le service d'un an qu'on connaissait par le passé, c'est quelques semaines, un mois mais au moins on se retrouve ensemble, il y a un brassage social", a-t-il dit.

Vendredi, la ministre des Armées, Florence Parly, avait déclaré que "ce sera un service qui probablement n'aura pas un caractère obligatoire, au sens où les gendarmes viendraient rechercher le réfractaire, mais ce sera un service qu'on cherchera à rendre attractif pour les jeunes afin qu'ils soient incités à le réaliser, à la fois pour eux-mêmes, pour ce qu'ils y apprendront et aussi pour ce qu'ils pourront donner aux autres".

A l'origine, la promesse lancée en mars 2017 par le candidat Macron était de rétablir un "service national obligatoire et universel", d'une durée d'un mois et pour l'ensemble d'une même classe d'âge, "soit environ 600.000 jeunes par an".

"En indiquant +pas obligatoire+, la ministre a voulu dire +pas punitif+: elle n'a pas remis en cause sa vocation universelle, c'est-à-dire ayant vocation à concerner tous les jeunes", a précisé vendredi l'entourage de Florence Parly.

La faisabilité de ce projet suscite des doutes, en raison de son coût (estimé entre deux et trois milliards d'euros par an par Emmanuel Macron pendant sa campagne) et des capacités d'accueil des armées, réduites depuis la suppression en 1997 du service militaire.

Le chef de l'État a chargé fin janvier un groupe de travail d'entamer "des travaux de préfiguration et rendre ses conclusions en avril" sur l'instauration de ce service. Un rapport parlementaire sur le sujet est également attendu le 21 février.

Dans un rapport récemment remis au ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer, le Conseil d'orientation des politiques de jeunesse (COJ), qui réunit les acteurs majeurs des politiques jeunesse, préconise que ce service ne soit pas obligatoire, afin notamment d'éviter "une rupture" dans le parcours scolaire, professionnel ou dans la vie personnelle des jeunes.

Partager cet article

Dans la même thématique

Collomb souhaite un service national universel « obligatoire »
4min

Politique

LFI : « Jean-Luc Mélenchon donne l’impression que la gauche est plus dangereuse que le RN », déplore Pierre Jouvet (PS)

Invité de notre matinale, Pierre Jouvet a critiqué les prises de position récentes de Jean-Luc Mélenchon et a appelé les militants et élus Insoumis à se désolidariser des propos de leur leader politique. A l’approche des municipales, le PS exclut des alliances avec des Insoumis « qui ne condamnent pas les propos de Jean-Luc Mélenchon. »

Le

Elections Legislatives bureau de vote a Nice
9min

Politique

68 % des communes n’ont qu’une liste pour les municipales : « Démocratie confisquée » ou « illusion d’optique » liée au nouveau mode de scrutin ?

Pour les élections municipales, les deux tiers des communes connaissent déjà le nom de leur maire, car une seule liste a été déposée en préfecture. « C’est à cause de la transformation du mode de scrutin », qui généralise les listes paritaires pour les communes de moins de 1000 habitants, explique le sénateur PS Eric Kerrouche. Ne pas avoir le choix « n’est pas bon pour la démocratie », pointe le sénateur Horizons Franck Dhersin. Mais pour le socialiste, « ça systématise quelque chose qui était là auparavant ».

Le

President Donald Trump Delivers Joint Address To Congress in Washington
6min

Politique

Guerre en Iran : Donald Trump peut-il se passer de l’accord du Congrès américain ?

Après un week-end de tâtonnements, l’administration américaine et Donald Trump a finalement employé le terme de « guerre » pour qualifier l’intervention américaine en Iran. Une loi de 1973, permet certes au Président américain de déclencher une intervention militaire limitée, mais selon la Constitution, seul le Congrès a le pouvoir de déclarer la guerre. Deux résolutions vont être examinées au Congrès cette semaine pour tenter de limiter les pouvoirs de l’exécutif. Sans chances de succès, pour le moment. Explications.

Le