Congrès du Parti socialiste : « Il faut construire un projet alternatif, autonome de celui de La France insoumise », assure Jérôme Guedj

Invité de la matinale de Public Sénat, Jérôme Guedj, porte-parole du Parti socialiste et député de l’Essonne, est revenu sur les débats internes qui ont lieu à l’approche du 81e Congrès qui aura lieu du 13 au 15 juin à Nancy. Il soutient un courant opposé à Olivier Faure, qui pourrait travailler avec Boris Vallaud.
Camille Gasnier

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le 81e Congrès du Parti socialiste se tiendra du 13 au 15 juin prochains à Nancy. Olivier Faure est candidat à sa réélection et Boris Vallaud a lancé sa campagne en mars. Face à eux, plusieurs opposants au premier secrétaire du Parti socialiste ont annoncé la fusion de leurs contributions dans l’objectif de proposer un texte commun. Cette alliance comprend notamment Nicolas Mayer-Rossignol, Hélène Geoffroy, Philippe Brun, Laurence Rossignol, Carole Delga, mais aussi Jérôme Guedj.

« Je préférerais que l’on puisse travailler avec Boris Vallaud »

Sur ce courant opposé à Olivier Faure, le porte-parole du Parti socialiste estime que « ce n’est pas un crime de lèse-majesté que les gens présentent leur position. L’approche de ce congrès permet, selon le député de l’Essonne, d’exprimer de nouvelles positions et d’ouvrir « une nouvelle séquence, fortement distincte de celle que l’on a vécu précédemment ». Dans la ligne de mire, l’alliance et le rapprochement avec La France insoumise qui a été opérée par Olivier Faure. Jérôme Guedj souhaite « construire un projet alternatif, autonome de celui de La France insoumise », et tend une main à Boris Vallaud : « Je préférerais que l’on puisse travailler avec Boris Vallaud ».

L’objectif est donc de se distinguer de La France insoumise, en vue de l’élection présidentielle en 2027, car pour le député socialiste, la présidentielle « sera perdue si Jean-Luc Mélenchon se qualifie au second tour ».

Partager cet article

Dans la même thématique

France Missing Girl
7min

Politique

Affaire Lyhanna : « Il y a une chaîne judiciaire qui n’a pas fonctionné, c’est assez accablant », affirme Isabelle Florennes

Depuis les révélations autour du profil de Jérôme Barella mis en examen pour enlèvement et séquestration de Lhyanna dans le Gers le 29 mai, la classe politique jusqu’à Emmanuel Macron pointe les failles de la justice. Les sénateurs attendent que les résultats de l’enquête administrative diligentée par le gouvernement leur soient présentés dans les semaines à venir.

Le

PARIS Gerald Darmanin place Vendome
4min

Politique

Affaire Lyhanna : que dit la circulaire de Gérald Darmanin de 2025 ?

Une semaine après la disparition de la jeune Lyhanna à Fleurance, Gérald Darmanin dénonce les « dysfonctionnements » de l’État dans le suivi du principal suspect, actuellement mis en examen. Le ministre de la Justice fait notamment référence à sa circulaire de politique pénale générale, envoyée en janvier 2025, où il appelait au « traitement prioritaire » des violences sur enfants. Celle-ci n’aurait pas été respectée.

Le

SoftBank CEO Masayoshi Son Meets French President Emmanuel Macron at Elysee Palace
2min

Politique

Lyhanna : Emmanuel Macron dénonce un « dysfonctionnement inacceptable », Sébastien Lecornu demande que « les conclusions de l’enquête administrative lui soient remises sous 15 jours »

Au lendemain de la découverte dans le Gers d'un corps étant probablement celui de Lyhanna, le président de la République dénonce depuis le Monténégro, un « dysfonctionnement inacceptable ». A l’issue de réunion de crise à Matignon entre Gérald Darmanin, Laurent Nunez et Sébastien Lecornu, ils « ont fait état d’éléments accablants dans la procédure, à tous les niveaux ».

Le

Congrès du Parti socialiste : « Il faut construire un projet alternatif, autonome de celui de La France insoumise », assure Jérôme Guedj
3min

Politique

Loi de programmation militaire : le sénateur LR Hugues Saury appelle à des négociations en vue de la commission mixte paritaire

Interrogé sur Public Sénat, le sénateur LR Hugues Saury assume le rejet par son groupe, mardi, de l’article phare de la loi de programmation militaire. La droite espère encore arracher une rallonge supplémentaire à la hausse de 36 milliards d’euros du budget des armées inscrite dans le texte, qui file en commission mixte paritaire.

Le