Congrès : Mélenchon dénonce des « coups de force »
La France insoumise a décidé de boycotter le Congrès. « Nous avons été placés dans une situation qui est celle de la monarchie » affirme son leader. 

Congrès : Mélenchon dénonce des « coups de force »

La France insoumise a décidé de boycotter le Congrès. « Nous avons été placés dans une situation qui est celle de la monarchie » affirme son leader. 
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Des événements d’une exceptionnelle gravité politique sont en train de se dérouler » assure Jean-Luc Mélenchon, ce lundi, depuis la place de la République où il organisait une manifestation. « Il y a dans ce pays une immense tension. Personne n’a demandé, à part le Medef que la priorité soit de détruire le code du travail. Et c’est pour obéir au Medef qu’a été convoquée cette session extraordinaire » juge-t-il, en référence au Congrès.

« Nous ne sommes pas allés à Versailles, pas parce que c’est le président de la République qui prenait la parole (…) Nous n’y sommes pas allés parce que nous avons parfaitement compris le message : quand le président de la République parle, avant même que le Premier ministre ne l’ait fait lui-même devant l’Assemblée, c’est qu’il se passe quelque chose d’important dans l’ordre institutionnel. »

Comme le rappelle Jean-Luc Mélenchon, le discours de politique général du Premier ministre se termine, en effet, par un vote des députés. « C’est ce vote qui lui donne l’autorité d’être le Premier ministre » souligne le nouveau député. « Nous avons été placés dans une situation qui est celle de la monarchie (…) c’est le premier coup de force. »

« Deuxième coup de force : nous sommes convoqués en session extraordinaire pour voter qu’on va abroger le code du travail par ordonnances (…) On n’est pas en train de parler du code de la route ! On est en train de parler de plus de 150 ans de luttes sociales ! » a-t-il insisté.

Partager cet article

Dans la même thématique

Congrès : Mélenchon dénonce des « coups de force »
4min

Politique

Travail le 1er mai : « Nous allons trouver une solution négociée, sécurisante et pragmatique », promet Sébastien Lecornu face à la gronde des sénateurs

Lors des questions d’actualité au gouvernement, Sébastien Lecornu a justifié l’abandon temporaire de la loi élargissant le travail le 1er mai par des exceptions trop nombreuses, allant « bien au-delà » des boulangeries artisanales et des fleuristes. De quoi agacer les sénateurs de la droite et du centre, à l’origine du texte adopté en premier lecture en juillet 2025, jugeant que le gouvernement s’y est pris trop tard.

Le