Le mouvement En Marche! a pavé le chemin de ses futurs députés, souvent novices, et qui vont arriver en masse au Palais-Bourbon, leur demandant...
Comment En Marche! va encadrer les premiers pas de ses nouveaux députés
Le mouvement En Marche! a pavé le chemin de ses futurs députés, souvent novices, et qui vont arriver en masse au Palais-Bourbon, leur demandant...
Par Anne Pascale REBOUL
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Le mouvement En Marche! a pavé le chemin de ses futurs députés, souvent novices, et qui vont arriver en masse au Palais-Bourbon, leur demandant de rester dans "l'écoute citoyenne" et d'impulser un "changement de culture", entre pragmatisme et volonté d'agir rapidement.
Ils seront dimanche 400 à 470 à être élus, MoDem inclus, selon les dernières projections. Mais ils ne siègeront qu'à partir du 27 juin, début de la nouvelle législature, et choisiront alors le nouveau président de l'Assemblée, seront répartis par commission, se verront attribuer une place dans l'hémicycle...
Dans l'intervalle de cette dizaine de jours, le mouvement créé par Emmanuel Macron leur conseille de "ne pas se précipiter" à Paris et, en début de semaine, de remercier électeurs et équipes, et boucler leurs comptes de campagne.
A partir du milieu de semaine prochaine, ces députés devraient arriver par vagues à l'Assemblée, regroupés par grandes régions par exemple, pour s'enregistrer, faire les photos officielles, etc. Il leur faudra aussi trouver un bureau et recruter des collaborateurs, ce pour quoi En Marche! met à disposition les CV reçus par centaines, via un centre de ressources. Celui-ci proposera aussi pour le travail parlementaire outils et argumentaires.
Un séminaire de rentrée est programmé le week-end des 24-25 juin dans la capitale, selon des sources concordantes. "Ce ne sera pas du +teambuilding+ (construction d'esprit d'équipe, ndlr) ou de la formation à faire la loi, qui s'acquiert vite", assure-t-on en interne, mais "un travail collectif sur le rôle du député En Marche!, ses missions et valeurs".
En premier lieu, il y a une volonté de "réengager le citoyen", après une abstention record aux derniers scrutins. "On ne peut plus être député maintenant comme au XXe siècle. Les Français ont envie de se réapproprier la politique", considère Jeanne Dromard, 33 ans, en lice en Seine-Saint-Denis. Au menu: "écoute citoyenne", construction de "civic techs" (technologie civique) pour favoriser la participation de tous, voire votations en temps réel.
Au-delà, à l'Assemblée, "nous voulons insuffler un changement d’état d’esprit avec de nouveaux visages de la politique", et ces députés qui ne cumuleront pas des mandats à vie auront envie d'"agir vite" et d'"avoir des résultats perceptibles sur le terrain", explique à l'AFP Catherine Barbaroux, ancienne membre de la commission d'investiture et présidente par intérim d'En Marche!.
- Une chambre 'aux ordres'? -
Présentation générale du second tour des élections législatives, le 18 juin
AFP
Plus question de pluies d'amendements pour retarder la procédure parlementaire ou de "théâtre" politique comme lors de questions au gouvernement passées: le règlement de l'Assemblée sera revu et le poids de la majorité pourrait "casser le jeu des postures", escompte un cadre du mouvement.
Mais plusieurs ténors politiques se sont inquiétés d'une chambre "aux ordres", avec une opposition à la voix très faible. "L'Assemblée nationale ne va pas compter" dans un premier temps, lâche le président LR sortant de commission Gilles Carrez.
Une note d'avril de responsables d'En Marche!, issue des "Macronleaks" et révélée par Mediapart, évoquait la nécessité d'un "fort encadrement politique" pour les élus sans engagement jusqu'alors, et d'une "régulation politique conséquente" pour ceux issus des familles de droite ou de gauche.
Comme garantie que le programme présidentiel sera voté sans fronde, "tout le monde s'est engagé sur les grands chantiers, en signant le contrat avec la Nation" défini par Emmanuel Macron, souligne un candidat parisien. "Après, il y a du grain à moudre sur d'autres sujets, et il y a l'évaluation" de l'action du gouvernement, affirme-t-il.
Chacun est invité à s'interroger: "Qu'est-ce que ma valeur ajoutée?" La moitié des candidats REM étaient estampillés "société civile" et arrivent avec leurs connaissances. Une part devrait d'ailleurs conserver une activité professionnelle.
Cette énergie décrite chez les nouveaux va-t-elle trouver à se traduire? "Quand vous arrivez, vous avez envie de refaire le monde (mais)très rapidement, on déchante", a témoigné vendredi à Europe 1 Monique Rabin, socialiste sortante. "Il m'a fallu deux ans et demi-trois ans pour être une parlementaire qui comprend les relations de pouvoir."
Le divorce entre François Durvye, conseiller éco de tendance libérale, et Marine Le Pen, en plein débat au Medef, montre que le RN connaît encore des différences de lignes internes sur l’économie. Dans l’entourage de Marine Le Pen, on assure que « Jordan Bardella n’a rien à voir là-dedans. C’est l’ego contrarié d’un haut fonctionnaire. Point ».
Instrument essentiel de la logistique en temps de guerre, les cheminots français ont très tôt mesuré l’utilité du réseau de chemins de fer pour l’ennemi. Dès 1942, et avant toute autre forme de résistance, ils ont agi pour faire dérailler la machine nazie. "39-45, les cheminots dans la résistance", un documentaire de Emmanuel Roblin à voir cet été sur Public Sénat.
Le premier débat de la présidentielle s’est joué ce 27 août à Paris face aux tribunes de Roland-Garros, entre sept candidats déclarés, sur des thématiques économiques chères à l’organisation patronale. Les dirigeants ou cadres que nous avons rencontrés ressortent mitigés de cet échange. Les deux anciens premiers ministres d’Emmanuel Macron, Gabriel Attal et Édouard Philippe, ont sans surprise pris l’ascendant face à ce parterre.
Ce jeudi, sept candidats à la présidentielle ont tenu le premier débat de la campagne, aux journées d’été du Medef. Pendant plus de deux heures, Bruno Retailleau (les Républicains), Edouard Philippe (Horizons), Raphaël Glucksmann (Place publique), Jean-Luc Mélenchon (la France Insoumise), Marine Le Pen (Rassemblement national), Gabriel Attal (Renaissance) et Marine Tondelier (les Ecologistes) ont échangé sur le sujet de la dette publique, des retraites ou encore du coût du travail.