Confinement : la sénatrice Hélène Conway-Mouret se bat pour assouplir les gardes partagées
Hélène Conway – Mouret est confinée en famille loin du Sénat et pourtant ça n’empêche pas la sénatrice socialiste en charge des Français de l’étranger de continuer son travail de vigilance parlementaire, notamment sur les enfants de parents séparés.

Confinement : la sénatrice Hélène Conway-Mouret se bat pour assouplir les gardes partagées

Hélène Conway – Mouret est confinée en famille loin du Sénat et pourtant ça n’empêche pas la sénatrice socialiste en charge des Français de l’étranger de continuer son travail de vigilance parlementaire, notamment sur les enfants de parents séparés.
Public Sénat

Par Alizé Boissin

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La sénatrice socialiste Hélène Conway-Mouret est facilement joignable. Depuis le confinement, l’ancienne ministre est hyperconnectée : iPad, téléphone, ordinateur… le tout est étalé sur la table de la salle à manger « un vrai bureau depuis trois semaines ». Dans sa maison lyonnaise, elle continue sa veille politique : « même en pleine crise sanitaire il faut continuer notre boulot de parlementaire pour questionner le gouvernement et le faire avancer ».

Dernièrement, elle a interpellé le gouvernement par le biais d’une question écrite sur la garde d’enfants de parents divorcés. En effet, depuis l’annonce du confinement, de nombreux parents – dont des sénateurs - lui confient leurs craintes sur l’organisation de la garde partagée : « la période est exceptionnelle et ça bouleverse le quotidien des familles et c’est encore plus dur pour les parents séparés de leurs enfants (...) des papas vivent très mal cette situation, ça les angoisse de ne pas avoir la possibilité de voir leurs enfants. » Si le gouvernement a prévu une possibilité de déplacement dérogatoire pour les enfants de parents séparés, la sénatrice, elle, souhaite aller plus loin et plaide pour « un élargissement bienveillant du droit de visite ». Elle demande, lorsque les conditions sont réunies, d’élargir le droit de visite et d’hébergement du parent qui n’a pas la garde de l’enfant : « à situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle !» martèle-t-elle. La sénatrice a adressé un courrier en ce sens au ministre Olivier Véran, ministre en charge de la famille et de l’enfance. Elle en est  persuadée « le pays parviendra à rebondir si la population est en capacité de le faire, donc sans tension sociale, sans tension dans la famille ».

Accompagner le retour des Français de l’étranger

Dans ses boucles WhatsApp qui se sont multipliées ces derniers temps - « j’en ai une pour le groupe politique, une avec mes collaborateurs, une pour les Français de l’étranger ... ça n’arrête pas » - un autre dossier la préoccupe : les Français de l’étranger, 130 000 au total. D’après Hélène Conway-Mouret, depuis l’annonce du rapatriement, « les consulats et les ambassades sont débordés, ils manquent de personnel, la faute aux coupes budgétaires antérieures… ». La sénatrice regrette que les Français ne soient pas accompagnés à leur retour : « on pourrait au moins leur expliquer les directives françaises dans l’avion !». Actuellement, il resterait encore 12. 000 Français à rapatrier depuis l’étranger.

Avec tous les témoignages qu’elle reçoit, la sénatrice n’a pas le temps de s’ennuyer, à peine de trouver du temps pour ses projets personnels « je dois écrire un édito pour ma newsletter, je n’arrive pas à trouver une heure de disponible pour le moment ». Sa pause quotidienne ? Préparer à manger. Elle retrouve ce plaisir simple durant son confinement et se réjouit d’avance de son repas du midi : « Rôti avec pommes de terre et carottes, et du bon fromage ! ». Un déjeuner rapide avant de rallumer le wifi.

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