Concertation sur les retraites : « Le gouvernement joue l’entourloupe » estime Yves Veyrier
Avant la conférence de financement, le gouvernement a reçu les partenaires sociaux pour faire un « point d’étape » sur la réforme des retraites. Une rencontre qui n’a rien changé selon Yves Veyrier, le secrétaire général de FO.

Concertation sur les retraites : « Le gouvernement joue l’entourloupe » estime Yves Veyrier

Avant la conférence de financement, le gouvernement a reçu les partenaires sociaux pour faire un « point d’étape » sur la réforme des retraites. Une rencontre qui n’a rien changé selon Yves Veyrier, le secrétaire général de FO.
Public Sénat

Par Océane Blanchard

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« Le gouvernement nous a dit ce qu'il comptait retenir, et franchement il n'y a rien de très nouveau et de révolutionnaire » analyse Yves Veyrier, secrétaire général de Force Ouvrière. Edouard Philippe, Muriel Pénicaud et Olivier Dussopt ont reçu ce jeudi 13 février les partenaires sociaux pour faire un bilan des concertations avant l’examen à l’Assemblée du texte.

Yves Veyrier dénonce une « fausse » volonté du gouvernement d’appuyer le dialogue avec les syndicats. « Le gouvernement a délibérément modifié sa conception de la représentativité pour choisir un interlocuteur qui serve ses intérêts. Il l'a trouvé avec l'Unsa. L'Unsa n'a jamais été à la table des négociations de la protection sociale depuis ses origines » déclare le secrétaire général.

Pour Yves Veyrier, le gouvernement a donc voulu « élargir » le pan de syndicats favorables à son action. « Il a fait entrer une organisation syndicale, qui n'apporte même pas la réplique, qui est plutôt le répétiteur. Le répétiteur c'était autrefois le surveillant qui répétait aux élèves collés la leçon du professeur. »

 Quelles sont les mesures retenues par le gouvernement ?

Concernant la pénibilité du travail, Yves Veyrier estime que le sujet n’a pas vraiment été abordé. « Puisque le gouvernement est capable de proposer de bouleverser complétement le système de retraites, il est très simple de faire une loi qui réintègre les critères de pénibilité. Mais il ne le veut pas. »

Même conclusion sur le minimum des pensions de retraites, qui pourrait passer à 1000 euros. « Ce serait effectivement un progrès depuis 2008 » réagit Yves Veyrier, avant de nuancer. « Mais ce même gouvernement est quand même celui qui a décidé en 2019 de ne pas revaloriser le pouvoir d'achat des pensions de base ».

Quant à la mise en place d’une transition « à l’italienne » entre les deux systèmes, il estime que « ce n’est pas un accord. C’est ce que propose le gouvernement pour prendre en compte des droits acquis dans le futur système. [...] Mais il avait l'obligation de le faire ». « Le gouvernement joue l’entourloupe » conclut le secrétaire général de FO.

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