Congrès de l’AMF : « Nous souhaitons une forte présence de l’État dans nos territoires et dans nos départements », déclare François Baroin
François Baroin, président de l’Association des maires de France a clos le Congrès de l’AMF, en voulant se tourner vers l’avenir. Il a également salué le travail du Sénat sur le texte engagement et proximité.

Congrès de l’AMF : « Nous souhaitons une forte présence de l’État dans nos territoires et dans nos départements », déclare François Baroin

François Baroin, président de l’Association des maires de France a clos le Congrès de l’AMF, en voulant se tourner vers l’avenir. Il a également salué le travail du Sénat sur le texte engagement et proximité.
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Le 102e Congrès de l’AMF a fermé ses portes ce jeudi, après trois jours de débat. Dans la journée François Baroin, son président, a prononcé son discours de clôture, juste avant celui du Premier ministre.

Il a abordé le sujet « délicat » du projet de loi engagement et proximité, en saluant le travail de la chambre haute : « Le travail du Sénat a été remarquable. Il a atteint les objectifs qui étaient ceux fixés lors de la rédaction du texte. Reprenant par la même 80% des propositions de l’AMF et 80% du rapport Darnaud, un sénateur qui avait beaucoup travaillé sous l’autorité de Gérard Larcher. » Tout en taclant légèrement celui de l’Assemblée nationale, en particulier sa commission des lois, qui « a altéré quelque peu pour le dire pudiquement, la qualité dynamique et collective du travail du Sénat ».

François Baroin s’est adressé à Edouard Philippe : « Nous vous faisons confiance pour porter au nom du gouvernement (…) les éléments préparatoires à une commission mixte paritaire qui devrait permettre je l’espère à offrir un texte en réponse à l’objectif partagé, de redonner du sens à l’engagement municipal. »

Pour le président de l’AMF, ce texte « ne règlera pas tout » : « Mais ça donnera une orientation et du sens pour une nouvelle génération qui va se lever et qui demandera un espoir. »

Le maire de Troyes a expliqué que l’AMF ne rejetait pas la loi NOTRe dans sa totalité mais a regretté la façon dont elle a été appliquée : « La manière dont cela a été mis en application dans les schémas départementaux de coopération intercommunale après la directive Lebranchu de l’époque, qui avait fixé un calendrier tellement strict, tellement serré, pour à marche forcée imposer un cadre géographique que beaucoup d’élus ne voulaient pas, laisse un goût amer. Et c’est autour de ce goût amer que nous revendiquons la volonté de laisser le choix entre des compétences obligatoires et optionnelles. »

Impossible pour le président de l’AMF de ne pas aborder la suppression de la taxe d’habitation, tout en expliquant qu’il faut maintenant tourner la page : « On le regrette, on le déplore mais on se projette vers l’avenir (…) « L’avenir c’est le cœur du débat qui va nous amener, nous l’espérons, à marcher main dans la main sur ce qu’est une nouvelle ambition en matière de décentralisation. »

François Baroin a terminé son discours en rappelant que « Territoires unis » (associant l’AMF, Région de France et l’Assemblée des départements de France) va faire des propositions « dès le lendemain des municipales » : Nous formulerons des propositions très nettes, avec le président Larcher, sur la déconcentration (…) Nous souhaitons une forte présence de l’État dans nos territoires et dans nos départements. »

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