Conflit Israël-Hamas : « Oui il y a aujourd’hui, dans la Nupes, des figures antisémites », juge Jean-Philippe Tanguy

Invité de la matinale de Public Sénat, le député Rassemblement national de la Somme, Jean-Philippe Tanguy s’est exprimé sur le conflit entre Israël et salue le déplacement d'Emmanuel Macron en Israël. Le député pointe aussi les répercussions du conflit sur la vie politique française et évoque une montée de l’antisémitisme à gauche.
Henri Clavier

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Alors que la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, se trouvait hier en Israël pour affirmer le soutien de la France à l’État hébreu, ce déplacement a été vivement critiqué par une partie de la gauche, Jean-Luc Mélenchon en tête. Une présence commentée par un tweet jugé « particulièrement ignoble », par le député du Rassemblement national, Jean-Philippe Tanguy. Ce dernier accuse la gauche de jouer sur un « antisémitisme d’atmosphère » procédant par allusions et sous-entendus.

« Le gouvernement veut réduire le problème de la Nupes avec Israël aux insoumis »

Pour ce proche de Marine Le Pen à l’Assemblée nationale, ce « jeu de mots sordide » de Jean-Luc Mélenchon alimente un discours antisémite qui, selon lui, se généralise à gauche. Pour le député de la Somme, la majorité de la Nupes est aujourd’hui proche de l’antisémitisme. « Le gouvernement veut réduire le problème de la Nupes avec Israël aux insoumis, or ceux qui ont déposé, depuis deux mandats, une résolution parlementaire pour insulter Israël ce sont les communistes », explique Jean-Philippe Tanguy en évoquant la proposition de résolution du groupe communiste sur l’existence d’un régime d’apartheid en Israël. Le député de la Somme rappelle également la présence du rappeur Médine, accusé d’antisémitisme, aux journées d’été des écologistes pour conclure que « oui il y a aujourd’hui, dans la Nupes, des figures antisémites ». Critiqué pour ses propos, Médine n’a fait l’objet d’aucune poursuite pour propos antisémites.

 « On voit la conséquence de 20 ans de laisser-aller dans certains mouvements de gauche et d’extrême gauche. Ils ont laissé se développer en leur sein des mouvements qui les ont dévorés, par clientélisme », conclut le député d’extrême droite. Pour rappel, pour défendre le RN accusé d’antisémitisme pour sa proximité avec le GUD, Jean-Philippe Tanguy affirmait le 12 octobre que le RN était « le parti politique qui lutte le plus contre le communautarisme ».

« Il n’y a pas de bonnes solutions, il n’y a que les moins mauvaises des solutions »

« C’est bien qu’il y aille [Emmanuel Macron], si cela peut apporter un soutien moral », juge Jean-Philippe Tanguy à propos de la visite d’Emmanuel Macron en Israël prévue pour le 24 octobre. Un déplacement qu’il juge nécessaire pour réaffirmer le soutien de la France à Israël après les attaques du 7 octobre et avant une entrée dans la bande de Gaza. Pour le député d’extrême droite, il est nécessaire « d’avancer sur les négociations pour libérer les otages » même s’il se dit conscient qu’il n’y a « pas de bonnes solutions, il n’y a que les moins mauvaises des solutions ». Interrogé sur l’organisation d’un débat sans vote plutôt que sur le vote d’une proposition de résolution, Jean-Philippe Tanguy a jugé que l’absence de vote n’était pas regrettable puisque la « tradition de la Ve République » accorde un rôle prépondérant au Président de la République dans la politique étrangère.

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