Conflit au Yémen: les députés Insoumis réclament une commission d’enquête
Le groupe des députés Insoumis plaide pour une commission d'enquête parlementaire sur "l'implication de la France" dans le...

Conflit au Yémen: les députés Insoumis réclament une commission d’enquête

Le groupe des députés Insoumis plaide pour une commission d'enquête parlementaire sur "l'implication de la France" dans le...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le groupe des députés Insoumis plaide pour une commission d'enquête parlementaire sur "l'implication de la France" dans le conflit au Yémen, ont-ils indiqué mardi lors d'une conférence de presse, en présence d'un représentant d'ONG et d'un juriste engagés sur ce dossier.

Le député Alexis Corbière a expliqué avoir déposé une proposition de résolution en ce sens, afin qu'un "débat public puisse s'ouvrir sur ce conflit qui passe trop souvent en dehors des radars", et pour "mesurer" l'implication de la France.

Son groupe a toutefois déjà fait usage de son "droit de tirage" (une fois par session ordinaire) pour la création d'une telle commission.

M. Corbière s'exprimait notamment aux côtés du juriste canadien Daniel Turp, qui a travaillé sur la légalité des ventes d'armes, et du président de l'Association Action Sécurité Ethique Républicaines (ASER) Benoît Muracciole, qui réclame la suspension des transferts d'armes envers les pays membres de la coalition emmenée par l'Arabie saoudite, qui intervient dans la guerre au Yémen.

La proposition de commission d'enquête porte notamment sur "le respect des engagements internationaux de la France au regard de son soutien aux belligérants du conflit au Yémen en termes d’autorisations d’exportations d'armes".

"La France est le 3e fournisseur d'armes à l'Arabie saoudite" et "les exportations d'armes font de notre pays une forme de complice", a estimé M. Corbière. Son collègue Bastien Lachaud a souligné que cette demande de commission survient après plusieurs interventions parlementaires infructueuses "qui visaient à faire cesser ces ventes d'armes", notamment par voie d'amendements, et des appels d'ONG.

Depuis 2015, le conflit au Yémen a provoqué ce que l'ONU décrit comme la pire crise humanitaire du monde. Selon l'Organisation mondiale de la santé, quelque 10.000 personnes, pour la plupart des civils, ont été tuées et plus de 60.000 blessées dans les combats depuis cette date. Des ONG estiment que le nombre de morts est largement supérieur, certaines citant un bilan cinq fois supérieur.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: discussion on the adoption of the special bill at the National Assembly
5min

Politique

Encadrement du temps de parole sur les réseaux sociaux : « Une très mauvaise réponse à une très bonne question » 

A travers une proposition de loi, le député Renaissance Paul Midy souhaite encadrer le temps de parole sur les réseaux sociaux durant les périodes électorales et leur appliquer des règles similaires à celles que respectent les médias audiovisuels. Le texte suscite un certain scepticisme, tant sur le plan juridique que sur le plan technique.

Le

Philippe
7min

Politique

Présidentielle : Edouard Philippe met en place son organigramme pour « élargir au maximum le socle » et dépasser Horizons

Le candidat à la présidentielle réunit les cadres d’Horizons, ce dimanche, à Reims, pour montrer qu’il est prêt, avec la mise en « place d’une architecture de campagne ». Mais il s’agit aussi de « passer à une autre phase » et « ne plus être simplement le candidat Horizons et le président d’Horizons », décrypte un proche, pour mieux s’adresser à l’ensemble des Français, dans la perspective de 2027, mais aussi accueillir de futurs soutiens…

Le

Controles au Poste Frontiere Franco-Italien de Menton
6min

Politique

Pacte européen sur la migration et l’asile : les sénateurs alertent le gouvernement sur le « défi logistique et financier » de sa transposition dans le droit français

A quelques jours de l’examen, au Sénat, du projet de loi habilitant le gouvernement à transposer par ordonnances le Pacte sur la migration, la commission des affaires européennes a remis plusieurs recommandations, ce jeudi 7 mai. L’occasion pour les élus de rappeler à l’exécutif son insatisfaction sur la méthode employée.

Le