Confinement : le Sénat protège les victimes de violences conjugales
Ce mardi, lors de l’examen du projet de loi prolongeant l’état d’urgence, le Sénat a adopté à l’unanimité un amendement de la sénatrice socialiste, Laurence Rossignol, interdisant la mise en quarantaine d’une victime de violences avec son agresseur.

Confinement : le Sénat protège les victimes de violences conjugales

Ce mardi, lors de l’examen du projet de loi prolongeant l’état d’urgence, le Sénat a adopté à l’unanimité un amendement de la sénatrice socialiste, Laurence Rossignol, interdisant la mise en quarantaine d’une victime de violences avec son agresseur.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

À la reprise de l’examen du projet de loi prolongeant l’état d’urgence, le Sénat examinait l’amendement de la sénatrice socialiste, Laurence Rossignol. L’ancienne ministre aux droits des femmes a souhaité ajouter un alinéa à l’article 2 du texte portant sur les mises en quarantaine.

« L’amendement pourrait recueillir un large soutien. Il tend à préciser que lorsqu’une personne qui vit avec un auteur de violences conjugales, doit être confinée. Elle ne peut pas être confinée avec l’auteur de ces violences. Si l’éviction du conjoint violent ne peut pas être exécutée, elle doit pouvoir bénéficier d’un lieu d’hébergement permettant le respect de sa vie privée et familiale » a-t-elle détaillé.

« C’est une évidence puisque c’est dans la loi » a objecté le ministre de la Santé et des Solidarités, Olivier Véran qui a émis néanmoins un avis de sagesse.

Son amendement a reçu le soutien de tous les bancs de la Haute assemblée. « Je ne veux pas compromettre Laurence Rossignol mais c’est avec grand plaisir que je voterai l’amendement qu’elle a présenté » a appuyé le président du groupe LR du Sénat Bruno Retailleau.

L’amendement a été adopté à l’unanimité. Sur Twitter, Laurence Rossignol a lancé un appel aux députés leur demandant d’adopter un amendement similaire pour protéger les enfants victimes de violences. « Pas eu le temps de le faire. Délais d’examen des lois trop courts » a-t-elle précisé.


Partager cet article

Dans la même thématique

France Simone Veil
9min

Politique

Bernadette Chirac, l’ancienne Première dame, est morte à 93 ans 

L’épouse du président Jacques Chirac, lui-même disparu en 2019, est morte vendredi 5 juin dans la soirée à 93 ans, annonce sa fille Claude à l’AFP. L’ancienne Première dame qui a progressivement pris la lumière durant les années passées à l’Elysée, a aussi mené une longue carrière d’élue locale, d’abord dans l’ombre de son mari, puis de manière indépendante.

Le

France Missing Girl
7min

Politique

Affaire Lyhanna : « Il y a une chaîne judiciaire qui n’a pas fonctionné, c’est assez accablant », affirme Isabelle Florennes

Depuis les révélations autour du profil de Jérôme Barella mis en examen pour enlèvement et séquestration de Lhyanna dans le Gers le 29 mai, la classe politique jusqu’à Emmanuel Macron pointe les failles de la justice. Les sénateurs attendent que les résultats de l’enquête administrative diligentée par le gouvernement leur soient présentés dans les semaines à venir.

Le

PARIS Gerald Darmanin place Vendome
4min

Politique

Affaire Lyhanna : que dit la circulaire de Gérald Darmanin de 2025 ?

Une semaine après la disparition de la jeune Lyhanna à Fleurance, Gérald Darmanin dénonce les « dysfonctionnements » de l’État dans le suivi du principal suspect, actuellement mis en examen. Le ministre de la Justice fait notamment référence à sa circulaire de politique pénale générale, envoyée en janvier 2025, où il appelait au « traitement prioritaire » des violences sur enfants. Celle-ci n’aurait pas été respectée.

Le