Congrès LR : « Attendre le 4 décembre, c’est Mortelle randonnée ! », tacle Hervé Marseille
Le sénateur UDI Hervé Marseille, invité mercredi de Public Sénat, s’est agacé des atermoiements des Républicains pour investir un candidat à la présidentielle. D‘autant, alerte-t-il, que l’exclusion des centristes du processus de désignation pourrait remettre en cause le rassemblement.

Congrès LR : « Attendre le 4 décembre, c’est Mortelle randonnée ! », tacle Hervé Marseille

Le sénateur UDI Hervé Marseille, invité mercredi de Public Sénat, s’est agacé des atermoiements des Républicains pour investir un candidat à la présidentielle. D‘autant, alerte-t-il, que l’exclusion des centristes du processus de désignation pourrait remettre en cause le rassemblement.
Romain David

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« On est en train de se fourvoyer, et je pense que ça va mal finir. » Invité mercredi de « Bonjour chez vous », sur Public Sénat, le sénateur Hervé Marseille, président du groupe Union centriste, n’a pas mâché ses mots contre la décision des Républicains de sélectionner leur candidat pour 2022 lors d’un congrès où seuls les militants LR seront invités à s’exprimer. Un coup dur pour les centristes et l’UDI, le parti d’Hervé Marseille, deux partenaires historiques de la droite républicaine. « C’est une maladresse. Les Républicains choisissent librement la procédure qu’ils veulent se donner, mais si on veut choisir le candidat de la droite et du centre, il vaut mieux qu’il y ait du centre ! », tacle-t-il.

Un congrès LR qui arrive trop tard

Le sénateur estime que dans ces conditions, le soutien de sa famille politique au candidat désigné ne sera pas automatique. « On verra le moment venu », balaye-t-il. Fin septembre, Jean-Christophe Lagarde, le patron de l’UDI, avait confié à Public Sénat son intention d’investir un candidat pour son parti dès la mi-novembre, sans attendre l’issue du congrès LR prévu le 4 décembre. Une date jugée beaucoup trop tardive par Hervé Marseille, qui hésite entre Gabriel García Márquez et Claude Miller pour dénoncer le calendrier retenu : « Si on attend le 4 décembre, c’est ‘Chronique d’une mort annoncée' ou ‘Mortelle randonnée’ ! », raille-t-il.

« Pendant que l’on fait de la mécanique, le président de la République continue à distribuer de l’argent, à rassembler autour de lui, et d’autres candidats avancent », alerte encore le sénateur qui estime également la progression d’Éric Zemmour dans les sondages « inquiétante pour la France ». « Le fait qu’il ait de l’audience montre que, malheureusement, il répond à une attente d’un certain nombre d’électeurs », déplore l’élu, qui attend désormais des réponses concrètes de la part des candidats déclarés car « pendant ce temps-là, en face, je ne vois pas très bien ce qu’il se passe. »

Partager cet article

Dans la même thématique

The left-wing groups give a press conference on Bill of Finance
4min

Politique

Sénatoriales : le groupe Écologiste résiste tant bien que mal, mais recule au Sénat

Fragilisés par une série de défaites lors des municipales de mars dernier, les Écologistes abordaient ce scrutin sénatorial sur la défensive. Sept de leurs seize sénateurs étaient renouvelables. Au terme de la soirée, le groupe conserve l'essentiel de ses positions mais accuse trois pertes, tandis qu'un allié insoumis vient étoffer ses rangs.

Le

Paris: Questions au gouvernement Senat
7min

Politique

Arrivée historique d’un groupe RN, majorité sénatoriale stable, gauche qui limite la casse et premiers sénateurs LFI : les principaux enseignements des sénatoriales

Malgré quelques surprises, le renouvellement de la moitié des sièges de la Haute assemblée est marqué par une relative stabilité. Gérard Larcher restera à la tête du Sénat. Mais le scrutin voit surtout l’arrivée du premier groupe RN au Palais du Luxembourg. Une petite révolution.

Le