Commission d’enquête sur la fraude sociale : « Ce n’est pas une fraude de pauvres » déclare Jean-Christophe Lagarde
Le groupe UDI-Agir dépose ce mardi à l’Assemblée nationale la proposition d’une commission d’enquête sur la fraude sociale. Le président du groupe, Jean-Christophe Lagarde, dénonce le silence des fonctionnaires.

Commission d’enquête sur la fraude sociale : « Ce n’est pas une fraude de pauvres » déclare Jean-Christophe Lagarde

Le groupe UDI-Agir dépose ce mardi à l’Assemblée nationale la proposition d’une commission d’enquête sur la fraude sociale. Le président du groupe, Jean-Christophe Lagarde, dénonce le silence des fonctionnaires.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Pourquoi on a 5 millions de cartes -évalue-t-on- qui se baladent dans la nature et dont on ne sait pas si elles sont utilisées ou pas et combien elles coûtent aux Français ? Pourquoi est-ce qu'on a un nombre de centenaires dans nos fichiers qui ne correspond pas à la réalité vivante ? Qui sont les fraudeurs ? » interpelle le député Jean-Christophe Lagarde. À l’origine de cette idée de commission d’enquête, il évoque une fraude de grande ampleur.

Le député détaille l’échec de la mission parlementaire de Nathalie Goulet et Carole Grandjean, demandée par le 1er ministre, sur l'évaluation et la caractérisation de la fraude sociale. « Cette mission, conduite par deux parlementaires, a été avortée parce qu'elles ont fini par conclure que leur mission était perçue dans l'administration comme ‘inopportune’ ».

Selon Jean-Christophe Lagarde, un certain nombre de fonctionnaires ont refusé de répondre. « Soit c'est de la rébellion et de l'insubordination et ce n'est pas acceptable, soit ils ne savent pas répondre et c'est de l'incompétence parce que ça veut dire qu'ils ne savent pas ce qu'ils font de notre argent » analyse le député.

« Ce n'est pas une fraude de pauvres, […] de celui qui prend un médicament de trop, non c'est une fraude organisée manifestement » déclare Jean-Christophe Lagarde. Pour le député UDI-Agir, il faut aller au fond des choses et « ne pas mettre la poussière sous le tapis comme l'administration semble vouloir le faire ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Capture d’écran du documentaire « Le palais des hiéroglyphes – Sur les traces de Champollion » de Patrick Cabouat
4min

Politique

Les « docus de l’été » : Le mystère du plus grand édifice funéraire égyptien, le tombeau de Padiamenopé

Elle est probablement l’une des plus anciennes civilisations mais nourrit encore notre imaginaire collectif. Pharaons, pyramides, hiéroglyphes… Autant de mystères antiques laissés à la postérité et enfouis sous le sable du désert. Mais alors comment a-t-on pu la comprendre alors que les hiéroglyphes nous étaient inconnus ? Qu’est-ce que cette société d’une autre ère avait à nous dire ? "Le palais des hiéroglyphes - Sur les traces de Champollion", un documentaire monumental de Patrick Cabouat à voir cet été sur Public Sénat pour comprendre ce que cache le plus grand édifice funéraire égyptien.

Le

Capture d’écran du documentaire « Le Chambon-sur-Lignon, un legs pour l’Histoire » de Jérôme Lévy
5min

Politique

Les « docus de l’été » : « Face à la conspiration du mal, le bien peut vaincre » l’exemple de la commune du Chambon-sur-Lignon

Terre de refuge pour les protestants persécutés lors des guerres de religions, puis lieu d’accueil pour les républicains espagnols fuyant le régime de Franco et enfin village refuge pour les juifs lors de la Seconde Guerre mondiale, la commune du Chambon-sur-Lignon et ses habitants ont dans leur histoire souvent aidé les personnes persécutées. En mémoire de cet engagement, il y a quelques années, un homme a fait du village son héritier. Mais qui était-il ? Pourquoi a-t-il fait ce legs ? Et qu’est-ce que cela nous dit que ceux qui ont lutté discrètement contre les nazis durant plusieurs années, c’est ce que raconte le documentaire "Le Chambon-sur-Lignon, un legs pour l'Histoire", de Jérôme Lévy diffusé cet été sur Public Sénat.

Le