Comptes de campagne: LREM explique certaines remises et critique la presse
La République en marche a expliqué dimanche certaines "ristournes" au candidat à la présidentielle Emmanuel Macron révélées par...

Comptes de campagne: LREM explique certaines remises et critique la presse

La République en marche a expliqué dimanche certaines "ristournes" au candidat à la présidentielle Emmanuel Macron révélées par...
Public Sénat

Temps de lecture :

4 min

Publié le

Mis à jour le

La République en marche a expliqué dimanche certaines "ristournes" au candidat à la présidentielle Emmanuel Macron révélées par franceinfo, qualifiant de "pas sérieux" le travail d'investigation de la chaîne et accusant la presse de "monter en épingle des pseudo-révélations".

"Sans doute n’est-ce pas la faute des autres journalistes si le travail de +l'investigation+ n’était pas sérieux. Mais nous sommes malgré tout en droit d’espérer que les journalistes, quel que soit le média pour lequel ils travaillent, rappellent que l’ensemble des +ristournes+ mises en cause par Radio France représente exactement 0,56% de nos dépenses de campagne (93.261 euros sur 16.578.781 euros de dépenses validées par la Commission nationale des comptes de campagne, CNCCFP)", se défend le parti dans un communiqué.

"Autrement dit, après un an d’enquête, (...) les +limiers+ de Radio France considèrent implicitement que 99,44% de nos dépenses sont légales", ironise-t-il.

"Journalistes, que vous considériez que c’est votre travail de consacrer vos ressources et votre temps à enquêter sur des procédures qui sont closes et qui ont été légalement validées de manière indépendante, c’est votre droit le plus strict. Il vous appartient. Que vous considériez que c’est votre travail de monter en épingle des pseudo-révélations pour jeter le doute sur l’ensemble d’une campagne, c’est votre droit le plus strict, là encore. Mais dans ce cas, faites le travail jusqu’au bout. Car votre crédibilité s'effondre en même temps que vos accusations. Or notre démocratie a besoin de vous", poursuit le texte.

LREM revient également sur "les trois montants les plus élevés" évoqués par franceinfo.

D'abord, les 22.000 dollars de remise effectuée par Nation Builder: la société l'a consentie, selon LREM, car le parti a "pris le risque de tester" "pour la première fois en France" une solution, "la plus chère de leurs services", qui permet de "décentraliser les bases de données afin d’augmenter le pouvoir de(s) comités locaux". "La comparaison avec les autres campagnes n’est donc pas pertinente", tranche-t-il.

A propos des 10.000 euros de remise sur une location du théâtre Bobino, LREM souligne que celui-ci, "pour des associations à but non lucratif – ce qu’est la campagne d'Emmanuel Macron - avait déjà pratiqué des prix similaires à ceux dont nous avons bénéficié, et même été mis à disposition gratuitement".

Quant à la facture de 1.200 euros pour la location de La Bellevilloise, la comparaison avec la facture de 4.838,40 euros de Benoît Hamon ne tient pas selon LREM, car M. Hamon l'a, selon le parti, loué plus longtemps, pour plus de personnes, et avec la présence du candidat. "C’est donc une troisième accusation qui s’effondre", selon LREM.

Après l'enquête de franceinfo, qui faisait elle-même suite à des révélations de Mediapart et du Monde en mai, le président de la République a souligné jeudi qu'"il y a en France des commissions compétentes et un juge qui ont déjà jugé les comptes de campagne".

Dans un communiqué publié dimanche, l'association Anticor est revenue pour sa part sur l'augmentation de la rémunération du président de la Commission des comptes de campagne, François Logerot: annoncée par décret le 30 mai 2018, Anticor l'évalue à 53%. "Il n’est pas sain qu’un président d’une autorité administrative censée être indépendante puisse être augmenté, pendant son mandat, par l’exécutif", critique l'association.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Marine Le Pen presentation contre budget
6min

Politique

140 milliards d’euros d’économies d’ici 2032 : « l’effort radical » proposé par Marine Le Pen pour « redresser » les finances publiques

La candidate du Rassemblement national à la présidentielle a présenté ses objectifs budgétaires : 140 milliards d’économies d’ici 2032, l’instauration d’une règle d’or par référendum et la baisse du déficit public. Les collectivités locales devront également participer à cet « effort radical ».

Le

French Parliamentary Elections, Paris, France – 09 Jul 2024
9min

Politique

Comment Jean-Luc Mélenchon tourne le dos aux médias « traditionnels » pour en faire un argument de campagne

À l'approche de la présidentielle de 2027, Jean-Luc Mélenchon assume ouvertement sa prise de distance avec les médias traditionnels. Invité lundi 5 octobre à HEC, le candidat insoumis a promis de mettre « le moins possible les pieds » sur les chaînes d'information pendant la campagne, préférant s'appuyer sur les réseaux sociaux et les « nouveaux médias ». Une stratégie qui ne signifie pas pour autant qu'il cherche à disparaître du paysage médiatique, même s’il veut s’en affranchir.

Le

France Lyon: Student Mobilization and Demonstration
8min

Politique

Manifestations lycéennes : le gouvernement pointé du doigt pour sa gestion « sans retenue » du maintien de l’ordre

Main arrachée, perte de l’usage d’un œil, mâchoire fracturée… La gestion du maintien de l’ordre des manifestations lycéennes est dénoncée par les oppositions de gauche. Loin d’apaiser la colère des lycéens, le choix d’appréhender ce mouvement sous l’angle répressif remet sur le devant de la scène le débat sur l’usage d’armes mutilantes par les forces de l’ordre.

Le

Paris, France: High school and university students protest
3min

Politique

Sondage : une jeunesse mobilisée, dont 76 % se disent inquiets pour la situation de la France

Quatre jeunes sur cinq estiment que « les responsables politiques préparent mal leur avenir ». Selon une enquête de l’Institut Ipsos BVA, menée auprès de 3000 jeunes âgés de 18 à 29 ans, seulement ¼ des sondés jugent que les responsables politiques « comprennent leurs difficultés quotidiennes ». Cette enquête commandée par l’université Aix Marseille a été réalisée en ligne et sur les réseaux sociaux entre le 23 juillet et le 5 août 2026.

Le