Congé de deuil d’un enfant : la CFDT quitte la concertation, « mon souci c’est plus les familles que Laurent Berger » réagit Adrien Taquet
Après la polémique sur le vote des députés LREM contre l’extension du congé pour les parents qui perdent un enfant, le gouvernement et la majorité rétropédalent sur le sujet et organisent une concertation avec associations et syndicats.

Congé de deuil d’un enfant : la CFDT quitte la concertation, « mon souci c’est plus les familles que Laurent Berger » réagit Adrien Taquet

Après la polémique sur le vote des députés LREM contre l’extension du congé pour les parents qui perdent un enfant, le gouvernement et la majorité rétropédalent sur le sujet et organisent une concertation avec associations et syndicats.
Public Sénat

Par Océane Blanchard

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Un vote qui aura fait du bruit. Largement critiqués pour leur position sur l’extension du congé de deuil d’un enfant, la majorité LREM et le gouvernement se sont saisis du sujet et ont débuté des discussions avec les partenaires sociaux et les associations. Le but ? Mieux encadrer les parents qui perdent un enfant, sur le volet financier, psychologique et professionnel.

Mais la CFDT a d’ores et déjà claqué la porte de cette concertation, estimant « servir d’alibi » au gouvernement. « Par respect pour ces parents et toutes les familles concernées, les conditions dans lesquelles les discussions se déroulent doivent être irréprochables et permettre des échanges constructifs. Pour la CFDT, ces conditions ne sont pas réunies » écrit le syndicat dans une lettre envoyée à l’Élysée.

Le problème ? Les déclarations des députés LREM, qui réfléchissent en parallèle à de nouvelles propositions. La CFDT a alors estimé qu’il s’agissait de « fausses concertations ». « Moi mon souci c'est plus les familles que Laurent Berger » réagit le secrétaire d’État Adrien Taquet. « Aujourd'hui on a tous envie d'améliorer la situation de ces familles qui font face à un tel drame. »

« Les parlementaires ont travaillé de leur côté. Ils ont proposé des premières pistes à leurs collègues. Je suis assez séduit par ça mais je veux aussi entendre les associations là-dessus » justifie-t-il. Adrien Taquet assure que les propositions des parlementaires LREM seront d’abord proposées aux associations et partenaires sociaux, avant l’arrivée du texte au Sénat le 3 mars. « On aimerait en faire un droit, qui soit le même pour tout le monde. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Congé de deuil d’un enfant : la CFDT quitte la concertation, « mon souci c’est plus les familles que Laurent Berger » réagit Adrien Taquet
4min

Politique

Municipales : « On a fait sans La France insoumise dans 95% des endroits de ce pays », assure Pierre Jouvet (PS)

La stratégie d’alliance du Parti socialiste avec La France insoumise dans certaines grandes villes dans l’entre-deux tours des municipales divise au sein des troupes d’Olivier Faure. Le Premier secrétaire est lui-même critiqué par plusieurs figures de la formation de gauche, comme François Hollande ou Boris Vallaud. « On a fait sans La France insoumise dans 95% des endroits de ce pays », tempère de son côté l'eurodéputé et secrétaire général du PS, Pierre Jouvet, sur Public Sénat.

Le

Paris : Olivier Faure – Allocution 1er tour des Elections Municipales
10min

Politique

Après les municipales, « la nuit des longs couteaux » aura-t-elle lieu contre Olivier Faure au PS ?

Malgré des résultats globaux plutôt bons, c’est l’heure des comptes au PS. Les opposants au premier secrétaire dénoncent l’échec des listes PS/LFI au second tour des municipales. Au moment où Boris Vallaud lui-même, allié d’Olivier Faure lors du congrès, dénonce « l’ambiguïté stratégique » du PS, les regards se tournent vers le bureau national, ce mardi. « Il va se passer des choses », prévient un opposant. « Ça va être chaud », assure un autre anti-Faure…

Le

Green party leaders attend Stephane Baly campaign rally in Lille
7min

Politique

Municipales 2026 : l’heure est à « l’introspection » chez les écologistes au lendemain de la perte de plusieurs grandes villes  

Bordeaux, Strasbourg, Poitiers, Annecy… les écologistes ont subi de nombreuses pertes aux élections municipales après leur percée de 2020. Le signe d’un parti qui peine, à l’inverse d’il y a six ans, à apparaitre comme une force motrice à gauche, à l’heure où les propositions écologiques locales sont reprises par ses adversaires, y compris à droite.

Le