Congrès : Mélenchon dénonce des « coups de force »
La France insoumise a décidé de boycotter le Congrès. « Nous avons été placés dans une situation qui est celle de la monarchie » affirme son leader. 

Congrès : Mélenchon dénonce des « coups de force »

La France insoumise a décidé de boycotter le Congrès. « Nous avons été placés dans une situation qui est celle de la monarchie » affirme son leader. 
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Des événements d’une exceptionnelle gravité politique sont en train de se dérouler » assure Jean-Luc Mélenchon, ce lundi, depuis la place de la République où il organisait une manifestation. « Il y a dans ce pays une immense tension. Personne n’a demandé, à part le Medef que la priorité soit de détruire le code du travail. Et c’est pour obéir au Medef qu’a été convoquée cette session extraordinaire » juge-t-il, en référence au Congrès.

« Nous ne sommes pas allés à Versailles, pas parce que c’est le président de la République qui prenait la parole (…) Nous n’y sommes pas allés parce que nous avons parfaitement compris le message : quand le président de la République parle, avant même que le Premier ministre ne l’ait fait lui-même devant l’Assemblée, c’est qu’il se passe quelque chose d’important dans l’ordre institutionnel. »

Comme le rappelle Jean-Luc Mélenchon, le discours de politique général du Premier ministre se termine, en effet, par un vote des députés. « C’est ce vote qui lui donne l’autorité d’être le Premier ministre » souligne le nouveau député. « Nous avons été placés dans une situation qui est celle de la monarchie (…) c’est le premier coup de force. »

« Deuxième coup de force : nous sommes convoqués en session extraordinaire pour voter qu’on va abroger le code du travail par ordonnances (…) On n’est pas en train de parler du code de la route ! On est en train de parler de plus de 150 ans de luttes sociales ! » a-t-il insisté.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris Gabriel Attal Meeting
8min

Politique

« Un an pour convaincre » : pour son premier grand meeting, Gabriel Attal mise sur « l’espoir » et joue sa différence avec Edouard Philippe

Devant 5.000 personnes réunies à Paris, Gabriel Attal a réussi sa première grande démonstration de force. Le candidat à la présidentielle entend dessiner un projet loin du « pessimisme » ambiant avec « quatre chantiers capitaux » : l’école, avec « moins de 20 élèves par classe » en primaire, les salaires, les frontières et l’intelligence artificielle, et « deux dettes à résorber », celle des finances publiques et du réchauffement climatique. Mais il n’oublie pas de se démarquer de son principal concurrent, un certain Edouard Philippe…

Le

France Vivendi Bollore
5min

Politique

Tribune anti-Bolloré :  Maxime Saada, patron de Canal + nie toute « liste noire »

Même si le président du directoire de Canal+ réfute toute « liste noir », il affirme que le groupe tiendra désormais compte de « la considération portée à Canal+ » dans ses choix de financement. Des propos qui ravivent les tensions avec une partie du monde du cinéma, mobilisée contre l’influence de Vincent Bolloré.

Le

Cour d appel et d ‘assises de Lyon
6min

Politique

Le procès « French Bukkake » aux assises : « Le but est de reconnaître toute la dimension criminelle de l’industrie pornographique », se félicite Laurence Rossignol

Le premier grand procès de l’industrie pornographique se tiendra finalement devant les assises et non devant une cour criminelle départementale. Une victoire pour la cinquantaine de victimes de la plateforme French Bukkake. La chambre d’instruction de la cour d’appel de Paris a retenu le caractère sexiste et raciste des viols, tout comme l’avait relevé le rapport de la mission d’information du Sénat sur les dérives de l’industrie pornographique remis en 2022.

Le