Deux sénateurs ont interrogé le gouvernement sur la grève qui provoque une pénurie de carburants dans de nombreuses stations-service. Éric Gold (RDSE) a demandé des précisions sur les réquisitions annoncées et Éric Bocquet (PCF) a appelé l’État à faire pression sur les groupes pétroliers, pour obtenir un « geste de bonne volonté ». Olivier Véran a promis une amélioration de la situation « dans les jours qui viennent ».
Raffineries : les arrêtés de réquisition devraient « être opérationnels aujourd’hui », annonce Olivier Véran
Deux sénateurs ont interrogé le gouvernement sur la grève qui provoque une pénurie de carburants dans de nombreuses stations-service. Éric Gold (RDSE) a demandé des précisions sur les réquisitions annoncées et Éric Bocquet (PCF) a appelé l’État à faire pression sur les groupes pétroliers, pour obtenir un « geste de bonne volonté ». Olivier Véran a promis une amélioration de la situation « dans les jours qui viennent ».
Par Public Sénat
Temps de lecture :
3 min
Publié le
Mis à jour le
Le gouvernement hausse le ton face au mouvement des grèves dans les raffineries, avec la menace de réquisitions de salariés. Au Sénat, pendant les questions d’actualité au gouvernement ce 12 octobre, deux sénateurs ont rappelé l’exécutif à ses responsabilités pour dénouer la crise. Tout en reconnaissant que le gouvernement n’avait pas à discuter des salaires des grévistes, Éric Gold, sénateur RDSE (Rassemblement démocratique et social européen) du Puy-de-Dôme, a rappelé qu’il était question d’un « problème d’approvisionnement sur un bien stratégique, qui pourrait potentiellement paralyser jusqu’aux services de santé et de sécurité de notre pays ». « L’État a donc l’obligation de s’en mêler », a-t-il déclaré.
Olivier Véran a fait la distinction entre le groupe TotalEnergies et ExxonMobil. Dans le premier cas, la direction a annoncé ouvrir les négociations sur les salaires. « Nous restons extrêmement attentifs », a prévenu le porte-parole du gouvernement, précisant que l’État prendrait « ses responsabilités » en matière de réquisition en cas de prolongation des blocages. Quant aux dépôts d’ExxonMobil, le ministre a indiqué que les syndicats majoritaires avaient signé un accord, ce qui n’a pas empêché le mouvement social de se poursuivre. Dans ce cas, les arrêtés de réquisition devraient « être opérationnels aujourd’hui », selon lui. Il a notamment cité le cas de Port-Jérôme-sur-Seine. « La situation s’améliorera de façon visible dans les jours qui viennent », s’est engagé. Le sénateur Éric Gold n’a reçu aucune réponse sur les éventuelles failles juridiques des réquisitions. « Ne craignez-vous pas que la justice oppose la liberté fondamentale du droit de grève, comme cela a été déjà le cas en 2010 ? »
« Menace inacceptable »
Le sénateur communiste Éric Bocquet a pris le problème sous l’angle social. « Depuis un certain temps, nos compatriotes regardent avec effarement tourner le compteur des pompes à essence et pendant ce temps, les actionnaires regardent grimper les chiffres des dividendes avec ravissement […] TotalEnergies deviendra demain Total Bénéfices », a-t-il dénoncé. Le sénateur du Nord a mis en perspective les demandes des grévistes avec les 10 milliards d’euros de bénéfices au premier semestre du groupe pétrolier et aux 2,6 milliards d’euros de dividendes. « Monsieur le ministre, je pense qu’il est temps de faire pression sur les directions des groupes TotalEnergies et ExxonMobil. Lui demander amiablement un geste de bonne volonté, à l’évidence, cela ne suffit pas. » Le parlementaire communiste a estimé que la réquisition était une « menace inacceptable ».
En réponse, le porte-parole du gouvernement a rappelé qu’un accord avait été conclu chez ExxonMobil. « Le dialogue social, c’est le fait majoritaire, et je crois que les communistes soutiennent cela », a-t-il répliqué, estimant que la poursuite du mouvement est « une situation non conforme au droit social ». Selon lui, la réquisition dans ce cas est justifiée et « n’a rien d’abusif ». « Croyez à l’engagement du gouvernement pour faire en sorte que tout le monde se mette autour de la table et discute des conditions d’un accord qui nous permettrait une sortie de crise », a-t-il conclu.
15 jours après la condamnation de l’ex-sénateur Joël Guerriau à quatre ans de prison, dont 18 mois ferme, pour avoir drogué en 2023 la députée Sandrine Josso en vue de la violer, Gérard Larcher a reçu l’élue mercredi soir pendant une heure. Le président du Sénat s’est engagé à développer les formations à la lutte contre les violences sexuelles auprès des sénateurs.
Le président des LR se lance dans la course pour 2027. « J’ai pris la décision d’être candidat à l’élection présidentielle » a annoncé l’ancien ministre de l’Intérieur, assurant ne pas vouloir être chef de l’Etat « par obsession du pouvoir, mais par sens du devoir ». Une décision que l’ancien président du groupe LR du Sénat a « mûri » petit à petit. Mais selon ses proches, il a en réalité décidé d’y aller « il y a déjà plusieurs mois ».
L’année 2026 célèbre le 35e anniversaire du Triangle de Weimar, une coopération entre la France, l’Allemagne et la Pologne basée sur le renforcement du dialogue politique entre les trois pays. Pour l’occasion, la commission des affaires européennes du Sénat a invité deux représentants de think tanks allemand et polonais, ce jeudi 12 février, pour croiser leurs regards sur une actualité européenne sous tension : les offensives de Donald Trump et la montée de l’extrême-droite sur le Vieux Continent.
Sébastien Lecornu a détaillé la nouvelle feuille de route énergétique de la France, très attendue depuis 3 ans. La programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) qui prévoit une relance du nucléaire et la poursuite du développement des énergies renouvelables est estimée par le Rassemblement national à un minimum de 300 milliards d’euros. Un calcul démenti par les experts.