Communautarisme : Une proposition de loi « qui répond aux fléaux actuels » estime Damien Abad
La droite sénatoriale est à l’origine d’une proposition de loi constitutionnelle pour lutter contre le communautariste. L’idée ? Réaffirmer que chacun est d’abord soumis aux lois de la République, avant les convictions religieuses. ​

Communautarisme : Une proposition de loi « qui répond aux fléaux actuels » estime Damien Abad

La droite sénatoriale est à l’origine d’une proposition de loi constitutionnelle pour lutter contre le communautariste. L’idée ? Réaffirmer que chacun est d’abord soumis aux lois de la République, avant les convictions religieuses. ​
Public Sénat

Par Océane Blanchard

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le sénateur LR Philippe Bas a déposé une proposition de loi visant à réaffirmer la prééminence des lois de la République : à savoir, empêcher toute personne de se soustraire à la législation pour des raisons religieuses. Une proposition soutenue par les députés républicains, comme l’explique Damien Abad, invité de la matinale Bonjour Chez Vous.

« Nous soutiendrons cette proposition, elle va dans le bon sens » explique-t-il. « Elle répond aux fléaux actuels, à la montée du communautarisme » analyse Damien Abad, qui cite notamment le faisceau d’indices » mis en lumière par un rapport parlementaire sur la radicalisation dans la vie publique.

En modifiant l’article 1 et 4 de la Constitution, la proposition de loi entend affirmer la souveraineté des lois de la République mais aussi empêcher des « groupes communautaires » d’avoir une place dans la vie politique. Elle prévoit qu’ils ne soient plus financés et considérés comme des partis politiques. Ces groupes pourraient aussi être dissouts en cas d’incitation à la haine ou à la discrimination.

 « Vous avez beaucoup de moments où les Français se sentent bien seuls par rapport à la loi. Quand vous êtes dans un hôpital public et que vous avez une femme qui refuse de se faire ausculter par un médecin homme pour des raisons religieuses, on est en difficulté par rapport à la législation. Il faut clarifier sans stigmatiser » analyse Damien Abad.

La présidente du Rassemblement National Marine Le Pen a par ailleurs accusé les Républicains d’avoir « copié collé » une de ces propositions. Mais le député Les Républicains voit les choses d’un autre œil : « Personne n'a le monopole des questions communautaires. Dans sa loi, il y avait 8 articles, dont beaucoup qui ont été censurés parce que contraire soit aux dispositions constitutionnelles soit au droit communautaire. Je crois que là encore Mme Le Pen fait preuve de légèreté sur ce sujet »

Partager cet article

Dans la même thématique

Communautarisme : Une proposition de loi « qui répond aux fléaux actuels » estime Damien Abad
2min

Politique

PMA : « pour un projet on ne peut plus intime on ne devrait pas avoir à traverser des frontières », déplore cette lyonnaise après neuf tentatives

C’est historique. Pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale, le nombre de décès en France a dépassé celui des naissances en 2025. Mais à rebours de cette tendance démographique, certains couples se battent pour avoir des enfants. C’est le cas d’Eugénie, originaire de Lyon, qui a été contrainte de partir à l’étranger pour bénéficier d’un parcours de PMA plus rapide. Interrogée par Quentin Calmet, elle témoignage de ses obstacles et difficultés dans l’émission Dialogue Citoyen.

Le

Paris : Vote on the 2026 budget bill at the Senate
8min

Politique

[Série 4/4] Macron et le Sénat, 10 ans de relations : du « Sénat bashing » à « une forme d’aura » retrouvée

Le Sénat et Emmanuel Macron. Bientôt 10 ans d’une relation tumultueuse, faite de moments électriques, de réchauffement, de pragmatisme et d’attaques. Une décennie de vie politique et parlementaire, sur laquelle publicsenat.fr revient cet été. Dix ans de macronisme auront finalement permis au Sénat, souvent critiqué, de redorer son blason. Rôle de contre-pouvoir renforcé avec les commissions d’enquête, travail législatif mis en lumière, hémicycle apaisé et constructif par rapport à l’Assemblée : c’est la recette qui a permis à la Haute assemblée de réaffirmer son rôle institutionnel.

Le

Communautarisme : Une proposition de loi « qui répond aux fléaux actuels » estime Damien Abad
3min

Politique

« Il peut y avoir des moments festifs sans pour autant être obligé de boire » juge la sénatrice communiste Cathy Apourceau-Poly

En ce début d’année, un million de Français ont choisi de ranger leurs verres pour relever le défi du « dry january » ou « janvier sobre ». Une pause bienvenue dans un pays où l’alcool est omniprésent dans la vie sociale et reste responsable de milliers de morts chaque année. Souvent taboue et parfois accentuée par la pression sociale, l’addiction à l’alcool constitue un enjeu de santé publique majeur. Comment réduire les risques ? l’addictologue Delphine Moisan et la sénatrice communiste Cathy Apourceau-Poly sont les invitées de l’émission Et la santé ça va ? pour en débattre.

Le

francois-patriat-en-septembre-dernier-photo-sipa-jeanne-accorsini-1680805422
6min

Politique

« Adieu Fanfan » : le sénateur François Patriat, ancien socialiste, fidèle d'Emmanuel Macron est mort à l'âge de 83 ans 

Le sénateur de Côte-d’Or est décédé à l’âge de 83 ans. En 2016, François Patriat avait été parmi les premiers soutiens d’Emmanuel Macron, au moment où il se lançait dans la campagne présidentielle. Jusqu’en 2026, le Bourguignon restera l’un des plus proches soutiens du président de la République. Le dernier acte d’une très longue carrière de parlementaire entamée dans les années 80.

Le