Conférence des Territoires : « Ce qui se joue là, c’est le droit constitutionnel des collectivités à s’administrer librement » estime Annie Genevard
Annie Genevard, secrétaire générale des Républicains, était l’invitée de Territoires d’Infos, jeudi matin, sur Public Sénat. Interrogée sur la rupture du dialogue entre l’Etat et les collectivités, elle met en garde contre un risque de fracture territoriale.

Conférence des Territoires : « Ce qui se joue là, c’est le droit constitutionnel des collectivités à s’administrer librement » estime Annie Genevard

Annie Genevard, secrétaire générale des Républicains, était l’invitée de Territoires d’Infos, jeudi matin, sur Public Sénat. Interrogée sur la rupture du dialogue entre l’Etat et les collectivités, elle met en garde contre un risque de fracture territoriale.
Public Sénat

Par Maud Larivière

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

La Conférence des Territoires se tient jeudi, à Paris, et est marquée par le boycott des trois associations d’élus de collectivités territoriales, l’Association des maires de France (AMF), l’Assemblée des départements (ADF) et les Régions de France.

Selon Annie Genevard, secrétaire générale des Républicains, « elles ont toutes les raisons de le faire ». « Cette Conférence nationale des Territoires ne remplit pas sa promesse » de dialogue et de concertation, estime la députée qui rappelle que le principal litige entre l’Etat et les collectivités est la question financière. « Il y a deux communes sur trois qui perdent des dotations » indique-t-elle avant d’ajouter : « Si beaucoup de collectivités ont signé les contrats financiers [avec l'Etat], c'est parce que si elles ne les signaient pas, elles auraient été pénalisés ».

« Ce qui se joue là, c’est le droit constitutionnel des collectivités à s’administrer librement » met-elle en garde.

Bien qu’elle comprenne ce boycott, la secrétaire générale des Républicains considère que   « la politique de la chaise vide, c’est vraiment quand on a tout essayé ».  

D’après Annie Genevard, si Hervé Morin, François Baroin et Dominique Bussereau, les trois présidents de ces associations, disent la même chose, c’est à dire qu’il y a un « pouvoir trop centralisateur, trop technocratique qui ne prend pas en compte les difficultés des territoires », c’est un « signe fort adressé au gouvernement ».

« Nous y voyons un grand motif d’inquiétude et presque un risque de fracture territoriale » affirme-t-elle, au nom de son parti.

Partager cet article

Dans la même thématique

Illustration of the posters for the first round of the municipal elections in Paris
8min

Politique

Municipales 2026 : les enjeux du second tour parti par parti

De nombreux enseignements seront à tirer du second tour des municipales dimanche 22 mars. La France Insoumise et le RN vont tenter de confirmer leur implantation locale par des victoires dans quelques grandes villes. Au PS et chez les LR, une victoire à Paris sera déterminante. L’union des partis de gauche sera-t-elle payante à Lyon, Toulouse ou encore Nantes ? Le parti Renaissance pourra-t-il s’appuyer sur des victoires symboliques à Annecy et Bordeaux ?

Le

Conférence des Territoires : « Ce qui se joue là, c’est le droit constitutionnel des collectivités à s’administrer librement » estime Annie Genevard
5min

Politique

« Certains souhaitaient la fusion, d’autres non » : à Paris, le camp de Pierre-Yves Bournazel divisé sur le choix de rejoindre Rachida Dati au second tour

La décision du candidat Horizons Pierre-Yves Bournazel de fusionner avec la liste de Rachida Dati, tout en se retirant à titre personnel, pourrait relancer la droite dans un scrutin parisien très mal embarqué. Mais le choix de rejoindre Rachida Dati ne fait pas consensus dans son camp, ni chez ses électeurs, reconnait à Public Sénat l’ex-député macroniste Clément Beaune, qui a refusé de figurer sur la liste d'union et reste vague sur ses intentions de vote au second tour.

Le

Scenes from the Paris Municipal Elections: Polling in Action
4min

Politique

Paris, Le Havre, Toulouse : que disent les derniers sondages à deux jours du second tour ?

À l’approche du second tour, les équilibres restent fragiles dans plusieurs grandes villes. Entre triangulaires, alliances contestées et reports de voix incertains, les dernières enquêtes d’opinion confirment une chose : rien n’est encore joué. Paris, Le Havre et Toulouse sont les trois premières villes à avoir été sondées avant le deuxième tour.

Le