Condamnation de Sarkozy : « J’espère que les juges sont indépendants de toute pression politique », affirme François-Xavier Bellamy
« Nous avons des questions à nous poser sur la manière dont fonctionne l’Etat de droit en France aujourd’hui », réagit le député européen LR, François-Xavier Bellamy, après la condamnation à trois ans de prison, dont un an ferme, de Nicolas Sarkozy dans l’affaire des écoutes. Ce dernier a fait appel.

Condamnation de Sarkozy : « J’espère que les juges sont indépendants de toute pression politique », affirme François-Xavier Bellamy

« Nous avons des questions à nous poser sur la manière dont fonctionne l’Etat de droit en France aujourd’hui », réagit le député européen LR, François-Xavier Bellamy, après la condamnation à trois ans de prison, dont un an ferme, de Nicolas Sarkozy dans l’affaire des écoutes. Ce dernier a fait appel.
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François-Xavier Bellamy, député européen LR, était l’invité de « Bonjour chez vous ! » sur Public Sénat, ce mardi matin. Il a fortement dénoncé la décision du tribunal, qui a condamné hier Nicolas Sarkozy à trois ans de prison, dont un ferme, pour « corruption par un particulier sur un magistrat » et « trafic d’influence », dans le cadre de l’affaire « des écoutes de Paul Bismuth ». L’ancien chef de l’Etat a fait appel.

« Soupçon sur la justice »

« Je suis très préoccupé de ce jugement et de ce qu’il traduit. […] Et nous avons des questions à nous poser sur la manière dont fonctionne l’Etat de droit en France aujourd’hui », affirme François-Xavier Bellamy, car « il apparaît que l’accusation est extrêmement fragile ».

« On reproche à Nicolas Sarkozy un coup de pouce qu’il n’a pas donné, au bénéfice d’un candidat qu’il n’a pas candidaté, en échange d’un service qu’il n’a pas reçu. Et tout ça a été démontré. Et le fait que ce coup de pouce ait été envisagé dans une conversation téléphonique, entre un client et son avocat, qui est la seule matière qui fonde ce jugement et cette condamnation extrêmement grave. Nous avons ici l’occasion d’un soupçon sur la justice qui est une très mauvaise nouvelle pour le politique », soutient le député européen LR, qui ajoute :

Nous n’avons rien à gagner au fait que la justice puisse être regardée comme instrumentalisée ou instrumentalisable au service d’une stratégie politique. C’est extrêmement grave.

« Je ne crois pas qu’il faille rentrer dans cet hallali contre le gouvernement des juges, dans cette spirale démagogique qui consiste à mettre en accusation la justice » affirme-t-il, « mais il faut que la justice soit incontestable et ici elle ne l’est pas ».

François-Xavier Bellamy y voit un parallèle avec l’affaire Fillon

« J’espère que les juges sont indépendants de toute pression politique, de toute stratégie politique et indépendants y compris des pressions qui peuvent s’exercer de l’intérieur de l’appareil judiciaire » lance encore François-Xavier Bellamy. Parlerait-il de jugement politique ? « On nous dit qu’il ne faut pas commenter des décisions de justice, je ne vois pas d’où vient cette injonction. […] On a aussi le droit et le devoir de s’inquiéter sur la façon dont est rendue la justice. Or je m’inquiète d’une décision si peu et si mal fondée », répond l’ancienne tête de liste des LR aux élections européennes, qui affirme cela « sans être une spécialiste de la justice, mais comme un citoyen ».

Selon François-Xavier Bellamy, « évidemment » cela peut avoir des conséquences sur l’élection présidentielle. Il fait un parallèle avec l’affaire Fillon. « On a eu cette interférence incroyable d’un calendrier judiciaire dont l’accélération était totalement inédite au moment de l’affaire Fillon en 2017, pendant l’élection présidentielle. On a de nouveau une entrée avec fracas de la justice dans un moment politique très singulier pour la France qui est la préparation de la présidentielle », estime François-Xavier Bellamy.

 

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