Congé après la perte d’un enfant: l' »erreur » des députés LREM sera corrigée au Sénat en mars
Après le tollé suscité par le refus initial d'allonger le congé pour la perte d'un enfant, plusieurs députés de la majorité LREM...

Congé après la perte d’un enfant: l' »erreur » des députés LREM sera corrigée au Sénat en mars

Après le tollé suscité par le refus initial d'allonger le congé pour la perte d'un enfant, plusieurs députés de la majorité LREM...
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Après le tollé suscité par le refus initial d'allonger le congé pour la perte d'un enfant, plusieurs députés de la majorité LREM à l'Assemblée nationale ont reconnu une "erreur", qui sera réparée au Sénat en mars, a-t-on appris lundi auprès du groupe.

Plutôt que de déposer un nouveau texte et "par souci d'efficacité", les parlementaires vont s'appuyer sur la proposition de loi initiale UDI-Agir que le gouvernement va inscrire à l'agenda du Sénat la semaine du 3 mars, selon le groupe majoritaire. Les députés travailleront dès mardi à l'élaboration d'une nouvelle rédaction avec le gouvernement, "dans le cadre d'une mission flash sur un amendement" en vue de cet examen au Palais du Luxembourg.

Ils "veilleront à y inclure tous les sujets qui doivent y trouver leur place, et peut-être pas seulement celui le plus sensible des congés", a précisé le groupe, indiquant que la mission réunira quatre députés de la majorité dont Sereine Mauborgne (LREM) mais aussi des représentants des associations et des entreprises.

Plus tôt, la députée Olivia Grégoire avait indiqué que la majorité entendait "réparer" cette "lourde" erreur du refus jeudi d'allonger de cinq à douze jours le congé d'un salarié venant de perdre un enfant, son collègue Laurent Saint-Martin reconnaissant aussi sur LCI "une erreur politique manifeste".

"Quand on fait une erreur aussi lourde, un on la reconnaît, deux on la répare vite, et trois on est mieux-disant, on propose mieux, on va proposer mieux, et très vite", a indiqué Mme Grégoire sur Cnews.

Reconnaissant une "erreur collective", elle a toutefois appelé à "un peu d'humanité dans le traitement des députés", dont "certains" sont selon elle "concernés par ces drames".

"On va réparer les choses" et "on profitera du débat au Sénat pour pouvoir rectifier les choses", a indiqué de son côté la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye sur France 2, en reconnaissant "une erreur d'appréciation politique".

"Il faut aller au-delà des seuls congés parce que ce n'est pas le seul sujet. Il faut améliorer l'accompagnement psychologique des parents, il faut mieux prendre en charge les frais funéraires", a précisé sur RMC et BFMTV Adrien Taquet, le secrétaire d'Etat à la Protection de l'enfance, qui souhaite que "la solidarité nationale prenne sa part en plus des entreprises".

Emmanuel Macron était intervenu lui-même samedi pour faire cesser la polémique en demandant au gouvernement "de faire preuve d'humanité". La ministre du Travail Muriel Pénicaud a admis une "erreur".

"Il ne m'appartient pas de donner des bons points ou des mauvais points au Parlement, au gouvernement. On travaille tous beaucoup... Le gouvernement va corriger les choses pour que l'humanité retrouve l'efficacité. Et je crois qu'il faut en la matière savoir aussi raison garder, et que les polémiques ne durent trop longtemps lorsqu'elles n'ont pas lieu d'être", a déclaré le chef de l'Etat lundi en marge d'une visite officielle en Pologne.

La marche arrière du gouvernement n'a pas empêché une nouvelle salve de critiques lundi.

"C'est Bercy qui dirige ce pays", "une forme de technocratie froide", a dénoncé sur LCI l'eurodéputé EELV Yannick Jadot, estimant qu'on "est gouverné par des gens qui ne connaissent rien de la vie".

"Même le Medef, Mme Parisot et Geoffroy Roux de Bézieux, ont dit +évidemment on est auprès de nos collaborateurs quand ils vivent ce drame-là+", a souligné Lydia Guirous, membre du bureau politique des Républicains, sur Sud Radio, en critiquant un vote initial "scandaleux".

ggy-el-chl-leb/jk/tes

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