Congrès des maires: Baroin attend de Macron « qu’il corrige le tir »
Le président de l'Association des maires de France (AMF), François Baroin, a dit mercredi sur CNews attendre d'Emmanuel Macron ...

Congrès des maires: Baroin attend de Macron « qu’il corrige le tir »

Le président de l'Association des maires de France (AMF), François Baroin, a dit mercredi sur CNews attendre d'Emmanuel Macron ...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Le président de l'Association des maires de France (AMF), François Baroin, a dit mercredi sur CNews attendre d'Emmanuel Macron "qu'il corrige le tir" en matière de dotations, mais aussi qu'il comble le "déficit de considération vis-à-vis des élus".

Le chef de l'Etat est attendu jeudi devant le congrès de l'AMF, après Edouard Philippe mardi. Mercredi, il s'entretiendra avec M. Baroin, avant une réception à l'Elysée à laquelle sont invités 1.500 maires.

M. Baroin attend du président, dont il apprécie "la qualité d'écoute", "qu’il prenne la mesure sur les dotations, qu’il corrige le tir, qu’il ouvre la porte sur la problématique de la taxe d'habitation et qu’il ouvre le débat sur une vraie réforme fiscale, qu’il s’engage sur la problématique du logement social".

"Il y a beaucoup de déficits à combler, mais il y a en a un immense et d’urgence à combler qui est un déficit de considération vis-à-vis des élus", a-t-il souligné. "Qu’il ne tienne plus ces propos sur +un élu qui prend un emploi aidé c’est quelqu’un qui fait du clientélisme+".

"Nous sommes les premiers de cordée de la République de proximité, (…) nous sommes des partenaires loyaux, nous sommes même des serviteurs de l’Etat dans un certain nombre de missions", a-t-il plaidé.

Les 13 milliards d'euros d'économies imposés aux collectivités sur cinq ans, la baisse des APL, la diminution des emplois aidés, ou l'exonération de la taxe d'habitation, sont autant de points de friction entre les collectivités et le gouvernement.

"On préfèrera toujours le dialogue à la rupture", a affirmé le maire LR de Troyes, n'excluant cependant pas un boycottage par les maires de la Conférence des territoires, à l'instar des présidents de régions. "Tout dépend beaucoup, je le dis franchement, des annonces qui seront formulées par le président de la République".

Concernant l'exonération de la taxe d'habitation, M. Baroin a affirmé qu'il fallait "conserver le lien entre l’habitant et l’usager du service public" et "imaginer un impôt à assiette large et à taux faible qui permette d’avoir une ressource propre, qui compense la taxe d’habitation".

Mardi, Edouard Philippe s'est employé à calmer l'inquiétude des élus locaux, mais sans rien céder sur les efforts demandés aux collectivités pour limiter leurs dépenses.

Partager cet article

Dans la même thématique

Le Pen ok
7min

Politique

« Il n’était pas fiable » : le départ du conseiller de Jordan Bardella, François Durvye, de la campagne de Marine Le Pen, rappelle les divergences qui traversent le RN

Le divorce entre François Durvye, conseiller éco de tendance libérale, et Marine Le Pen, en plein débat au Medef, montre que le RN connaît encore des différences de lignes internes sur l’économie. Dans l’entourage de Marine Le Pen, on assure que « Jordan Bardella n’a rien à voir là-dedans. C’est l’ego contrarié d’un haut fonctionnaire. Point ».

Le

Capture d’écran du documentaire « 39-45, les cheminots dans la résistance » de Emmanuel Roblin
3min

Politique

Les « docus de l’été » : Les cheminots français sous le nazisme, de résistants individuels à la paralysie du réseau

Instrument essentiel de la logistique en temps de guerre, les cheminots français ont très tôt mesuré l’utilité du réseau de chemins de fer pour l’ennemi. Dès 1942, et avant toute autre forme de résistance, ils ont agi pour faire dérailler la machine nazie. "39-45, les cheminots dans la résistance", un documentaire de Emmanuel Roblin à voir cet été sur Public Sénat.

Le

« Ce qui m’a surpris, c’est… » : le premier débat de la présidentielle vu par les chefs d’entreprise présents à l’université d’été du Medef
7min

Politique

« Ce qui m’a surpris, c’est… » : le premier débat de la présidentielle vu par les chefs d’entreprise présents à l’université d’été du Medef

Le premier débat de la présidentielle s’est joué ce 27 août à Paris face aux tribunes de Roland-Garros, entre sept candidats déclarés, sur des thématiques économiques chères à l’organisation patronale. Les dirigeants ou cadres que nous avons rencontrés ressortent mitigés de cet échange. Les deux anciens premiers ministres d’Emmanuel Macron, Gabriel Attal et Édouard Philippe, ont sans surprise pris l’ascendant face à ce parterre.

Le