Confinement: Bayou (EELV) demande un « contrôle » par le parlement
Julien Bayou, numéro un d'EELV, a réclamé mardi un contrôle par le parlement des mesures de confinement annoncées la veille par...

Confinement: Bayou (EELV) demande un « contrôle » par le parlement

Julien Bayou, numéro un d'EELV, a réclamé mardi un contrôle par le parlement des mesures de confinement annoncées la veille par...
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Julien Bayou, numéro un d'EELV, a réclamé mardi un contrôle par le parlement des mesures de confinement annoncées la veille par Emmanuel Macron, au vu de la restriction des libertés qu'elles engendrent.

Il a pris soin de souligner sur Sud Radio la nécessité de ces mesures face à l'épidémie qui s'accélère.

Mais, a-t-il relevé, "on bascule dans un autre jour, là. Les libertés individuelles et collectives sont réduites drastiquement, libertés de réunion, de déplacement, de travailler. Il faut un encadrement démocratique".

Car selon lui, "il n'est pas sain, il n'est pas bon, que le président de la République puisse à 20 heures énoncer des règles qui changent pour le lendemain le contrôle de la démocratie".

"On a 100.000 gendarmes et militaires dans les rues, c'est bien quand même d'avoir un petit regard sur la question", a justifié le leader écologiste.

Il a ainsi souhaité que soient "rétablis une Assemblée nationale et un Sénat qui puissent travailler en visioconférence", et que "le parlement délègue un comité qui surveille l'application de ces mesures" pour "contrôler le gouvernement". "C'est absolument fondamental".

Il a réclamé que cet "élément de contrôle démocratique" soit intégré dans le projet de loi qui doit être examiné par l'Assemblée.

Julien Bayou s'est aussi prononcé en faveur de la publication des avis des experts scientifiques qui fondent les décisions de l'exécutif dans la gestion de cette crise sanitaire, ce qui constituerait, "sans remettre en cause" la réalité et l'importance de l'épidémie et de sa propagation, "un élément de confiance" vis-à-vis des Français.

Il faut absolument avoir ce "suivi" selon lui, "parce que quand on dit 15 jours (de confinement), ça risque en fait d'être plus longtemps".

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