Commerce en ligne : le Sénat consulte les Français sur l’impact environnemental des livraisons
Les sénateurs lancent une consultation en ligne pour cerner les habitudes et les attentes des consommateurs en matière de livraisons, pour leurs achats sur Internet. L’enquête vise à identifier les critères susceptibles d’orienter leurs choix pour un meilleur bilan carbone de leurs colis.

Commerce en ligne : le Sénat consulte les Français sur l’impact environnemental des livraisons

Les sénateurs lancent une consultation en ligne pour cerner les habitudes et les attentes des consommateurs en matière de livraisons, pour leurs achats sur Internet. L’enquête vise à identifier les critères susceptibles d’orienter leurs choix pour un meilleur bilan carbone de leurs colis.
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Imaginez que pour chaque achat en ligne, vous disposiez d’une estimation du dioxyde de carbone émis pour chaque livraison. Pourriez-vous choisir un mode de livraison plus respectueux de l’environnement ? Seriez-vous prêt à payer plus, à attendre davantage ou à vous déplacer dans un point de retrait ? Les boutiques en ligne devraient-elles vous laisser davantage de choix ? Ce sont les interrogations du Sénat, qui sollicite l’avis des internautes. Les sénateurs de la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable viennent de lancer une consultation rapide en ligne, accessible pendant un mois, afin de cerner les attentes et les comportements du consommateur, dans ses achats sur Internet.

La question est loin d’être anecdotique, surtout depuis la fermeture des commerces non essentiels pour un tiers de la population. Sous l’effet de la crise sanitaire, et de deux confinements l’an dernier, le poids de la vente en ligne en France a explosé. Selon des chiffres du cabinet Kantar, ce marché a enregistré un bond du chiffre d’affaires de 24 % en 2020. Le volume des ventes représente 43 milliards d’euros.

42 millions de Français ont commandé sur Internet en 2020

La Fédération e-commerce et vente à distance estime désormais que 42 millions de Français ont commandé sur Internet l’an dernier. L’e-commerce représente près de 10 % du commerce de détail. Si les boutiques sont dématérialisées en apparence, le volume est bien tangible et matériel, et il se répercute sur le secteur des transports et de la livraison.

Le sujet est donc bien dans l’air du temps, d’autant plus que le Sénat sera saisi dans les prochains mois du projet de loi « climat et résilience ». La commission de l’aménagement du territoire et du développement durable du Sénat, pour son premier travail de contrôle de l’année, a choisi de créer une mission d’information sur le transport de marchandises « face aux impératifs environnementaux ». Les sénateurs rappellent que les poids lourds représentent 20 % des émissions du secteur des transports, « l’un des principaux émetteurs » de gaz à effet de serre en France. La mission d’information a déjà auditionné de nombreux acteurs du secteur aux mois de février et mars. Elle devrait rendre ses conclusions, élaborées jusqu’à la fin du mois de juin, dans un rapport rédigé par Nicole Bonnefoy (PS) et Rémy Pointereau (LR).

Le rapport proposera des pistes pour « accélérer la transition écologique du transport de marchandises » et « réduire son impact environnemental ».

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Pas d’union à gauche Lors du débat organisé Public Sénat, France Télévisions ICI Occitanie et la radio ICI Hérault organisaient, les protagonistes ont rappelé leur position. « Je constate que depuis que j’ai l’honneur d’être maire de Montpellier, LFI pilonne l’ensemble des mesures que nous portons et met plus d’énergie dans la critique de l’action d’un maire de gauche que contre l’extrême droite », a justifié Michaël Delafosse qui précise, néanmoins, n’avoir eu qu’un adversaire lors de cette campagne : c’est l’extrême droite. Nathalie Oziol a estimé que l’absence de l’extrême droite au second tour à Montpellier, c’était grâce à la France Insoumise. Dans cette configuration, l’union de la gauche n’était pas nécessaire car le choix des électeurs, selon elle, résidait entre le « système socialiste en place » et les Insoumis. L’homme d’affaires, milliardaire, propriétaire du club de rugby local, Mohed Altrad qui, contrairement à 2020, n’a pas fait d’alliance pour le second tour avec l’humoriste Rémi Gaillard et une autre candidate de gauche Alenka Doulain, s’est présenté comme un homme qui n’était pas politique mais qu’il s’éloignerait « le plus possible » de son entreprise s’il était élu. Transports Michael Delafausse a défendu la mesure phare de son mandat, la gratuité des transports, financée par le versement mobilité, même si un rapport de la Cour des comptes a jugé la mesure coûteuse et peu efficace pour inciter les Montpelliérains à ne pas prendre leur voiture. Nathalie Oziol soutient la mesure mais la considère mal appliquée. « Des trams et des bus ont diminué en fréquence. Nous n’avons pas vérifié si le maillage territorial était suffisant », a-t-elle reproché. Autre dossier, le COM (le Contournement Ouest de Montpellier), une voie qui doit relier deux autoroutes pour désengorger la circulation en centre-ville, dont les travaux doivent démarrer cette année, est contesté par les adversaires du maire sortant. « Le COM permettra de contourner Montpellier plutôt que d’envoyer tout le trafic vers l’avenue de la Liberté. C’est financé par les péages », a défendu Michaël Delafosse. « Hors de question. C’est notre A69 à nous. C’est une aberration environnementale, les arbres coupés… C’est une 10 voix qui va passer sous les fenêtres des Montpelliérains », a dénoncé la candidate LFI. Mohed Altrad s’y est montré lui favorable mais à condition que le COM ne soit pas payant pour les Montpelliérains. Sécurité En ce qui concerne la police municipale, Nathalie Oziol, a défendu son désarmement. « Il faut que la police municipale devienne une police de proximité qui fasse le lien avec les habitants ». Prenant l’exemple de la ville de Béziers, la mesure phare de Mohed Altrad est celle d’un couvre-feu au moins de 16 ans à partir de 22h, mais aussi doubler les effectifs de la police municipale et renforcer la vidéoprotection. Le maire sortant a défendu l’armement de la police municipale, la création d’une police des transports, le recrutement de 100 agents supplémentaires et le doublement des caméras de surveillance. Traitement des déchets La validation par le conseil de la Métropole de Montpellier d’une unité de valorisation énergétique par combustibles solides de récupération (CSR) est l’autre dossier chaud de l’élection. « C’est de la folie, c’est la pollution, c’est le cancer […] C’est une technologie expérimentale. Comme toute technologie récente, on a besoin de temps pour l’expérimenter », a dénoncé Mohed Altrad. Nathalie Oziol regrette qu’il n’y ait pas d’autres solutions envisagées. « Ce que nous proposons, c’est une convention populaire sur toute la gestion des déchets. 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