Confinement local : le débat avait commencé dès janvier au Sénat
Fin janvier, un amendement PS sur la nécessité d’adapter les mesures de lutte contre l’épidémie pour les territoires ruraux avait été rejeté au Sénat. Le ministre Olivier Véran n’était pas opposé sur le principe, mais soulignait que le virus frappait aussi les campagnes.

Confinement local : le débat avait commencé dès janvier au Sénat

Fin janvier, un amendement PS sur la nécessité d’adapter les mesures de lutte contre l’épidémie pour les territoires ruraux avait été rejeté au Sénat. Le ministre Olivier Véran n’était pas opposé sur le principe, mais soulignait que le virus frappait aussi les campagnes.
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Alors qu’un confinement partiel vient d’être décidé pour les Alpes-Maritimes, et que la question se pose très fortement du côté de Dunkerque (lire ici), la question des mesures territorialisées est en débat depuis un moment. Certains médecins le demandent depuis des mois en réalité (lire ici), ainsi que certains élus et sénateurs.

Lors des débats, fin janvier au Sénat, sur la prolongation de l’état d’urgence sanitaire, la sénatrice PS Marie-Pierre de la Gontrie avait même défendu un amendement pour prendre en compte cette dimension territoriale dans les décisions prises. La socialiste voulait que le taux d’urbanisation et la densité soient pris en compte. « Nous souhaitons que vous acceptiez une différenciation de ces mesures selon les territoires en fonction de la circulation du virus », avait défendu Marie-Pierre de la Gontrie. Son amendement avait été rejeté par la majorité sénatoriale, qui soulignait qu’on pouvait déjà décider de telles mesures, ainsi que par le ministre de la Santé Olivier Véran.

« Il est essentiel d’adapter ces mesures à la situation locale »

Le ministre n’était cependant pas contre des mesures localisées. « La différenciation territoriale est importante. Nous l’avons appliquée systématiquement, chaque fois que nous le pouvions […] et que cela a un sens, par exemple, pour le couvre-feu » avait-il souligné. « Mais on ne peut pas considérer que des mesures de gestion générale, devraient ne pas s’appliquer à certains territoires parce qu’ils sont moins urbains. La réalité, c’est que l’épidémie est particulièrement vicieuse : elle frappe là où on ne l’attend pas forcément – en Mayenne en juin dernier, en Guyane au cœur de l’été, aujourd’hui dans les Bouches-du-Rhône » avait avancé Olivier Véran, qui ajoutait que l’épidémie flambait parfois « dans les toutes petites communes rurales ».

« Il est essentiel d’adapter ces mesures à la situation locale. […] Si les Français ont la certitude que les mesures sont adaptées à la situation de leur territoire, et non plaquées uniformément, ils accepteront d’autant mieux les contraintes considérables qu’ils subissent depuis plusieurs mois », argumentait de son côté Marie-Pierre de la Gontrie, alors qu’on évoquait, quelque temps après, le risque d’un nouveau confinement général. Si tout le monde s’accorde aujourd’hui sur la nécessité de mesures territorialisées, c’est maintenant le timing qui fait débat.

Partager cet article

Dans la même thématique

Confinement local : le débat avait commencé dès janvier au Sénat
5min

Politique

Saint-Etienne : le stade Geoffroy-Guichard et l’AS Saint-Etienne s’invitent dans le débat des municipales

Lors du débat organisé par Public Sénat et TL7, la proposition de vendre le stade Geoffroy Guichard, propriété de la mairie, à l’ASSE a été mise sur la table par le candidat Horizons, Eric Le Jaouen. Les huit candidats sont aussi revenus sur l’affaire Perdriau, qui a vu l’ancien maire condamné à cinq ans de prison dans une affaire de chantage à la sextape.

Le

Blanc Mesnil: B. Retailleau denonce les accords PS LFI aux Municipales
9min

Politique

Municipales : Bruno Retailleau dénonce « les accords de la honte » entre PS et LFI, Patrick Kanner l’accuse d’être « le Canada Dry du RN »

Alors que le président des LR, Bruno Retailleau, dénonce « les accords de la honte » entre le PS et LFI dans « 62 » communes, il accuse les responsables de gauche d’être « une bande de tartuffes ». En réponse, Pierre Jouvet, numéro 2 du PS, prépare aussi sa carte des accords entre droite et extrême droite et pointe « les listes communes entre LR et RN ». « Bruno Retailleau sert la soupe au RN », ajoute Patrick Kanner, président du groupe PS du Sénat.

Le

The Epstein Files Illustrations
3min

Politique

Affaire Epstein : vers une commission d’enquête au Sénat ?

Dans un courrier adressé au président du Sénat, Gérard Larcher, Le sénateur LR, Henri Leroy et 15 de ses collègues de la droite et du centre appellent solennellement la chambre haute à mettre en place une commission d’enquête « relative aux implications institutionnelles et aux éventuels dysfonctionnements publics liés à l’affaire Epstein ».

Le