Congrès du FN : Marine Le Pen « n’a pas besoin d’être relégitimée », estime Sébastien Chenu
Ligne politique, leadership, alliances : le député du Front national s’est exprimé sur les objectifs du Congrès du parti qui se tiendra début mars.

Congrès du FN : Marine Le Pen « n’a pas besoin d’être relégitimée », estime Sébastien Chenu

Ligne politique, leadership, alliances : le député du Front national s’est exprimé sur les objectifs du Congrès du parti qui se tiendra début mars.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Près de dix mois ont passé depuis le second tour de la présidentielle. Le Front national tiendra son 16e Congrès à Lille les 10 et 11 mars (le dernier avait eu lieu fin 2014).

Fragilisée par le débat de l’entre-deux-tours, Marine Le Pen devrait néanmoins être réélue sans surprise présidente du parti par les militants, étant la seule candidate à sa succession. Pour le député du Nord, Sébastien Chenu, la question de son leadership ne se pose pas. «  Elle n’a pas besoin d’être relégitimée », a-t-il assuré, sur le plateau de Parlement Hebdo.

« On a besoin d’aborder la suite autrement »

 L’ancien secrétaire national de l’UMP considère même que, pour la présidentielle de 2022, elle est « aujourd’hui la plus solide » au sein du parti.

« On n’est pas du tout dans le déni », assure le député frontiste, pour qui, « tout » sera « sur la table ». Marine Le Pen « remet en question sa ligne. Sa personne, en tant que présidente, elle la propose aux militants. »

« On a fait un score historique à la présidentielle, 11 millions d’électeurs […] Il nous en manque encore pour gagner le pouvoir, donc il faut se poser la question : comment faire demain, comment adapter notre outil, comment adapter notre programme », résume Sébastien Chenu. « On a besoin d’aborder la suite autrement ».

Un changement d’identité se profile-t-il ? Le député confirme que la question se pose et qu’il faudra se demander si le « nom pose problème pour faire des alliances».

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Session of questions to the government at the Senate
8min

Politique

Loi Yadan contre l’antisémitisme : les sénateurs dubitatifs à l’annonce de la reprise en main du gouvernement

Après le retrait à l’Assemblée nationale de la proposition de loi portée par la députée Renaissance Caroline Yadan, le gouvernement va reprendre la main et présentera un projet de loi sur la lutte contre l’antisémitisme devant le Sénat avant l’été. L’exécutif compte sur un accueil plus favorable à la chambre haute où la droite et le centre sont majoritaires. Mais les relations entre la majorité sénatoriale se sont tendues ces derniers temps.

Le

Paris: French Government Weekly Cabinet Meeting
3min

Politique

1er mai : boulangeries et fleuristes « indépendants » pourront faire travailler leurs salariés dès cette année, annonce Sébastien Lecornu

Le Premier ministre a mis sur la table, vendredi, un nouveau projet de loi d’élargissement du travail le 1er mai, uniquement ouvert aux boulangeries et fleuristes « indépendants et artisanaux ». En attendant son adoption formelle, il a assuré que des consignes seront données pour qu’aucun contrôle ne vienne entraver le travail de leurs salariés cette année.

Le

Festival Du Livre 2025
2min

Politique

Crise chez Grasset : au Festival du livre, Emmanuel Macron affiche sa volonté de défendre le « pluralisme éditorial »

En visite ce vendredi au Festival du livre, bousculé par la crise ouverte chez l’éditeur Grasset, Emmanuel Macron a voulu afficher sa défense du « pluralisme éditorial » et de « la liberté des auteurs ». Concernant la création d’une clause de conscience pour les auteurs, le Président a estimé que cela « doit se réfléchir ».

Le

FRA – BOOK – CONSENTEMENT
2min

Politique

Crise chez Grasset : la sénatrice Sylvie Robert (PS) propose de créer une clause de conscience pour les auteurs

Alors que plus de 150 écrivains annoncent quitter la maison d’édition Grasset pour protester contre le renvoi du PDG Olivier Nora, la sénatrice socialiste Sylvie Robert propose une « loi d’urgence » pour « protéger les auteurs ». Le but : permettre aux auteurs d’activer une clause de conscience en cas de changement radical de la ligne éditoriale de leur éditeur.

Le