Commentaire de Darmanin sur la condamnation de Marine Le Pen : « Je trouve profondément choquant de commenter une décision de justice », critique Nathalie Delattre
Alors que cinq ans d’inéligibilité sont requis contre Marine Le Pen dans le cadre du procès des assistants parlementaires du FN, l’ancien ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin s’indigne de ces réquisitions. Une prise de position choquante de la part du député du Nord estime Nathalie Delattre, invitée de la matinale de Public Sénat.
« C’est la réquisition du parquet qui représente les intérêts de la société », déclare Nathalie Delattre, ministre chargée des relations avec le Parlement, à la suite des propos de Gérald Darmanin sur le procès des assistants parlementaires du RN. Alors que le parquet requiert cinq ans d’inéligibilité contre Marine Le Pen et cinq ans de prison dont trois avec sursis, l’ancien ministre de l’Intérieur s’est indigné des réquisitions des magistrats. « Il serait profondément choquant que Marine Le Pen soit jugée inéligible », écrit, sur X, le député du Nord. Une prise de position condamnée par Nathalie Delattre alors même que le jugement de première instance n’a pas été rendu. « Je trouve profondément choquant de commenter une décision de justice. Il y a un temps politique, il y a un temps judiciaire », pointe la ministre chargée des relations avec le Parlement.
Par ailleurs, Nathalie Delattre écarte l’idée d’une décision antidémocratique rappelant que « la justice n’est pas en train de trancher la candidature » de Marine Le Pen. « Le RN ne manque pas de candidatures possibles. Ce n’est pas la fin d’un parti parce que l’un des membres ne peut pas se présenter. La loi s’applique à tout le monde », ajoute la ministre.
Le Parti socialiste, qui détient plusieurs grandes villes, à commencer par Paris, où « ça va être chaud », présente 2500 listes pour les élections municipales. Uni avec les Ecologistes dans plusieurs communes, le parti fait face aux listes LFI, qui attaquent les socialistes sans hésiter. Au-delà de l’enjeu de conserver ses villes et quelques gains possibles, à Saint-Etienne ou Amiens, le numéro 2 du PS, Pierre Jouvet, espère montrer avec le scrutin « la possibilité de construire l’alternative politique dans le pays ».
En tenailles entre l’érosion du vote LR dans les grandes villes et le spectre d’une « union des droites » portée par le RN, le parti de Bruno Retaileau mise sur son solide maillage territorial pour résister lors du scrutin des 15 et 22 mars prochains. LR pourrait toutefois créer la surprise à Nantes et Besançon. Surtout, la droite caresse l’espoir d’un basculement historique à Paris avec Rachida Dati.
Pour les élections municipales, les enjeux sont multiples. Les LR et le PS tentent de conserver leurs nombreuses villes moyennes, pour la droite, ou grandes, pour la gauche et les écolos, avec une élection cruciale à Paris, que vise Rachida Dati. Pour le RN et LFI, qui partent de loin, il s’agit de renforcer l’implantation locale. Le parti d’extrême droite vise Toulon et rêve de gagner Marseille. Horizons essaie de garder ses grands maires. Et pour Renaissance, ce sera à nouveau un scrutin difficile. Le scrutin du 15 et 22 mars devrait réserver quelques surprises.
En réaction aux bombardements israélo-américains, l’Iran a bloqué le détroit très stratégique d'Ormuz. Plus de 20 % des stocks de pétrole mondiaux y transitent par bateaux, entraînant une flambée du prix des carburants à travers le monde. Invité dans l’émission Bonjour chez vous, le ministre délégué chargé de l’Industrie, Sébastien Martin, a tenu à balayer les inquiétudes des particuliers et des professionnels.