Congrès à Versailles : les temps forts du discours d’Emmanuel Macron

Congrès à Versailles : les temps forts du discours d’Emmanuel Macron

Le président de la République a réuni, ce lundi, les parlementaires dans la salle du Congrès, au château de Versailles, pour donner le cap du quinquennat qui débute. Réduction du nombre de parlementaires, dose de proportionnelle, levée de l'état d'urgence à l'automne, Europe.... Tour d'horizon des thèmes évoqués par Emmanuel Macron. 
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16h30. « En chacun de nous, il y a un cynique qui sommeille »

Macron : « En chacun de nous, il y a un cynique qui sommeille »
01:46

« Ne vous y trompez pas » a conclu Emmanuel Macron. « Les forces adverses continuent d’être puissantes. Non pas tant au parlement où les positons légitimes s’expriment. Non pas dans la rue. Tout simplement dans les têtes. En chacun de nous, il y a un cynique qui sommeille. Et c’est en chacun de nous qu’il faut le faire taire, jour après jour, en lui rappelant sans cesse le devoir qui est le nôtre. Alors nous serons crus, alors nous rendrons le service que le peuple français attende de nous. » a conclu le Président de la République.

16h20 : Emmanuel Macron : « Nous lancerons des conventions démocratiques pour refonder l’Europe ».

Emmanuel Macron : « Nous lancerons des conventions démocratiques pour refonder l’Europe ».
03:15

« Négliger l’Europe. S’habituer à la conchier, à en faire le coupable de tous nos maux, c’est trahir ces générations qui nous ont précédées, c’est trahir ce qui fait qu’aujourd’hui, là où nous sommes, nous pouvons librement débattre de l’Europe. Pour l’aimer ou pas » estime le Président de la République.

« La construction européenne est aujourd’hui, il faut bien le dire et le voir, fragilisée par la prolifération bureaucratique, par le scepticisme croissant qui en découle. Je crois fermement à l’Europe mais je ne trouve pas toujours ce scepticisme injustifié. C’est pourquoi je vous propose de reprendre de la hauteur, de sortir de la tyrannie des agendas et des calendriers, les méandres de la technique » (…°

« Nous avons géré des crises mais nous avons perdu des caps. C’est pourquoi, il revient à une génération nouvelle de dirigeants de reprendre l’idée européenne à son origine qui est politique dans son essence (…) Les pays de l’Europe pour lesquels celle-ci ne se réduit pas au marché mais dessine un espace où une certaine idée de la valeur de l’homme, de l’exigence de justice sociale sont reconnues comme prééminents. Ces états-là, ces pays doivent se ressaisir d’un projet décisif et s’organiser en conséquence, fusse au prix d’un examen sans complaisance de notre fonctionnement actuel (…). Il revient à la France de prendre l’initiative, et je souhaite le faire dans les prochains mois, grâce et par le travail étroit que j’ai déjà engagé, en particulier avec la Chancelière d’Allemagne.  D’ici la fin de l’année, sur ces bases, partout en Europe, nous lancerons des conventions démocratiques pour refonder l’Europe justement, sur ce projet politique premier, sur cette ambition première qui unit les hommes ».

16h16. « Accueillir les réfugiés politiques sans les confondre avec les migrants économiques »

« Accueillir les réfugiés politiques sans les confondre avec les migrants économiques »
01:19

Emmanuel Macron a évoqué les  « crises migratoires qui traversent à nouveau l’Europe ». Selon lui, il faut les « prévenir par une politique de sécurité et de développement ambitieuse sur toutes les zones de fragilité et de conflit » et les « endiguer par des politiques de contrôle et de lutte contre les trafics de personnes ».

« Il faut, pour cela, de manière coordonnée en Europe, mener une action efficace et humaine, qui nous permette d’accueillir les réfugiés politiques qui courent un risque réel, sans les confondre avec les migrants économiques et abandonner l’indispensable maîtrise de nos frontières. »

16h07. « Protéger les plus faibles, ce n’est pas les transformer en mineurs incapables »

Macron : « Protéger les plus faibles, ce n’est pas les transformer en mineurs incapables »
01:15

« Redonner sa place à l’intelligence française, c’est comprendre que les Français sont assez intelligents pour faire leur chemin tout seuls. Ce ne sont pas les Français qu’il faudrait désintoxiquer de l’interventionnisme public, c’est l’État lui-même. Il faut évidemment protéger les plus faibles, dans le droit du travail en particulier » souligne le Président de la République.

« Protéger les plus faibles, ce n’est pas les transformer en mineurs incapables, en assistés permanents de l’État, de ses mécanismes de vérification et de contrôle. C’est de leur redonner, et à eux seuls, les moyens de peser efficacement sur leur destin. Tout sera fait pour rendre aux Français cette autonomie qu’on leur a disputée puis confisquée. Redonner sa place à l’intelligence française, c’est permettre à chacun, à chaque territoire, à ceux qui se sentent déclassés, de réussir, de s’engager. »

15h55. Le président de la République a annoncé qu’il lèverait l’état d’urgence cet automne 

Congrès : « Répondre aux terroristes, ce n’est pas changer notre Constitution chaque matin », pour Emmanuel Macron
00:54

« En ces temps de terrorisme, vouloir la liberté forte, c’est aussi assurer la liberté de chacun et garantir le plein respect des libertés individuelles », a insisté Emmanuel Macron. Aux victimes du terrorisme, « nous leur devons la fidélité à nous-mêmes, à nos valeurs, à nos principes », a-t-il déclaré.

Le président de la République a annoncé qu’il lèverait l’état d’urgence cet automne. « Le Code pénal tel qu’il est, les pouvoirs des magistrats tels qu’ils sont, peuvent, si le système est bien ordonné, s’il est bien organisé, nous permettre d’anéantir nos adversaires », a-t-il considéré, tout en souhaitant que le Parlement vote les nouvelles dispositions « qui nous renforceront encore dans notre lutte », et dont les mesures seront « placées sous la surveillance des magistrats ».

Emmanuel Macron a également fait une promesse, celle de ne jamais modifier la Constitution pour répondre aux attentats :

« J’en prends ici l’engagement devant vous et au-delà devant le peuple français : répondre aux terroristes, ce n’est pas changer notre Constitution chaque matin, ce n’est pas renoncer aux principes de notre République. »

15h45. Emmanuel Macron veut des « accords de confiance » avec les territoires

Congrès : Emmanuel Macron veut des « accords de confiance » avec les territoires
01:55

Emmanuel Macron souligne le besoin d’un « esprit de confiance » pour les institutions et défend le besoin d’une République contractuelle ». « Ce que nous ferons pour les institutions de la République, je souhaite le faire aussi pour nos territoires. Ne redoutons pas de nouer avec les territoires des accords de confiance », souligne-t-il, avant de vanter les mérites de la décentralisation :

« La centralisation jacobine traduit trop souvent la peur élémentaire de perdre une part de son pouvoir. Conjurons-la, osons expérimenter, déconcentrer c’est indispensable pour les territoires ruraux comme pour les quartiers difficiles. Osons conclure avec nos territoires et nos élus de vrais pactes girondins fondés sur la confiance et la responsabilité. »

15h41. « Je souhaite la suppression de la Cour de justice de la République »

Macron : « Je souhaite la suppression de la Cour de justice de la République »
00:58

« Les ministres doivent devenir comptables des actes accomplis dans leurs fonctions ordinaires. C’est pour cette raison que je souhaite la suppression de la Cour de justice de la République. Il faudra trouver la bonne organisation mais nos concitoyens ne comprennent plus pourquoi seuls les ministres pourraient encore disposer d’une juridiction d‘exception.

Il souhaite par ailleurs « enfin accomplir la séparation de l’exécutif et du judiciaire » notamment en « renforçant le rôle du Conseil supérieur de la magistrature et en limitant  l’intervention de l’exécutif dans les nominations des magistrats du parquet. »

« C’est un changement profond des pratiques et des règles (…) Je demanderai à Madame la Garde des Sceaux et aux ministres compétents, ainsi qu’aux présidents des deux chambres de me faire pour l‘automne des propositions concrètes permettant d’atteindre cet objectif (…) Je souhaite que ces propositions soient parachevées d’ici un an et que l’on se garde des demi-mesures et des aménagements cosmétiques. Ces réformes seront soumises à votre vote. Mais si cela est nécessaire, je recourrai au vote de nos concitoyens par voie de référendum. »

15h36. « J’appelle à en finir avec cette recherche incessante du scandale, avec le viol permanent de la présomption d’innocence »

Macron : « J’appelle à en finir avec cette recherche incessante du scandale, avec le viol permanent de la présomption d’innocence »
02:53

Le président de la République est notamment revenu sur la nécessité de la loi sur la moralisation politique mais a tenu à mettre en garde contre « cette chasse à l’homme. »

«Nul n’est irréprochable » explique-t-il. « Car si l’exigence doit être constante, si nous sommes tous dépositaires de la dignité qui sied à nos fonctions, la perfection n’existe pas. Nous voulons une société de confiance et pour cela, une loi ne suffit pas. C’est un comportement de chaque jour. Mais nous voulons aussi cette confiance parce que la société de la délation et du soupçon généralisé qui était jusque-là la conséquence de l’impunité de quelques puissants ne nous plaît pas davantage. »

« J’appelle à la retenue » poursuit-il. « J’appelle à en finir avec cette recherche incessante du scandale, avec le viol permanent de la présomption d’innocence, avec cette chasse à l’homme où parfois les réputations sont détruites et où la reconnaissance de l’innocence, des mois, des années plus tard, ne fait pas le dixième du bruit qu’avait fait la mise en inquisition initiale. Cette frénésie qui a touché tous les camps est indigne de nous et des principes de la République. »

15h32. « Le Président doit fixer le sens du quinquennat. Il revient au Premier ministre lui donner corps »

« Le Président doit fixer le sens du quinquennat. Il revient au Premier ministre lui donner corps »
02:20

Alors que d’aucuns considèrent qu’Édouard Philippe a été relégué à un rôle de simple exécutant, Emmanuel Macron a tenu à préciser les rôles de chacun et assure que celui est le détenteur d’une « lourde tâche » : « Le Président doit fixer le sens du quinquennat. Il revient au Premier ministre lui donner corps. C’est à lui qu’incombe la lourde tâche d’assurer la cohérence des actions, de conduire les transformations, de rendre les arbitrages et, avec les ministres, de vous les présenter. »

Les ministres devront, quant à eux, rendre compte annuellement des objectifs que leur a fixés le Premier ministre.  Aussi, « l’efficacité commande que les ministres soient au cœur de l’action publique et retrouvent avec leur administration un contact plus direct ». Pour « répondre à cette priorité », le Président a imposé une réduction du nombre de collaborateurs à dix ainsi que le renouvellement de l’ensemble des directeurs d’administration centrale. Enfin, pour que les ministres « ne perdent pas de vue » les conditions de mise en œuvre de leur politique, il souhaite « une administration plus déconcentrée, qui conseille plus qu’elle ne sanctionne, qui innove et expérimente plus qu’elle ne contraint. 

15h30. « Sieyès et Mirabeau ne désertèrent pas, je crois, si promptement »

« Sieyès et Mirabeau ne désertèrent pas, je crois, si promptement »
01:16

Emmanuel Macron a tenu à préciser le sens de sa venue : « J’ai voulu vous réserver, et à travers vous aux Français, ma première expression politique depuis mon élection. Trop de mes prédécesseurs se sont vus reprocher de n’avoir pas fait la pédagogie de leur action ni d’avoir exposé le sens et le cap de leur mandat, trop d’entre eux aussi ont pris des initiatives dont le Parlement n’était que secondairement informé. » Une initiative qu’il renouvellera tous les ans.

Accusé de présidentialiser à outrance sa fonction, il a répondu à ses détracteurs : « Si la bienveillance apparaît à certains comme une dérive considérable c’est sans doute qu’ils ont de leur rôle de parlementaire et de celui du Président une conception vague que masque mal l’arrogance ou le sectarisme. »

Enfin, il a regretté l‘absence de certains parlementaires. Les députés de La France insoumise et les communistes ont en effet refusé d’assister à son discours. « Il est toujours préoccupant que des représentants du peuple se soustraient aux règles de la Constitution qui les a fait élire. Sieyès et Mirabeau ne désertèrent pas, je crois, si promptement le mandat que leur avait confié le peuple. »

15h40 : Emmanuel Macron veut introduire une dose de proportionnelle, réformer le CESE et des pétitions d’initiative citoyenne

Congrès : « Le pluralisme s'impose », déclare Emmanuel Macron
05:51

« La représentativité reste un combat inachevé dans notre pays : je souhaite le mener avec vous résolument, je proposerai ainsi que le Parlement soit élu avec une dose de proportionnelle, pour que toutes les sensibilités y soient représentées », a annoncé Emmanuel Macron.

Cette réforme ira de pair avec la limite du cumul des mandats dans le temps, la « clé de voûte d’un renouvellement qui ne se produira pas sous la pression et l’exaspération citoyenne », selon Emmanuel Macron.

Le président de la République annonce également une refonte du Conseil économique social et environnemental (CESE), dont « l’attention fondatrice s’est un peu perdue ». Il « doit devenir la chambre du futur, où circuleront toutes les forces vives de la nation » et le « forum de notre République ».

Déclarant vouloir « revoir les règles de sa représentativité », Emmanuel Macron souhaite en faire un « le carrefour des consultations publiques et le seul », car les « instances de consultation se sont multipliées ».

Afin de faire la représentativité autrement « qu’une seule fois tous les cinq ans », Emmanuel Macron entend revoir « le droit de pétition ». « Les propositions des Français » doivent être « présentées, dans un cadre défini et construit, à la représentation nationale ».

15h35 : Emmanuel Macron veut « un Parlement moins nombreux mais renforcé dans ses moyens »

Emmanuel Macron veut « un Parlement moins nombreux mais renforcé dans ses moyens »
06:14

Emmanuel Macron propose de réduire d’un tiers le nombre des trois assemblées de la République (Assemblée nationale, Sénat, Conseil économique, social et environnemental), une « mesure indispensable à mettre en œuvre » et « qui aura des effets favorables pour la qualité générale du travail parlementaire selon lui ».

« Un parlement moins nombreux mais renforcé dans ses moyens, c’est un parlement où le travail devient plus fluide, où les parlementaires peuvent s’entourer de collaborateurs mieux formés, plus nombreux. C’est un Parlement qui travaille mieux. »

La réforme devra être conduite « en veillant à la juste représentation de tous les territoires, précise-t-il.

Toujours au chapitre de « l’efficacité » qui devra guider son action, le président précise que l’exécutif « doit en prendre sa part », notamment « vis-à-vis du Parlement ». « Tous les ans je reviendrai devant vous » pour rendre compte de l’action, a-t-il annoncé.

Le Premier ministre devra assigner des « objectifs clairs » aux ministres, qui devront rendre compte de leur action également.

15h30 : « Sachons mettre un terme à la prolifération législative »

Congrès : « Sachons mettre un terme à la prolifération législative », déclare Emmanuel Macron
04:59

Emmanuel Macron, « en tant que garant du bon fonctionnement des institutions publiques », a indiqué qu’il agirait en suivant trois principes : « l’efficacité, la représentativité et la responsabilité ».

En matière « d’efficacité », le président veut « rendre la priorité aux résultats ». « Sachons mettre un terme à la prolifération législative », espère-t-il. « Légiférer moins c’est consacrer plus d’attention aux textes fondamentaux, à ces lois venant répondre à un vide juridique, venant éclairer une situation inédite : c’est cela le rôle du Parlement. »

Emmanuel Macron entend « mieux allouer le temps parlementaire », en particulier au contrôle et à l’évaluation des lois.

Pour ajouter la « faculté d’agir vite », le chef de l’État dresse deux pistes : une simplification de la navette parlementaire et la possibilité de faire voter la loi en commission, « dans les cas les plus simples ».

15h25. « Les engagements seront tenus »

Emmanuel macron : « Les engagements seront tenus »
01:53

« Nous n’avons pas devant nous 5 ans d’ajustement et de demi-mesures », a prévenu Emmanuel Macron. Pour répondre à « l’exigence intransigeante » qui anime les Français, il assure que « les engagements seront tenus », de même que « les transformations profondes auxquelles (il s’est) engagé seront conduites » : « C’est la transformation profonde qu’ils attendent, qu’ils espèrent, qu’ils exigent. Ne la redoutons pas, embrassons là au contraire. »

Des projets qu’il estime irréalisables sans des « institutions fortes », dont il est le « garant » : « Nos institutions ont démontré leur solidité mais comme toutes les institutions elles sont aussi ce que les hommes en font. »

15h20 : « En vous élisant, le peuple français a montré son impatience »

Macron : « En vous élisant, le peuple français a montré son impatience »
02:34

« Nous avons reçu le mandat du peuple. Qu'il nous ait été donné par la nation entière ou par les électeurs d’une circonscription ne change rien à sa force. Qu'’il ait été porté par le suffrage direct ou  par le suffrage indirect ne change rien à sa nature (…) à l’obligation collective qui pèse sur nous » a lancé Emmanuel Macron. « Cette obligation est celle d’une transformation résolue et profonde, tranchant avec les années immobiles ou avec les années agitées, toutes  aux résultats également décevants. »

« C’est par cette voie que nous retrouverons ce qui nous a tant manqué, la confiance en nous. La force nécessaire pour accomplir nos idéaux. Ce qui nous est demandé par le peuple, c’est de renouer avec l’esprit de conquête qui l’a fait, pour enfin le réconcilier avec lui-même » a-t-il poursuivi.

« En vous élisant, le peuple français a montré son impatience à l’égard d’un monde politique trop souvent fait de querelles, d’ambitions creuses où nous avions vécu jusqu’alors. C’est aussi à une manière de faire la politique qu’il a donné congé (…) Je suis sûr que vous êtes ici tous aussi conscients que moi. Et je sais bien que les sénateurs en ont aussi une pleine conscience. »

« Être fidèle à ce que le peuple français a voulu, suppose donc une forme d’ascèse, une exigence renforcée, une dignité particulière. »

 

15h12 : Emmanuel Macron : « Elle est là, notre mission historique »

« C’est le mandat (…) d’un projet de transformation et de changement profond qui nous est donné » continue-t-il.

« [Les Français] savent, parce que cela a été notre expérience commune de ces dernières années, qu’une France arrêtée s’affaisse se divise, qu’une France apeurée, recroquevillée et victime, s’épuise en querelles stériles et ne produit que du malheur (…) Elle est là notre mission historique. Cette mission, la mienne, celle du gouvernement, la vôtre, n’est pas dévolue à un petit nombre. Elle est dévolue à tous ».

Emmanuel Macron : « Elle est là, notre mission historique »
01:06

 

15h10 : « Ces faux procès sont nombreux »

Congrès : « Ces faux procès sont nombreux », déclare Emmanuel Macron sur son mandat
02:28

Emmanuel Macron a demandé quel était le « mandat du peuple » que sa majorité avait reçu. « Pour le savoir, il faut sortir de ce climat de faux procès où le débat public nous a enfermés trop longtemps. Il faut retrouver de la sérénité. Ces faux procès sont nombreux », a noté le président.

« S’agit-il de réformer le droit du travail pour libérer, dynamiser l’emploi au bénéfice d’abord de ceux qui n’en ont pas ? On nous dira qu’il s’agit d’adapter la France aux cruautés de l’univers mondialisé ou de satisfaire au diktat de Bruxelles.
S’agit-il de réduire nos dépenses publiques pour éviter à nos enfants de payer le prix de nos renoncements ? On nous dira que nous remettons en cause notre modèle social.
S’agit-il de sortir de l’état d’urgence ? On nous dira d’un côté que nous laissons la France sans défense face au terrorisme, et que de l’autre, nous bradons nos libertés. »

« Rien de tout cela n’est vrai. Derrière tous ces faux procès on trouve le même vice, le même qui empoisonne depuis trop  longtemps le débat public, le déni de réalité, le refus de voir le réel en face dans sa complexité et ses contraintes », a-t-il conclu.

15h05. Emmanuel Macron : « Je veux aujourd’hui vous parler du mandat que le peuple nous a donné »

Emmanuel Macron : « Je veux aujourd’hui vous parler du mandat que le peuple nous a donné »
01:37

Debout face au Parlement réuni en Congrès, après avoir observé une minute de silence à la mémoire de Simone Veil,  le Président a commencé son discours en se référant à l’article 18 de la Constitution, qui lui permet de s’exprimer devant les parlementaires :  « Il est des heures qui de cette possibilité font une nécessité. Les heures que nous vivons sont de celles-là. »

« Le 7 mai dernier les Français m’ont confié un mandat clair. Le 18 juin, ils en ont amplifié la force en me donnant une majorité », poursuit-il comme pour légitimer sa présidence « jupitérienne ». Il a ensuite précisé quel sera le contenu de son discours : « Je veux aujourd’hui vous parler du mandat que le peuple nous a donné, des institutions que je veux changer  et des principes d’action que j’entends suivre. »

Face aux sénateurs et aux députés, Emmanuel Macron rappelle que leurs mandats ont la même source, « ce simple amour de la patrie » : « Ce sont mille chemins différents qui nous ont conduit aujourd’hui ici, animés par le même désir de service. Même si ce désir n’a pas le même visage, pas la même forme, même s’il n’emporte pas les mêmes conséquences nous en connaissons la source, ce simple amour de la patrie. »

15h : une minute de silence pour Simone Veil

Une minute de silence pour Simone Veil
01:21

Avant le discours d’Emmanuel Macron, les parlementaires ont rendu hommage à Simone Veil par une  minute de silence.

14h40. David Rachline : « Ceux qui désertent ne sont pas très sérieux. »

David Rachline : « Ceux qui désertent ne sont pas très sérieux. »
01:40

Bien qu’il considère qu’il s’agit d’une « opération de communication », le sénateur FN du Var, David Rachline, juge important d’être présent pour le discours d’Emmanuel Macron devant le Congrès. Il estime que ceux qui ont décidé de le boycotter ne sont « pas raisonnables » : « Nous avons été élus pour porter la contradiction, ceux qui désertent ne sont pas très sérieux. »

Par ailleurs, il ne se dit « pas choqué » par la date choisie par le Président, à savoir la veille de la déclaration de politique générale d’Édouard Philippe. Il admet pourtant qu’il y a bien un « télescopage » du Premier ministre par Emmanuel Macron.

14h35. Le discours présidentiel est « logique et cohérent » affirme Alain Richard

Le discours présidentiel est « logique et cohérent » affirme Alain Richard
02:25

Interrogé sur la pertinence du discours présidentiel, la veille de celui de son Premier ministre, le sénateur LREM Alain Richard estime que le chef d’État est bien dans son rôle. « Ça me paraît logique et cohérent » assure-t-il, critiquant ceux qui ont décidé de boycotter l’évènement. « C’est une mauvaise compréhension de nos institutions  de la part de certains collègues  qui pourraient mieux les connaître puisque c’est l’application de la Constitution ». « C’est juste une façon d’attirer l’attention » juge-t-il.

14h30. Pour Pierre Laurent, « pas question d’aller faire allégeance au château à cette méthode »

Congrès : « Pas question pour nous d’aller faire allégeance au Château », prévient Pierre Laurent
02:08

Pierre Laurent participe aux côtés d’autres parlementaires communistes à un rassemblement devant l’hôtel de ville de Versailles. Tous ont fait le choix de ne pas assister au Congrès. « C’est le signe d’une monarchisation extrême du régime, que visiblement Emmanuel Macron veut accélérer encore. Il utilise une disposition introduite dans la Constitution par Nicolas Sarkozy, que nous avions combattu à l’époque », explique le secrétaire général du parti communiste.

Pour le sénateur de Paris, la réunion du Congrès n’est pas le seul motif d’inquiétude.

« Il y a d’autres signaux inquiétants, le fait de vouloir priver dès cet été le Parlement de son droit de discuter librement des ordonnances sur le Code du travail, le fait d’avoir monopolisé tous les postes du Bureau de l’Assemblée, tout cela ça fait beaucoup pour un début de quinquennat. Pas question pour nous d’aller faire allégeance au château à cette méthode et nous allons défendre les droits du Parlement tout au long du quinquennat. »

14h20. « Le moment choisi n’est pas le bon » juge Damien Abad

Congrès : « Le moment choisi n’est pas le bon » juge Damien Abad
01:21

« On attend que ce ne soit pas une intervention pour rien. Que ce ne soit pas juste un coup de communication à 500 000 euros, que ce ne soit pas juste une épreuve de marketing politique qui viserait à griller la politesse au Premier ministre  » affirme le député LR Damien Abad.

« On attend une vision, un cap, une feuille de route sur l’emploi, sur la question du pouvoir d’achat… On attend un discours fort de la part d’Emmanuel Macron » poursuit-il. « Soit il n’y a rien dans le discours, alors ce sera un coup de communication qui aura coûté 500 000 euros de plus aux Français, soit il y a un discours fort et à ce moment-là, c’est celui du Premier ministre qui risque d’être vidé de sens. L’exercice n’est pas facile car le moment choisi n’est pas le bon. »

14h10. Jérôme Durain : « Macron est très autoritaire »

Jérôme Durain : « Macron est très autoritaire »
01:43

Jérôme Durain, sénateur socialiste de la Saône-et-Loire, était au micro de Public Sénat. À quelques heures du discours d’Emmanuel Macron devant le Congrès à Versailles, il se dit « agacé » par cette hyperprésidentialisation »

« Je suis toujours très heureux de prendre le bus avec les copains pour un pique-nique », ironise Jérôme Durain. Le sénateur se rend à Versailles uniquement par « respect de la tradition républicaine ». Aller au Congrès relève de mon travail de parlementaire », ajoute-t-il. Mais il n’y a pas de gaîté de cœur : « Je suis plutôt un peu acide et volontiers dans l’exigence. »

Plus largement, c’est l’hyperprésidentialisation du régime qui l’« agace ». Il craint pour « l’équilibre institutionnel » et appelle à une « forme de modestie dans la fonction » : « Sarkozy bougeait trop, Hollande pas assez, Macron est très autoritaire, quelque chose de posé nous ferait du bien. Jupiter lasse au bon d’un moment. »

14h00. Marie-Noëlle Lienemann : « Macron veut tirer les institutions vers une hyperprésidentialisation »

Marie-Noëlle Lienemann : « Macron veut tirer les institutions vers une hyper présidentialisation »
02:43

 La sénatrice PS de Paris Marie-Noëlle Lienemann était au micro de Public Sénat avant son départ pour Versailles, où elle assistera au discours d’Emmanuel Macron devant le Parlement réuni en Congrès.

Contrairement aux députés de La France insoumise et aux parlementaires communistes, qui ont décidé de boycotter l’évènement, Marie-Noëlle Lienemann a choisi d’y assister. Si elle assure « pouvoir les comprendre », elle se dit plus « traditionaliste », au sens où « on mène des combats hors et dans les institutions ». « Ceux qui ne viennent pas sont assez d’accord sur le diagnostic », ajoute-t-elle.

La sénatrice se dit « sans illusions », et même « un peu en colère sur la manière dont Macron veut tirer les institutions vers une hyperprésidentialisation ». Elle est « déterminée à combattre d’abord cette lecture des institutions » et sera « attentive à ses annonces dont (elle) redoute le contenu au regard de son programme ».

« Cette Ve République ne peut pas durer ainsi. On peut engager une procédure de référendum d’initiative populaire pour dire qu’on veut changer nos institutions, qu’il faut les transformer dans un sens plus respectueux du peuple et donc du Parlement », propose Marie-Noëlle Lienemann.

Emmanuel Macron a choisi de s’exprimer la veille de la déclaration de politique générale de son premier ministre, Edouard Philippe. Encore une marque de la présidentialisation du régime, mais aussi une relégation du Premier ministre à un rôle de simple « exécutant » comme le souligne la sénatrice de Paris. « Si ceux qui soutiennent Edouard Philippe versent des larmes de crocodile, ils n’ont qu’à s’en prendre à eux-mêmes, il n’est pas obligé de rester. »

« On croit  que rien n’est grave à l’instant T et on se rend compte a posteriori que c’est grave », prévient Marie-Noëlle Lienemann.

13h40. La liste des orateurs

 

13h. Emmanuel Macron arrive au château de Versailles

Emmanuel Macron arrive au château de Versailles
01:35

Le président de la République est arrivé à 13h au château de Versailles, pour un déjeuner avec environ 70 parlementaires. Il a été accueilli par le président de l'Assemblée nationale, François de Rugy, celui du Sénat, Gérard Larcher, et son Premier ministre Edouard Philippe.

10h30. Le programme de la journée

Vers 13h, le président de la République va déjeuner avec l'ensemble des bureaux de l'Assemblée nationale et du Sénat, ainsi que les présidents de groupes des deux chambres. La séance au Congrès débutera autour de 14h45 avec l'arrivée d'Emmanuel Macron dans la salle, qui devrait s'exprimer à partir de 15h, pendant environ une heure. Une fois son discours terminé, le chef d'État quittera les lieux et laissera la parole aux présidents de groupes qui auront chacun 10 minutes pour s'exprimer.

10h15. Une minute de silence pour Simone Veil

Les parlementaires vont respecter une minute de silence, en hommage à Simone Veil, juste avant le discours du président de la République.

10h. Émission spéciale sur les chaînes parlementaires

Les chaînes parlementaires se mobilisent pour suivre la réunion du Congrès et le discours d'Emmanuel Macron à Versailles. Retrouvez l'émission spéciale, dès 14h, avec la retransmission de l'allocution du chef d'État mais aussi les discours des différents présidents de groupes de l'Assemblée nationale et du Sénat.

 

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