Compte offshore: Macron accuse Marine Le Pen de propager des « fake news »
Emmanuel Macron a accusé jeudi Marine Le Pen de propager des "fake news", après que la candidate du Front national a laissé...

Compte offshore: Macron accuse Marine Le Pen de propager des « fake news »

Emmanuel Macron a accusé jeudi Marine Le Pen de propager des "fake news", après que la candidate du Front national a laissé...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Emmanuel Macron a accusé jeudi Marine Le Pen de propager des "fake news", après que la candidate du Front national a laissé entendre lors du débat d'entre-deux-tours de la présidentielle que son rival d'En Marche! détiendrait un compte offshore aux Bahamas.

Alors que M. Macron accusait le FN d'être "le parti des affaires", Mme Le Pen a glissé mercredi soir: "J'espère que l'on n'apprendra pas que vous avez un compte offshore au Bahamas...". Le candidat a dénoncé lors du débat "de la diffamation".

La candidate frontiste a reconnu jeudi ne pas "avoir de preuves" mais expliqué qu'elle avait jugé nécessaire de l'interroger. "Je lui ai posé la question: est-ce qu'on va découvrir des choses, peut-être trop tard le concernant ?", a-t-elle justifié sur BFMTV/RMC.

Interrogé sur Europe 1, le vice-président du FN, Louis Aliot, a affirmé que "deux sites américains" évoquent également un compte basé aux Bahamas, "sûrement que cela sortira dans la journée".

Après avoir une nouvelle fois démenti ces accusations jeudi matin sur France Inter, M. Macron a dénoncé les "fausses annonces et mensonges" émanant de "sites pour certains liés à des intérêts russes".

Accusant Mme Le Pen d'avoir fomenté cette "manoeuvre" grâce à ses "troupes sur internet", le candidat d'En Marche! et ancien ministre de l’Économie l'a accusée de propager des "fake news" et a regretté que le débat soit allé "vers ces bas-fonds".

L'équipe de M. Macron n'a pas tardé à réagir, revenant tôt jeudi matin sur les différentes étapes de la diffusion de cette "fake news" et observant que l'article en question a été partagé plusieurs milliers de fois sur Twitter.

D'une publication anonyme sur le forum "4chan" à la reprise en direct lors du débat télévisé par Marine Le Pen, "l'information" aurait circulé sur les réseaux sociaux, notamment Twitter, relayée par des soutiens de Donald Trump, puis s'est retrouvée "dans la sphère d’influence de comptes associés, en France, à Sputnik et à RussiaToday", affirme En Marche!

L'équipe fait aussi état de "faux grossiers", imitant la signature d'Emmanuel Macron sur des documents.

"Ça fait un peu rumeur bâclée, généralement ceux qui sont à l'origine des fake news sont plus forts. Par exemple, ils inventent une histoire sur la manière dont les documents ont fuité. Là, il n'y a que deux documents pour appuyer la rumeur, c'est un peu faible", a déclaré à l'AFP Mounir Mahjoubi, directeur de la campagne numérique.

Selon l'équipe de M. Macron, "cette tentative de déstabilisation a mobilisé des moyens importants et repose sur une préparation minutieuse". Elle assure que "toutes les suites judiciaires requises seront naturellement données".

Partager cet article

Dans la même thématique

Déclaration de politique générale et avenir de la Nouvelle Calédonie en séance au Sénat ce 15 octobre
8min

Politique

« Ça fait 135 ans qu’on résiste ! » : pour les sénatoriales, le groupe RDSE vise « la stabilité, voire gagner un petit peu »

Plus vieux groupe de l’histoire du Parlement, le RDSE voit la moitié de ses 16 sièges remis en jeu lors du scrutin de septembre. Mais sa présidente, la sénatrice PRG Maryse Carrère, est confiante. Fort de « ce poids de l’histoire », le groupe, qui mêle radicaux de gauche et de droite, espère la stabilité voire quelques bonnes surprises.

Le

Marseille: Ilustration of a lawyer and judge
5min

Politique

Affaire Lyhanna : face aux critiques des politiques, avocats et magistrats élargissent la thématique de la journée « Justice morte » au manque de moyens

Le pré-rapport de l'inspection générale de la justice et de la gendarmerie sur les failles dans une enquête pour viols visant Jérôme Barella, le principal suspect du meurtre de la jeune Lyhanna, a conduit à une première sanction visant une magistrate d'Auch. Alors que se prépare « une journée Justice morte » lundi 29 juin, le président du Sénat, Gérard Larcher, s'est dit « choqué » par une « réponse » de l'institution judiciaire qu'il juge « corporatiste ». Cette journée n'avait pourtant, à l'origine, rien à voir avec l'affaire Lyhanna.

Le

Info Public Sénat. Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat
5min

Politique

[Info Public Sénat] Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat

Selon nos informations, le gouvernement va retirer le projet de loi « État local » de l’ordre du jour du Sénat. Ces dernières heures, plusieurs groupes du Sénat et les élus locaux, dont l’influente association des maires de France (AMF), dénonçaient les dispositions recentralisatrices de ce texte. Par ricochet, le gouvernement avance l’examen du projet de loi logement.

Le

Elections Municipales depouillement bureau de vote a Nice
8min

Politique

Explosion des micro-partis, formations dans le rouge, aides publiques et surprises… Ce que révèle le rapport de la commission des comptes de campagne

Le rapport 2025 de la CNCCFP, qui porte sur l’année 2024, montre une inflation du nombre de partis, avec 635 mouvements recensés, en vue des municipales et de la présidentielle. Le total des aides publiques s’élève à 66 millions d’euros cette année-là. Le niveau de richesse d’un parti à l’autre varie, avec quelques surprises…

Le